GEOLOGIE PROFONDE DU GLOBE TERRESTRE. Î2I
la série îles roclies que nous montre son écorce; si, en d'aulrcs termes, les masses encore limites de notre planète doivent se [jonixéter avec les caractères de composition et avec les situations relatives que nous trouvons à leurs analogues dans le globe méléoritiquc, il doit être possible de contrôler la présence ou l'absence du fer métallique dans les régions centrales do la terre.
Densité totale de la terre. — Un premier argument favorable à la présence du métal est tiré de la densité de la terre, si notablement supérieure à celle que permettraient de lui assigner les roches que nous connaissons : cette forte densité (S. îi} serait naturelle pour un globe dont le centre serait de fer massif.
Magnétisme terrestre. — Un deuxième ordre de faits, concordants avec le précédent, est relatif au magnétisme terrestre. Cldadni en expliquait les phénomènes par la supposition d'une musse centrale de fer métallique; mais depuis on a généralement renoncé à cette manière de voir pour se ranger à la belle théorie d'Ampère.
Cependant il faut bien remarquer que les raisons donton s'est prévalu contre le physicien de Wittenberg nesont point suffisantes. Il semblait que la liante température des régions profondes du globe fèt incompatible avec la manifestation des phénomènes ma-
■ni GEOLOGIE COMPARÉE.
gnétiqiies. Or , par de trùs iiilûi'ossïintcs expériences, M. Trêve a montré comment on peut aimanter la fonte alors qu'elle est en pleine fusion '; nous pensons que relativement au magnétisme terrestre les idées de Cliladni et celles d'Ampère devront être simultanément adoptées et combinées entre elles.
Découverte du fer métallique dans les roches profondes. — Eidin, une série d'arguments encore plus probants en faveur de l'existence d'un noyau métallique au centre du globe est fournie par la découverte du fer libre dans certaines roches profondes.
Ainsi, M. Andrews a publié en 1832 5 une méthode au moyen de laquelle il a reconnu l'existence du fer libre dans les radies volcaniques de la Cliaussée-des-Géants et de plusieurs autres localités. Plus lard, par un procédé différent, M. Sterry Hunt a trouvé le fer libre dans certaines roches des États-Unis 3 ; et nous-inôme, grâce à un troisième mode opératoire, nous on avons décelé dans plusieurs basaltes, dans des dolentes et dans d'autres roches volcaniques *.
M. de Engclhardt assure, de son coté 5 , que le
' Pof^Loffj annah,, 1. LXXXV11I, p. 321.
i fiWÎMn'j a m,r,w Jaaml tfsâmctl W 4' <i,\e.
• Doiagtdu fi-r ah-krlc ,!uas m.':,-',, rUri. CojmoiOu 13 nov. I8<i!).
[ Rtîtt nath lirai, vom G. Iloit.
ijl'J 1-20 J E;
GEOLOGIE P BOFONDE DU GLOBE TERRESTRE- 2ÏÏ
piatine est parfois accompagné de fer natif provenant évidemment de très grandes profondeurs, et l'on sait que dans l'Oural le platine possède souvent des propriétés magnétiques qui lui sont communiquées par les t) ou 10 centièmes de fer auquel il est allié.
Lo dernier fait sur lequel nous appellerons l'attention , c'est la lumière que l'élude des météorites est de nature à jeter sur le mode de solidilication du globe terrestre.
Opinions diverses des géologues à cel égard. — Parmi les géologues, aujourd'hui en immense majorité, qui admettent la chaleur d'origine du globe terrestre, il s'est formé deux écoles sur le point de savoir de quelle manière le refroidissement et la solidification, qui en est la suite, se sont opérés.
A l'exemple de Poisson, les uns, s'appuyant sur les travaux récents de MM. Hopkins, Fairbairn , Tyndall, etc., veulent que cette solidification soit partie du centre et ait progressivement gagné la surface ; parmi eux est M. Stcrry Hunt, qui s'est signalé par la force de ses arguments '.
