Principe du réfracto-réflecteur
prisme, est striée de rares fines, obscures ou brillantes, dont chacune caractérise un corps simple et dont la présence permet également d’affirmer celle de ce corps simple dans la source
lumineuse que l'or
Nous avons donn. tails sur la spectroscopie astronomique au chapitre parlons du Soleil et à celui dans le cours duquel nous éti s étoiles : nous nous bornerons aissances sur la structure des astres, Soleil, étoiles, né planètes, sont dues à la spectroscopie, et surtout à la s hotographie, qui permet, en photographiant sur une pla nsible le spectre des astres observés, de pouvoir ensuit lier les raies à loisir sur les
ici à dire que toutes
Petit télescope de FOUCAULT, modele d'amateur, à latitude variable.
Le RÉFRACTO-RÉFLECTEUR de Schaer (ouverture, 23 cent.). Monture équatoriale à main
épreuves elles-mêmes; de mesurer, à l'aide de microscopes micrométriques spéciaux, la distance de ces raies à certaines raies types, et, par conséquent, de pouvoir les identifier avec certitude.
C'est par la spectroscopie qu'on a découvert l’héhium dans le Soleil, le nébulium dans les nébuleuses, le coronium dans la couronne solaire. C’est gràce à la photographie spectrale qu'on a pu classifier les étoiles en différents types; c'est grâce à elle, encore, que nous avons des notions sur l'atmosphère des planètes du système solaire; c'est grâce à elle que l'on peut déterminer, par une heureuse application de la loi de Doppler- Fizeau, la vitesse radiale des étoiles, c'est-à-dire la vitesse avec laquelle elles se rapprochent ou s’éloignent de nous dans la direction même des rayons lumineux qu'elles nous envoient.
Enfin, c'est grâce à la spectroscopie appliquée à l'étude du Soleil que l'on est arrivé à connaître successivement les détails de la constitution de cet astre et des couches successives de son atmosphère.
A l'observatoire de Meudon, que dirige avec tant d'autorité et descience M. Deslandres, le Soleil est photographié tous les
jours, chaque fois que le permet l’état de l'atmosphère, et un
cinq centième de seconde suffit pour fixer les détails desa surface. Plus de dix mille clichés ont été ainsi obtenus depuis la fondation de l'observatoire : etce labeur acharné ne sera sürement pas fait en pure perte, car c'est grace à la comparaison de ces clichés avecles statistiques de la météorologie que l’on arrivera quelque jour à trouver la loi qui relie les phénomènes atmosphériques aux fluctuations de l'activité solaire.
199. Peut-on observer les étoiles en plein jour ? — A l'œil nu, nous ne voyons pas les étoiles en plein jour. A quoi cela tient-il? Cela tient surtout aux rayons qui nous viennent indirectement du Soleil et qui sont diffusés par l'atmosphère terrestre, c’est-à-dire par les molécules constitutives des gaz qui la composent.
Si nous vivions sur un astre sans atmosphère, la présence du Soleil au-dessus de l'horizon n'empècherait nullement de voir les autres astres se détacher sur le fond du ciel qui, alors, nous semblerait tout noir : äl nous suffirait de préserver nos yeux et nos instruments des rayons arrivant directement de l’astre du jour.
Car le firmament, la «voûte bleue » du ciel, ne doit son apparence azurée qu'à la lumière du Soleil. C'est la dif}usion de la lumière de celui-ci par les molécules gazeuses qui produit (on le sait aujourd'hui) la couleur bleue caractéristique d'un ciel sans nuages. L'air, en eflet, est formé de molécules bien plus petites que les longueurs des « vagues lumineuses », des