E 4.A'«, TE
Son oncle désapprouveroit formellement une pareille entreprise. ...:., D'ailleurs , rhonnêtchomme obéit aux \^\iL \ toutes cruelles qu elles
tizedbyGoOgle^
■ ( 5) sont ; il respecte Tordre public et Tautoritc patcrjîcllc , jusqucs dans Tinhumain qui en abuse.
Elle ne vous a point dit la- vingtième partie de ce qu'elle a à souffrir; s'il est grossier devant le inonde , il est insupportable et féroce en particulier ;. il ne craint point de profaner , par les jure^ mens les plus effroyables , les oreilles timides et chastes de sa fille , qui est une colombe pour la çiouceur , et un ange pour rinnocence,
Hélas!
Caroline.
Je ne regrette que ma maîtresse. . • . Je ne sui$ restée si long-tems dans cet ennuyeux château» qu'à cause d'elle. ;
Je le sais.
Car o l i n e.
JusquHci vaincue par ses prières ; j'ai combattu..^ Et qui résisteroit à ses larmes ? . . . Mais enfin j ai dû sortir*
Tu es bien sûre quelle m'aime?
AS
CTarolïne,
- Vous êtes bien peu pénétrant , ou bien exigeant , si vous en doutez. 4 . • Elle vaus ptéfcre à tous ceux ^d'elle a vus.^ .. r. Elle prononce fréqAiemmtfnt vetre nom* . ^. Ne manquez |pas de vous rendre, aujourd'hui au château, . . «t de bonac heure.
£ il A * t Ë.
Hélas ! llntérct dû si ses malheurs m'avoît déjà favoratylcment disposé pour elle. ... Je les avoîs appris par la voix publique. Un jour que le père étoit allé faire une cotlptf de bois autour de son parc i j'entrai pour mieux m assurer de don état » et je la trouvai pleine dç grâces , d*esprit , de sagesse i do modestie et d'une figure qui annonçoit Fâïrie la plus co-utâgcuse et la plus élevée.
' Caroline.
Ah ! monsieur , que seroit<e donc , si le chagrin qu elle ne peut vaincre , n altéroit pas sa beauté? . , . . . Vingt fois elle m'a parlé de cette première entrevue. .»«,., nbais ce vilain marquis qui Tobsède toujours»
Je ne lui fais pas Thonncur de le redouter.
Mais , prenez-y gatdc ; ai U Baron 6iit un choix
3g le
il)
parlui-iDêm^, ce ne icxjk qut d'un Homme élevé dans 5es principes ; or , ce marquis , vieux ^ débauché , qui parie san^ ee*sc: D»al dc^ femmes , pa^ roît lui convenir.
Seroit-il possible ? . . , Tu m'aUaunes.
Je >ous le répète # enlevez-là, monsieur, en* Icvcz-là , je vous en spppKe. . . .
Mais tu extravaigues , Caroline.
Vous ferez une action charitable , et dontlout le monde vous remerciera.
Eraste.
Je ne puis rien oser > parce qu on ne verrou que faction criminelle , et nonlestBOtifs qui pourroient l'excuser. . . . Puis , les Igix quil faut respecter !
Caroline.
Les loîx doivent'^clles éterniser notre infortune? Je ne serois pas embarrassée , moi , de prouver de-» vant les tnbunauat que cela dcvicndroit urès-lcp-
Digitiz^d by VjOOQ IC
tîmc ; car il y va de 3a vie „ monsieur ; j'en suis sûre,
Er ASTE,
Tu me déchires Tame,
Et pourquoi «donc ne pas permettre à une femme de plaider une bonne fois une pareille cause et ^ui rintéressç de si près , 1| en présence des magistrats assemblés ? On entei;idroit des raisons nou-r velles , et que tous vos avocats n'ont jamais entrevues ; car ils ne sont pas nous,
Hélas!
Caroline,
^ Vous soupirez. , . . grande ressource ! ♦ , . Elle < se consume ; elle périt.
Et OÙ est-il^ son bourreau ?
Caroline»*
Il est dans Ifcs çh^ipps ; en giiêtres ; la carnaçière sur le dos , faisant enrager ses voisins et toutes les* bêtes du canton , mais je Tentends. . . .
c'est lui; .'.:. le terrible homme! . .'. , mon
fang se glace, , , , çaçbei'inoi'bien. . , , '
E ïi A s 1 e'.
Personne ne te verra , passe par ici. . . ( Caroline tntn dans un\fidbtnet. ) Quel supplice que d'avoir à V cacher le sentiment pénible que m'inspire sa pré^ sence,