' On tla ckrm'ulry vf ihc /irimefn! Eaflh; conférence faite à l'iiislilution rople le 31 mars 1807.
Les autres, et de beaucoup les plus nombreux, admettent l'hypothèse inverse, suivant laquelle le globe comporte une mince croûte solide, reposant sur un noyau interne liquide ou pâteux. C'est l'opinion que nous avons admise plus haut.
Des deux parts, les raisonnements sont nombreux et les avocats éloquents; mais il faut reconnaître qu'on ne trouve pas plus d'un coté que de l'autre d'argument véritablement dccisîT, et qu'opter entre les deux écoles reste à peu près une affaire de sentiment. Or, tandis que l'étude do la terre ne parait pas, quels que soient nos efforts, de nature à nous fournir de faits positifs quant ù l'important sujet qui nous occupe, l'examen des météorites semble devoir au contraire répandre la plus vive clarté sur celte question fondamentale.
Mode de solidification du globe méléoritique. — En effet, les météorites nous ont donné plus haut le moyen de découvrir la nature des actions qui se sont développées dans l'intérieur d'un astre analogue à la terre , et nous sommes autorisés à étendre a celle-ci les faits que le globe sidéral nous révèle. Or, dans ce globe la solidification s'est-elle opérée à partir du centre ou à partir de la surface?
Ici, plus de place aux hypothèses; la question est réduite à une observation pure et simple, car il suf-
GEOLOGIE PHOFOKDE DU GLOBE TERRESTRE. 1%>
fit de voir si les météorites les plus denses, c'est-àdire les fers, se sont solidifiées avant ou après les météorites les moins denses, c'est-à-dire les pierres.
Eh bien, l'étude des météorites nous a montré que les fers éruplifs, tels que ceux de Deesa et d'ilemalga, empâtent fréquemment des fragments pierreux ; tandis que les pierres éruptives, comme celles de Cliantonnayet de Pultusk, n'empâtent jamais de fragments métalliques. C'est-à-dire que le ferétaitencore liquide ou pâteux quand la pierre était déjà complètement solidifiée.
Donc, dans le globe, dont les météorites sont les débris, la solidification s'est manifestement étendue de la surface vers le centre, et l'on peut dire que les roclies méléoritiques métalliques sont géologiquement plus récentes que les masses lillioïdes qui leur étaient superposées et qu'elles ont parfois métamorpliisées.
Conséquence pour le globe terrestre. — Appliquant au globe terrestre cette conclusion, qui parait inattaquable , nous sommes donc autorisés par les faits, à dire qu'ici également la solidification a procédé de la surface vers le centre, et c'est le premier argument non hypothétique qui ait été opposé jusqu'ici à la manière de voir de Poisson.
I1ÉSUMÉ DË CE CHAPITRE.
Les exemples qui viennent d'être cités suffiront, pensons-nous, pour montrer comment la géologie profonde du globe se trouve éclairée d'un jour aussi vif qu'inattendu par l'étude des pierres qui nous arrivent des profondeurs du ciei. Déjà, nous avons une idée de la structure interne de notre planète; de la nature des actions qui se manifestent à sa surface par les volcans et les éruptions de roches; enfin, do la manière dont le globe s'est formé et dont il se refroidit encore aujourd'hui.
Car, tous les faits relatés précédemment concourent à nous montrer dans ce globe le résultat d'une immense seorification, ou, comme l'a si heureusement dit M. Élie de lîeaumont, d'une coupellatiou naturelle '.
On peut supposer qu'à l'origine , en vertu d'un phénomène du genre de celui que M. Henri Sainte- Claire Deville a étudié sous le nom de dissociation et dont la cause tenait sans doute à l'énorme chaleur d'alors, tous les corps simples se trouvaient en con-
1 Bail nia de la Société gêvkgifuê dt fraacr, 1* série, 1. IV, j>. 13Ï0.
GÉOLOGIE PROFONDE DU CLOUE T E il IlESTH E. 27?
tact, à l'étal de mélange, sans pouvoir contracter (le combinaisons mutuelles : la force d'affinité chimique, incompatible avec celte température excessive n'existait point encore.
