‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 232 sur 390 · CI. Manuel, Le général FERRIÉ, membre de l'Institut · texte numérisé non relu

CI. Manuel, Le général FERRIÉ, membre de l'Institut

1) L'heure d'été. — Pendant la guerre mondiale de 1914-1918, la nécessité d'économiser le charbon et de le réserver pour les besoins de la défense nationale a amené l'adoption de l’ « heure d'été ». Entre mars et octobre, les horloges étaient avancées d'une heure. De cette façon on disposait, pour la vie civile, de plus d'heures « de lumière », et telles choses qui eussent exigé de l'éclairage se faisaient à la lumière du jour. Maïs cette réforme, si elle s’imposait pendant la guerre, devenait tri utable pendant la paix. Plus commode pour les gens des villes dont ( icilitait les distractions sportives, elle avait de graves ln I pour les sens de la campagne. Les travaux de la terre sc Oo 1 t uvant l'heure vraie et non suivant une

heure convent l ) tatistiques américaines ont établi que,

pour 100 millions s sur le charbon dans les villes, l'heure d'été avait fai S00 millions dans les campagnes. Les Chambres, en 1{ , et avec raison, l'heure d'été en principe, sauf les mo

L'heure d'été prés

tion pour les périodes transitoires.

srand inconvénient de ne pas ètre

universelle : quand n

eflet, l'hiver dans l'hén 1.

ans l'hémisphère nord, c'est, en

RADIOTÉLÉGRAPHIQUE

DE T'EEURE

Salle de TRANSMISSION. — Station de la Tour Eiffel.

nitivement l'excellence de cette méthode de transmission: ce fut la détermination rigoureuse de la différence de longitude entre Paris et Washington.

Il ne restait plus, dès lors, qu'à réglementer l'envoi de l'heure par T. S.K.

C'est ce que fit la Conférence réunie à Paris, en octobre 1912, à l’observatoire, sous la présidence d'un de nos astronomes les plus distingués, M. Bigourdan, membre de l’Institut et du Bureau des longitudes. Elle décida de créer un Bureau internationalde l'heure,dontlesiege serait à Paris et qui aurait pour mission decentraliser lesobservations de tous les observatoires correspondants.

L'auteur de ce livre en fut le premier secrétaire. Ce n'est pas trop, en effet, de la collaboration de plusieurs observatoires astronomiques pour avoir à chaque instant l'heure la plus exacte.

Si l'observatoire de Paris pouvait chaque jour observer les astres, il connaïtrait rigoureusement la marche de sa pendule. Malheureusement, trop nombreux sont les jours où le ciel, chargé de nuages, empèche toute observation d'astres, et souvent mème ces jours de « temps couvert » se succèdent par séries, augmentant ainsi, en multipliant les absences de points de repère, les chances d’accumulation d'erreurs dans la marche de la pendule.

Heureusement, d'autre part, le ciel n’est pas couvert à la fois en tous les lieux de la Terre, et les observatoires plus favorisés, qui jouissent, à ce

L'entrée de l'ANTENNE dans le POSTE SOUTERRAIN de la Tour Eiffel

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