‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 121 sur 390 · VENUS · texte numérisé non relu

VENUS

Cette proximité tend à faire supposer que la planète a été formée sensiblement dans les mêmes conditions que la Terre, et, aux veux de quelques astronomes, cela suffirait à expliquer la presque identité des deux globes, puisque le diamètre de Vénus n’a que 39 kilomètres de moins que celui de la Terre.

La différence entre les conditions existant à la surface des deux planètes dépendra donc de l'inégale distance au Soleil etde l’inégale durée dela rotation qui constitue le « jour de Vénus ».

Sur le premier point, Vénus est beaucoup plus près du Soleil que nous; elle en est plus rapprochée de 40 millions de kilomètres. Il en résulte que la chaleur reçue par la planète doit être troisfois plus considérable que celle reçue par notre globe. Aussi une évaporation abondante doit-elle étre la conséquence de cet état de choses, qui comporte également une température moyenne très élevée : probablement 70 ou SÙ degrés. C'est pourquoi aussi nous n’apercevons de la planète que de larges taches grises, probablement la partie supérieure d’une couche de nuages épais qui l'entourent.

Étant données cette haute température et cette humidité, la vie, si elle y existe, doit se trouver dans les conditions où elle se développait sur la Terre à la fin de l’ère primaire, avec des végétations gigantesques et des fougères énormes. Cette couche de nuages qui enveloppe Vénus explique la puissance de son pouvoir réfléchissant (de son albedo, comme disent les astronomes), pouvoir 5 fois plus grand que celui de Mercure.

Mais, précisément, le manteau nuageux qui entoure la pla= nète a pour eflet de cacher aux regards des astronomes tous les accidents de sa surface : nous ignorons donc tout de la géographie de Vénus, et, par conséquent, nous sommes privés de tout point de repère pour pouvoir évaluer exactement la durée de sa rotation. Aussi, tout comme pour Mercure, la durée de la rotation de Vénus est-elle un problème encore non résolu.

D'une part, Schiaparelli avait déduit de ses observations, comme il l'avait fait pour Mercure, que la durée de la rotation de Vénus égale celle de sa translation (soit 225 j Jours), et que,

- par conséquent, la planète présente toujours la mème face aux

rayons du Soleil. Mais, d'autre part, l’astronome russe Belopolski, en appliquant la méthode de Doppler-Fizeau à la mesure de la vitesse radiale de l'équateur de Vénus, a trouvé que la planète devait effectuer sa rotation en vingt-quatre heures environ. Lequel des deux a raison?... adhuc sub judice lis est.

Ce qui est certain, c'est l'existence de l'atmosphère épaisse de Vénus : des mesures spectroscopiques faites sur le spectre d'absorption de cette atmo= sphère ont conduit à conclure que sa composition devait être comparable à celle de l'atmosphère qui entoure la Terre.

tral, mais plus lentement: et Si donc la rotation de la c'est lacombinaison de ces deux planète se fait en vingt-quamouvements qui nge la tre heures, la climatolozie doit durée « apparente l'année difiérer de la nôtre par des sur-Vénus. saisons qui restent sensible-

Vénus se trouve être l'astre du ment égales, à cause de la très ciel le plus rapproché de la Le DIAMÈTRE APPARENT du SOLEIL vu : 1° de la Terre (T): faible inclinaison probable de Terre (après la Lune, toutefois. 2° de Vénus (VI. - son axe.

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