Le refroissement suivant son cours, ies diverses combinaisons connues se produisirent, et la scorification ayant lieu, il se forma à la partie externe de la masse une croûte sïlicatéo. L'hydrogène brûlé donna naissance à l'eau des mers. Celte eau, venant baigner les roches primitives dut, concurremment avec la haute température et la pression énorme qui s'exerçaient alors, faire subira ces roches des actions analogucsà celle qu'on produitdans l'eau suréchauffée; et c'est ainsi peut-être qu'ont pris naissance les laves, puis les roches feldspathiqucs telles que le gneiss et le granité. Les terrains stratifiés ont pu alors se déposer par des procédés tout différents.
J'ai maintenant rempli le cadre que je m'étais tracé, celui dans lequel l'état de nos connaissances veut que nous nous renfermions.
Assez étendu (lotir constituer un nouveau département de la science, i! est étroit pour notre curiosité. Mais la géologie comparée n'est sans doule encore qu'au début de la carrière qu'elle est appelée à parcourir.
Soumise dans ses développements à la même lui que la géologie proprement dite, si elle s'arrête |K3ur le moment en deçà des limites atteintes parcelleci, c'est la conséquence naturelle de sa nouveauté. Cet arrêt n'est qu'une station. La voiei parvenue en un Heu d'étape, et non pas au terme de son histoire.
Jusqu'ici le niveau auquel elle s'est élevée ne dépasse pas les données inorganiques. La partie biologique de la géologie terrestre, c'est-à-dire In paléontologie, reste pour nous unique en son genre et
730 C0KCLUS10H.
dépourvue encore de terme de comparaison. Mats comme, en réalité, rien n'est unique dans la nature, sinon la nature elle-même, la seule question possible est de savoir si destermes de comparaison, qui existent certainement quoique nous les ignorions, viendront ou ne viendront pas a notre connaissance.
L'examen de cette question serait parfaitement oiseux. Mais, supposant qu'une solution affirmative lui soit réservée , il est permis de se rendre compte de la portée qu'aurait cette réponse.
En géologie comparée, comme en toute étude comparative, les termes confrontés ensemble s'éclairent d'une lumière réciproque. Pour un moment, considérons seulement celle que projettent sur les problèmes de la géologie du globe les notions acquises de géologie extra -terrestre. Nous voyons que leur caractère constant et commun est de résoudre ou au moins d'élucider des questions de géologie terrestre dont la solution dépasse absolument la portée des données fournies par l'histoire de la terre ; si bien qu'en possession de ces seules données, on a pu les poser et les agiter sans leur faire faire un pas.
A moins donc, que, dans le passage do l'inorganique à l'organisé , la géologie comparée perde un de ses caractères essentiels, ce que rien ne fait prévoir, il suit de là que si ce passage doit avoir lieu,
CONCLUSION. Jll
si celle nouvelle Géologie doit s'étendre sur le terrain de la paléontologie, cette extension aura un double résultat : outre que nous lui devrons des notions positives sur les formes que la vie revêt hors de notre planète, elle nous permettra d'aborder avec succès des problèmes biologiques particuliers aux êtres qui vivent sur la terre et que l'étude de ceux-ci ne nous donne aucun moyen de résoudre.
Dans son savant Rapport sur les progrès îles sciences zoologinues en France, M. Milne Edwards, amené par son sujet en présence du problème des origines de la vie sur le globe, en vient à faire la supposition suivante : a Serait-ce, écrit-il en passant dans quelque couebe particulière de la matière impondérable dont les espaces célestes paraissent être chargés, que notre planète aurait rencontré l'agent susceptible d'imprimer ce mouvement particulier aux substances organisâmes , ou faut-il attribuer ce phénomène à une action créatrice d'un autre ordre ? »
Avant M. Milne Edwards, un autre membre de l'Académie des sciences, M. Ch. Naudin, donnant son opinion sur le débat qui passionnait alors les naturalistes, avait opposé à l'hypothèse d'une organisation spontanée de la matière celle d'une origine
' Loi. cit., p. iO, lflCl.
cosmique des espèces primordiales soit végétales, soit animales.
