‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 297 sur 390 · ÉTALON · texte numérisé non relu

ÉTALON

Une erreur en résulta pour la longueur du mètre : en la recalculant d'après les résultats de toutes les mesures les plus récentes, on est certain que le mètre étalon dépose aux Archives est trop court d'environ un dix-millième de toise, c'est-à-dire de 0 ligne, 0S64, ou de 19 centièmes de millimetre, c'est-à-dire de près d'un cinquième de millimètre.

On s’est posé la question de savoir s'il y aurait lieu de refaire un étalon du mètre et de lui donner la longueur exacte qu'il doit avoir pour répondre à sa définition géodésique. On s’est, très sagement, arrêté à la solution de ne toucher en rien à l'étalon primitif: il suffit qu'on en connaisse l'erreur absolue. Il y a à cela une raison excellente : c'est que les mesures géodésiques se perfectionnent de jour en jour; chaque expédition modifie de quelques unités les valeurs des dernières décimales admises jusqu'à elle; il est même probable que la prolongation. jusqu'au sud de l'Afrique, de l'arc de méridien anglo-francohispano-algérien modifiera encore la valeuradmise aujourd'hui. Donc, si l'on mettait le résultats des mesures géodésiques faites à une époque déterminée, il faudrait le modifier sans cesse d’après les résultats de chacune des expéditions suivantes.

On donc lue » du métre étalon des Archives.

Dès lors, il n'est plus exact de dire que le mètre est la dixmillionième partie du quart d'un méridien terrestre, et la véritable définition est la suivante :

Le mètre légal est la longueur, & zero degré, platine qui a élé prise comme unilé de longueur en vertu d'une

méêtre d'accord avec les

s'est borné à mesurer avec soin l’« erreur abso-

d unie barre de

Convention inlernalionale, et qui a été déposée aux Archives nationales.

En 1870, une Convention internationale du mètre a été signée entre tous les Etats civilisés. Aux frais des Etats contractants a été institué, à Sèvres, un Bureau international des poids et mesures, où lon à installé un toire muni des appa-

labora -

reils de mesure les

plus précis que la science contemporaine ait pu réaliser.

Ce Bureau, dirigé par le savant Ch.-Ed. Guillaume, à qui lon doit la couverte du métal invar, a construit, pour Etats une Co-

ph\ sicien

dé

chacun des contractants, pie, aussi exacte que du métre étalon déposé aux Ar-

chives, ainsi que du

possible,

kilogramme étalon.

Ces copies ont,for cément, un légerécart avec l'étalon original, est connu, pour chacune d'elles, à moins d'un milliéème de millimètre).

pies de l'étalon du ki

mais cet écart

micron

Les co

MICROSCOPE a l'extrémité d'une regle

logramme sont déter- MICROMÉTRIQUI minces à unmillième de milligramme pres.

Il est bon de remar

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