‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 225 sur 390 · DE MERCURE TOURNANT · texte numérisé non relu

DE MERCURE TOURNANT

lui était communiqué par un moteur électrique dont la vitesse pouvait varier à volonté. Le tout était installé au fond d'un puits desséché, l'observateur, avec son oculaire, se tenant à la surface du sol (fig. 143).

L'expérience réussit parfaitement; les images des étoiles étaient très nettes et leur immobilité était suffisante. Une légère couche de glycérine, superposée à la surface du mercure, arrêtait suffisamment la production des rides qui pourraient altérer la régularité géométrique de la surface réfléchissante.

Ce succès devait encourager les essais dans cette voie.

Un astronome américain, M. Mac Afee, s'est proposé de reprendre cette expérience, mais sur une échelle grandiose. La

Mercure

Cuvefte Fournante

Axe.

Poule er fransmission

Principe du MIROIR DE MERCURE.

cuvette tournante qu'il envisage aurait quinze mètres de diamètre et serait installée au fond d'un puits de mine existant à Chanaral, au Chili. Naturellement on ne pourra observer que les astres passant au zénith de ce puits; mais, en 1924, la planète Mars doit précisément y passer. On aurait ainsi un miroir qui recueillerait 36 fois plus de lumière que celui du Mont Wilson, puisque son diamètre sera 6 fois celui de ce grand télescope, et qui permettrait d'obtenir des photographies instantanées; et l'on espère, par agrandissement de ces photographies, obtenir un grossissement de plusieurs millions.

Comme, au moment de sa plus grande proximité de la Terre, en 1924, Mars ne sera qu'à 56 millions de kilomètres de nous, nous pourrions en apercevoir les détails comme si sa distance à notre œil n'était que de quelques kilomètres.

Et, alors, la question de l'existence des fameux Martiens serait, sans doute, définitivement tranchée.

20%. Les grands instruments existant actuellement. — Nous allons donner, pour terminer ce chapitre, la liste des grands instruments, Iunettes ou télescopes, qui sont actuellement en station, et dont les objectifs, lentilles ou miroirs, ont plus de 50 centimètres (20 pouces) de diamètre. Cette liste est divisée en deux tableaux : l'un pour les lunettes, l'autre pour les télescopes.

Dans chaque tableau, la première colonne donne les diamètres des objectifs, en millimètres et en pouces anglais; les deux suivantes, le nom de l'observatoire et la date de l'installation ; la quatrième, le nom des spécialistes qui ont taillé l'objectif ; la cinquième donne des indications sur le système optique ou sur la nature de l'instrument (visuel où photographique).

Le tableau ne renseigne pas sur le grossissement des instru ments cités. Ce grossissement varie, d'ailleurs, dans tous ces appareils, suivant la puissance des oculaires employés. Le grossissement normal est, toujours, à peu près égal, numériquement, au diamètre de l'objectif exprimé en millimètres, Il peut s'élever au double de cette valeur, et mème davantage, avec des oculaires puissants, mais c'est, alors, aux dépens de la clarté des images observées dans l'instrument.

Aussi ne doit-on employer les oculaires à forts grossissements que dans le cas où l'on observe des astres très brillants : le Soleil, la Lune, les planètes comme Jupiter, Mars, Vénus ou Mercure. Alors la clarté de l'objet permet de répartir la totalité de la lumière qui constitue l'image sur une surface plus grande sans trop sacrifier de sa visibilité nécessaire.

Mais, dans les autres cas, il faut limiter son ambition et savoir se contenter du grossissement normal.

is

(137:5) ( 36,6) ( 36 ) (36 ) (89012) (43215) (31:5) ( 31,5) ( 30 ) ( 30 ) ( 30: ) ( 30 ) ( 30 ) (HEUR) (30: ) ( 28,2) (28 ) ( 28 ) (624%) (1245) ( 24 ) ( 24 ) (24) ( 24 ) (20%) (20 ) ( 20 ) ( )

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