Il importe de dire que ces conjectures ont été formulées, bien moins dans l'espoir de faire faire par leur moyen aucun pas véritable à la question qu'elles concernent, que dans le but de montrer par la réduction à une hypothèse invérifiable que cette question dépassait les pouvoirs de la science et ne pouvait être utilement agitée. C'est ce que dit formellement M. Milne Edwards. Aussi la seule chose que par ces citations on veuille mettre en évidence, c'est l'accord do deux esprits émincnls à cantonner dans un domaine qui est aujourd'hui celui de la Géologie comparée les éléments de solution d'un problème terrestre que la terre ne donne aucun moyen de traîtor ' .
.Mais les y reléguer n'est plus nécessairement les mettre hors de notre portée. Dussions-nous en effet les posséder un jour, ce no serait qu'un pas inespéré ajouté à tant d'autres pas imprévus, à celui par exemple qui a été fait, contre toute vraisem-
1 Au moment où nom eorrigeoni ks épreuies Je eus pages, nous voyous pur les journaux d'outre-tnantlic qu'un savant célèbre de l'Angleterre, M. William Tbomioii.Jaiis ion discours présiJ en lie I lui Edimbourg de-
leiuent en faveur Je la posiiliilitù J'uiii- ciris;i m- l'ili'j- 1er retire de la vie. (V. pur exemple le journal ffitore du 3 août 187 1 , p. SGD-ÎTO.)
hlanco , lorsque, sans qu'aucun phénomène nouveau ail été observé, et sans que les pouvoirs (le l'homme se soient accrus en aucune façon, la science s'est vue, grâce aux météorites qu'elle avait toujours eues sous la main, en mesure d'étudier la substance du ciel de la même manière et parles mêmes procédés qu'elle étudie l'éeoree terrestre.
Si la paléontologie n'est pas fermée à la Géologie comparée, il se peut que celle-ci n'y trouve pas encore le terme de ses agrandissements. Ce n'est que récemment en effet que la géologie terrestre a donné la main à l'anthropologie. La terre, qui ne se suffit à elle-même d'aucune façon, ni sous le rapport dynamique ni sous le rapport matériel, ni au mode inorganique ni au mode organique , la terre se suffit-elle dans udc sphère plus élevée encore que celles-là ; et ne reçoit-elle, à cette hauteur, aucun tribut, nulle assistance? Le sentiment universel du genre humain affirme éncrgifjuemcnt le contraire. Il se peut donc que par la suite la géologie comparée, s'exhaussant jusqu'au rang conquis par la géologie descriptive, jette , sur des problèmes anthropologiques plus élevés que les problèmes du même genre abordés avec tant de puissance et d'éclat par celte dernière , des lumières plus éclatantes encore et plus inespérées.
Mais si ceux qui veulent, devançant les faits, pra-
tiquer des trouées sur l'horizon de la science, n'ont pas toujours le sort malheureux de quiconque prétend au contraire lui imposer des limites, cependant le succès ne récompense pas assez fréquemment leur hardiesse pour nous engager à suivre leur exemple. Notre excuse pour être venu jusqu'ici est que d'une part l'analogie, une analogie étroite, nous y a conduit presque invinciblement, et que d'autre part il est vraiment impossible d'admettre que dans une science aussi jeune que celle qui nous occupe le progrés réalisé d'hier soit tout près d'être le dernier progrès réalisable. Or, la géologie comparée ne pourra s'avancer bien au delà du point déjà atteint par elle sans pénétrer dans les régions que nous venons d'entrevoir.
