‹ Le Christianisme et ses origines (volume 3)Chapitre 2 sur 107 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

mier dans la Meviie des Deux Mondes (1" avrillSSl); les deux autres dans la Nouvelle Revue [i"'' décembre 1881, etc., et 15 juillet 1882). Le premier, qui touchait à la personne même de Jésus, a excité naturellement plus d'attention et d'opposition. M. l'abbé Augustin Lémann l'a combattu dans un écrit intitulé: le Christ rejeté (Paris, LecolTre, 1881). M. l'abbé Chapon y a répondu à son tour par deux articles très étendus dans le C orrespondant (25 juillet et 10 août 1881). Enfin, Mgr l'évoque d'Aulun (Adulphe Perraud , aujourd'hui de l'Académie française) a adressé à M. l'abbé Lémann une lettre de quelques pages, où, sans daigner s'arrêter aux discussions de détail, il oppose en général à toutes les objections le rtiiracle de l'établissement et de la grandeur du christianisme. Il signale aussi et il loue dans une note finale le travail de M. l'abbé Chapon, qui n'avait paru que depuis que son écrit était achevé *. Je voudrais revenir un moment sur mon troisième

1. La critique iiitransigeante et les services rjiielle rend à la science npoloyétique, lettre à M. l'abbé Augustin Lémann, Autun, 1881 (et Paris, librairie Gervais). Dans cet écrit, M. Perraud me fait l'honneur de m'adresser un argument ad hominem que voici : « Telles sont, mon cher abbé, les réflexions que m'a suggérées votre réponse au triste travail de M. Hav(it ; . . . triste et très triste, parce qu'il est l'œuvre d'un vieillard, et comme le dernier mot d'une vie qui sera bientôt mise en face de lapleine et inexorable lumière de V éternité. y> Je n'avais pas besoin de cet avertissement; je me rends parfaitement compte de mon âge et de ce qu'il m'annonce ; mais je ne vois pas de raison de m'efîrayer pour cela plus que Mgr l'évêque d'Autun ne s'efl'ra3era lui-môme, je Tespère, quand il sera vieux à son tour.

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