acte ni. sce::e il
PHÈDRE
Quoique Scythe -et barbare, elle a pourtant aimé*
ŒNONE
Il a pour tout le sexe une haine fatale.
PHÈDRE
Je ne me verrai *point préférer de rivale. *1 f ô Enfin tous tes conseils ne sont plus de saigng. s
Sers ma foreur, Œnone, et non point ma raison.
Il oppose à l'amour un cœur inaccessible :
Cherchons pour l'attaquer quelque endroit plus sensible.
Les charmes d'un empire ont paru le toucher ;
Athènes l'attiroit, il n'a pu s'en cacher; .'-
Déjà de ses vaisseaux la pointe étoit tournée,
Et la voile flottoit aux vents abandonnée.
Va trouver de ma part ce jeune ambitieux,
Œnonë ; fais briller la couronne à ses yeux.
Qu'il mette sur son front le sacré diadème ; -
Je ne veux que l'honneur de l'attacher moi-même.
Cédons-lui ce pouvoir que je ne puis garder.
Il instruira mon fils dans l'art de commander ;
Peut-être il voudra bien lui tenir lien de père.
Je mets sous son pouvoir et le fils et la mère.
Pour le fléchir enfin tente tous les moyens ;
Tes discours trouveront plus d'accès que les miens.
Presse, pleure, gémis* ; plains-lui Phèdre mourante ;
Ne rougis point de prendre une voix suppliante.
Je Savourai de tout ; je n'espère qu'en toi.
Va : j'attends ton retour pour disposer de moi.