ACTE m, SGEHB I
MRIUS.
De grâce, modérez an tel emportement : Votre père n'a fait qu'en perler simplement.
On n'exécute pas tout ce qui se propose ; Et le chemin est long du projet à la chose
dams. 4 D faut que de ce fat j'arrête les complets^ Et qu'à l'oreille un peu je lui dise deux mots.
DORINE
Ah 1 tout doux ! envers lui , comme envers votre père, : ■
Laissez agir les soins de votre beUe-mère.
Sur l'esprit de Tartuffe elle a quelque crédit ;
U se rend complaisant h tout ce qu'elle dit,
Et pourrait bien avoir douceur de cœur pour elle.
Plût à Dieu qu'il fût vrai! la chose serait belle.
Enfin, votre intérêt l'oblige à le mander :
Sur l'hymen qui vous trouble elle veut le sonder,
Savoir ses sentîmeus, et lui faire connoltre
Quels fâcheux démêlés il pourra faire naître,
S'il faut qu'à ce dessein il prête quelque espoir.
Son valet dit qu'il prie, et je n'ai pu le voir ;
Mais ce valet m'a dit qu'il s'en alloit descendre.
Sortez donc, je vous prie, et me laissez l'attendre.
DAMIS
Je puis être présent à tout cet entretien.
donne.
Point. 11 faut qu'ils soient seuls.
< DAMIS
Je ne lui dirai rien,
DORINE
Vous vous moquez : on sait vos transports ordinaires, Et c'est le vrai moyen de gâter les affaires. Sorte*.
DAMIS
Von; je veux voir, sans me mettre en courroux.
DORINE
Que vous êtes fâcheux! Il vient. Retirez-vous.
ptmi« n se cacher dan» un cabinet- qui est au fond «lu théâtre >•
40 L& TARTOFSB. A
î SCÈNE H, — TARTUFFE, DORISE •
TARTUFFE, parlant haut à ion valet, qui est daos la mai«MQ dès qu'il aperçoit Doriae.
Laurent, serrei ma haire avec ma discipline* Et priez que toujours le ciel vous illumine.
Si l'on vient pour me voir, je Vais aux prisonniers Des aumônes 4tie j'ai partager le» deniers.
DORINE, à part
Que d'affectation et de forfanterie I
Que voulez- tousÏ
DOROtt.
Vous.direi...
tartuffe, tirant un mouchoir de aiLnecto»
Ahl mon Dieu ! je tous pria Avant que de parler, prenez-moi ce xooucliok.
Gomment!
Couvrez ce sein que je ne saurpis voir.
Par de pareils objets les âmes sont blessées, Et cela fiait venir de coupables pensées.
DORiNK,
Vous êtes donc bien tendra à Ja,tenlation # Et la chair sur vos sens fait grande impression! Certes, je ne sais pas quelle chaleur vous monté : , Mais à convoiter, moi, je ne suis point si prompte, Et je vous verrons nu, du haut jusques en bas, Que toute votre peau ne me tenty roit pas.
Mettez dans vos discours un peu de , modestie, , On je vais sur-le-champ vous quitter là partie.