J. DE GIGORD, ÉDITEUR MUE CASSETTE
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Quatre éditions des deux premiers volumes de cet ouvrage, répandues dans le public avant même que j'aie pu faire paraître le troisième, montrent assez combien les âmes ont besoin de Dieu et de la Religion. Les événements y aident. On dirait que Dieu les a chargés de faire eux-mêm,es l'apologie du Christianisme, et d'établir, d'une façon éclatante, la vérité de chacun de ses dogmes. En ce moment, ils mettent en lumière le plus méconnu de tous, le dogme de la Chute. Le reste ira tout seul après. Quand on aura vu, à n'en pouvoir douter, que le mal est dans l'homme, il faudra bien se demander d'où il vient et quel en est le remède. On rira des folles utopies du xviii6 siècle, qui s'imaginait que l'homme naît bon, et de l'inexpérience naïve du xixe, qui en conséquence enlevait tous les freins, déliait toutes les langues, armait tous les bras. Qu'est- il étonnant si la société chancelle? Elle porte à faux. Le dogme de la Chute, retrouvé dans les décombres sociales, conduira à celui de la Rédemption, même dans
V ordre temporel; el, sur ces deux bases nécessaires, on relèvera tout l'édifice. L'heure approche où brillera, en traits de feu, la dernière parole de Chateaubriand mourant : Jésus- Christ seul sauvera la
SOCIÉTÉ MODERNE. VOILA MON DlEU ! VOILA MON Roi !
Orléans, le 21 novembre i877.