Arrêtons-nous donc, mais non pas avant d'avoir renoué la fin de ce livre à sou commencement , afin de dissiper l'équivoque à laquelle pourrait prêter la pensée par laquelle il s'ouvre.
Il est dit au début des Considérations préliminaires, que le ciel s'est trouvé accessible par des moyens tout autres que ceux sur lesquels les hommes avaient compté, et que les modernes y ont trouvé autre chose que ce que nos ancêtres y avaient cherché.
Nous n'avons rien à retrancher de ces affirmations;
mais si on croyait pouvoir en inférer qu'à noire avis le sentiment religieux nous trompe et que son objet est illusoire, on se méprendrait absolument sur notre pensée.
Le ciel religieux et le ciel astronomique ne se limitent point l'un l'autre. L'empyrée peut multiplier indéfiniment ses populations d'univers et indéfiniment reculer ses limites sans que la solitude se fasse dans le monde moral et sans que ses frontières en soient aucunement rclrécies. Les progrès de l'optique n'ébranlent point l'autorité de la conscience. Par ce que , grâce au don gratuit de l'étincelle de raison qui brille en lui , l'homme commence à se rendre compte du monde physique où il n'apparaissait d'abord que comme un point dans la vaste mer, et parce que cet atome commence déjà à se faire obéir de cet océan; la croyance universelle du genre humain dans la divinité de l'Esprit et dans la soumission du visible à l'invisible n'est pas infirmée : tout au contraire. Enfin, parce que le phénomène , ce qui passe , ce qui, astre ou monade, n'occupe qu'un point du temps et de l'espace, aura été plus on moins imparfaitement inventorié et plus ou moins complètement analysé, le fini, le contingent et le relatif ne cesseront pas de supposer et d'attester l'Être indépen-
COSCLUS10N. Sîï
(anée de l'esprit a des vérités évidentes par ellesmêmes, et tout cet appareil de démonstrations dont elle est fière à si bon droit a sa justification dans ce qui ne se démontre pas, dans les axiomes. Ajoutons que la part de l'intuition dans les découvertes, plus grande qu'on ne croit et moindre qu'elle no pourrait être, établit un rapport de plus, quant aux moyens , rapport profond, entre la religion et la science. Enfin, celle-ci ne va jamais loin dans aucune direction, sans aboutir à celle-là, qui en effet l'enveloppe de toutes parts, comme nous entoure l'océan, que nous finissons toujours par rencontrer de quelque côté que nous dirigions nos pas. Il est donc évident que les grandes preuves de compétence données par les facultés de l'esprit qui trouvent à s'exercer dans les sciences ne diminuent en rien l'autorité de ce qu'on nomme le sentiment religieux, de ce que j'appellerai l'instinct religieux de l'humanité. C'est par lui en effet que l'homme a été mis de plein saut en possession de vérités supérieures dont la privation eût entraîné la mort de l'âme, aussi sûrement que la mort totale résulterait de l'absence de ce minimum de science infuse qui constitue l'instinct proprement dit.
Concluons :
1° Les sciences physiques ont autorité pour contrôler, rectifier, remplacer les formes dont l'imagination populaire et l'esprit systématique ont enveloppé tes vérités religieuses fondamentales; mais comme leurs progrès se résument dans une extension donnée aux causes secondes, ces progrès ne sauraient dans aucun cas altérer l'essence de ces vérités fondamentales.
2° Un jour arrivera que l'instinct religieux, qui est un fait, deviendra l'objet des recherches d'une science plus avancée que la nôtre et mûre enfin pour l'étude de ce qui dans l'homme est l'homme môme. Quel accroissement de pouvoir l'homme retirera-t-ïl de cette investigation? On ne saurait s'en faire qu'une idée très-vague, mais on s'en fait une idée très-haute quand on sait quels trésors sans prix la science tire des moindres sujets de recherches et quand on fait attention que celui-ci est le plus sublime de ceux qu'elle pniss^hnril pp.