‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 272 sur 390 · FRANCE · texte numérisé non relu

FRANCE

; ; CL L, Rudaux Le siege social de la SOCIETÉ ASTRONOMIQUE de France. (On voit sur la photographie les deux coupoles qui le surmontent.)

présence des ministres et des représentants des grands corps scientifiques.

Elle possède une riche bibliothèque qu'elle met à la disposition de ses membres; sous certaines conditions, des livres peuvent leur être prêtés, ainsi que des clichés de projection destinés à des conférences faites en vue de vulgariser, par la parole et par l’image, la Science astronomique, la plus belle et la plus vaste de toutes.

Enfin (chose extrèmement précieuse pour les fervents de l’Astronomie et ceux qui pratiquent la Science du ciel), son secrétaire général, Camille Flammarion, publie au début de chaque année un remarquable Annuaire Astronomique, véritable compendium de l'observateur.

Cet annuaire contient : le calendrier astro

nomique (Soleil, Lune, planètes avec leurs positions à toutes les époques de l'année); l'indication des éclipses et des grandes marées; un agenda quotidien pour l'observation des étoiles; des tables donnant les dimensions du Système solaire, de ses éléments,

de la Terre, les parallaxes stellaires, les systèmes d'étoiles doubles, etc. Combiné avec l’« Annuaire du Bureau des longitudes », c'est le compagnon indispensable de ceux qui veulent faire de l'astronomie pratique, d'autant plus qu'il se termine par des Instructions sur l'usage des instruments courants.

Des Sociétés régionales se sont formées en France. Citons, parmi elles, la Société Astronomique de Bordeaux, dont le président, M. Nodon, docteur ès sciences, a attaché son nom à une découverte capitale en Astrophysique : celle des phénomènes actino-électriques, qu'il a trouvés en 1885, c'est-à-dire deux ans avant l'Allemand Hertz, lorsqu'il travaillait à la Sorbonne au laboratoire du grand physicien Lippmann.

Des Sociétés analogues se sont constituées dans de nombreux centres : à Marseille, à Montpellier, à Alger, à Rouen, à Bogota, en Colombie; à Bucarest, à Pétrograd (à l'époque où la révolution n'avait pas ensanglanté la Russie), etc.

Le mouvement est donc commenté, l'impulsion est donnée : on ne peut souhaiter qu'une chose, c'est qu'elle soit continuée sans treve.

La Société belge d'Astronomie, fondée à Bruxelles en 1896, a prodigué, depuis un quart de siècle, de magnifiques efforts tendant au progrès des sciences astronomiques et météorologiques ainsi qu’à leur vulgarisation dans le grand public :

PAMSOCIETE

Page 1