LE BARON , THIBAUT, LES ARBALETRIERS
Thibaut', s approchant e?ivironné des arbalétriers , smclmant,
IViOnsieur le baron. . .
Le Bar on.
Qu est-ce ? . . , qu'entends-je-là. . . hem ! . . . j^
croia
( 65 ) crois que sans vous abaisser , vous pouvex me donner du monseigneur.
Thibaut.
Monseigneur.
Le Baron.
Parlez plus haut.
Monseigneur , vos très-humbles vassaux , tous réunis en corps. . . .
Le Baron.
Fort bien. . . . mes très-humbles vassaux ....
continuez.
Thibaut.
Viennent très-respectueusement. . . .
A merveille ! . . ,
Thibaut.
Suivant un usage très -anciennement établi , vous présenter , pour la centenaire, une bourse dccniquante louis.
Le Baron.
J'aime cette harangue-là , allez et buvez à ma santé. (// ne leur donne rien.)
Thibaut.
Monseigneur. E
Eh bien ?
Nous espérons que vous ne nous refuserez pas»
Le Baron.
Ma protection. . . Je vous l'accorde. . . je parlerai à 1 intendant. . . .
U N P A Y s A N , à part.
Bah ! l'intendant ! ils s'entendent comme larrons en foire.
Le B a r o n.
Alle2 travailler... vous n'avez plus , je crois , d'offrandes à me faire ?
Thibaut.
Monseigneur , nous espérions que vous daigneriez vous conformer à l'usage. ...
Le Baron.
Et quel. est cet usage ?
Thibaut.
C'est que le seigneur nous rend les cinciuantc louis , et y en ajoute cinquante autres de sa bourse.
Le Baron.
Morbleu ' . . . , c'est là un abus. ... un abus énorme. . . et je le réforme.
( 67 ) Thibaut, Tous vos voisins et devanciers l'ont suivi.
Le Baron.
Oh ! mes voisins sont des gens inimitables !
Thibaut, à pari.
Fi , le vilain seigneur que nous avoils-là. * . . Allons-nous-en. ( Constance est en dedans la foule et reste sur la sccne. ) Tiens , Mathurin , il ne déliera jamais les cordons de sa bourse , même pour sa /ille ; il ne la mariera point , et sais-tu pourqu,oi? parce qu'il faudroit lui donner une dot.
Un Arbalétrier.
Eh bien ! elle feroit à merveille de se marier elle-mcmc.