C'est-à-dire la Révélation
î. J'ajoute que des calendriers grecs mentionnent Antipas, celui dont U est parlé au verset ii, 13, comme ayant été martyr pendant la persécution de Domitien (Voir le commenuire de RosenmiUler).
On y voit en Asie sept Églises constituées, chacune avec son esprit particulier. Elles sont éprouvées à la fois par la persécution et par Thérésie. Elles ont des conresseurs et des martyrs; or, avant Domitien, il rie parait pas qu'il y ait rien eu de semblable en dehors de Rome, et, à Rome même, on ne peut guère appeler ainsi les chrétiens qu'on massacra parce qu'on les accusait de l'incendie qui eut lieu sous Néron. Le mot même de [jt.apTup, témoin, pris dans le sens où il nous a donné celui de martyr, ne se trouve, en dehors de VApocabjpse, que dans les Actes^ livre également très moderne. D'un autre côté, c'est aussi dans VApocalypse qu'il commence à être parlé de sectes distinctes et portant un nom, comme celle des nicolaïtes*. C'est la première fois, à ce qu'il semble, que la société chrétienne rejette de son sein les « faibles » et les « non croyants» (xxi, 8), les uns qui refusent de souffrir pour elle, les autres qui n'obéissent pas à ses instructions.
Il est dit au verset 1,10, que Jean (quel que soit ce Jean) a eu la vision qui fait le sujet de V Apocalypse «au jour du Seigneur », evTfj xupiaKLîj il)iJLépa. Celle locution ne se trouve nulle part ailleurs dans le Nouveau^ Testctment. Paul n'avait certainement pas l'idée qu'elle représente, car autrement il s'en serait servi au verset XVI, 2 de la première Lettre à ceux de Corinthe. C'est encore le signe d'une date récente, et un signe plus important peut-être, je l'expliquerai tout à l'heure, qu'on ne le croirait au premier abord,