STADES SUCCESSIFS
RÉGULIERE, avec condensation centrale, d'après HERSCHEL.
NÉBULEUSES de FORME
gines du système solaire. Tout d'abord, il constate que, encore que les orbites des planètes soient très différentes les unes des autres, elles ont cependant entre elles certaines relations qui peuvent nous donner des clartés sur leur origine.
C'est ainsi que toutes les planètes se meuvent autour du Soleil dans le même sens (dans le sens direct) et sur des orbites dont les plans sont peu différents les uns des autres; c'est ainsi que leurs satellites se meuvent autour des planètes dans le mème sens et presque dans le mème plan: c'est ainsi, enfin, que le Soleil, que les planètes et leurs satellites tournent sur eux-mêmes, chacun autour d'un axe à peu près perpendiculaire au plan de leurs orbites.
Une aussi remarquable concordance entre tous les mouvements des corps qui constituent le système solaire ne saurait être l'effet du hasard. D'ailleurs, on ne doit jamais, en matière scientifique, prononcer ce mot de « hasard » : dans l’admirable machine de l'Univers, où tout obéit aux imprescriptibles lois du nombre et du rythme, posées par une Volonté suprème au service d’une suprème Intelligence, il n'y a point de hasard. Ce que, dans notre ignorance, nous appelons le hasard, n'est que la résultante de toutes les forces inconnues qui fourmillent autour de nous, et dont nous ne soupçonnons encore, ni la manière d'agir, ni mème l'existence.
Donc, on ne peut attribuer à ce qu'on appelle improprement « le hasard » cette harmonie admirable du système solaire; et dès lors il faut qu'une cause générale ait été la déterminante unique de tous ces mouvements.
A l'époque où Laplace édifia son «système du monde », on ne connaissait que 42 mouvements, soit de révolution, soit de rotation de planètes et de leurs satellites : le grand astronome calcula la probabilité mathématique pour que tous ces mouvements fussent dus à une cause unique, et il trouva qu'il y avait quatre trillions à parier contre l'unité, que cette concordance des mouvements n'était pas due au hasard. Aujourd'hui que l’on connaît, entre Jupiter et Mars, non plus 4 petites planètes, mais plus de 900, qui toutes ont des mouvements dans le sens direct et des orbites peu inclinées sur le plan de l'écliptique, cette probabilité se trouve accrue dans des proportions telles que son énoncé en nombres défie les appellations arithmétiques. En outre, les orbites de toutes ces planètes sont, évidemment, des ellipses, mais des ellipses de très faibles excentrila plupart au-dessous de 0,2. ou
sans doute
cités,
de 0,3.
Quelle que soit la cause unique qui ait pu produire ou diriger ainsi les mouvements concordants de tous ces astres, Laplaci lait observer qu elle a dû nécessairement embrasser tous ces corps, et, étant donné les rmes distances qui les séparent, cause n'a pu être qu'un fluide d'un tendue,
L'étude des mou planètes du Système si lait n imène donc à penser que l’'atmo | Soleil, qui entourait cet astr( Si ndue, à l'origine, au delà de t les planetes et qu'elle s'est P. 1 COI trac- Hd DE tée jusqu'à ses dimensions p tes.
lers