‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 331 sur 390 · ÉLECTRIQUE TERRESTRE · texte numérisé non relu

ÉLECTRIQUE TERRESTRE

en évidence par les observations faites à bord du Pourquoi-pas? le navire de la seconde expédition antarctique du D° Charcot. Ces observations ont été faites à peu près sur un arcde grand cercle allant de la côte d'Espagne au détroit de Magellan. Par beau temps, le champ s’est toujours montré positif. Par 45: de latitude nord, le gradient était de 200 volts par mètre. \ partir de 42° nord (zone de calme), le gradient s'affaiblit pour croître de nouveau après Madère. De 30° à 10’ nord, le cradient devient constant, valeur de 107 volts par mètre. Dans la zone équatoriale, il diminue et tombe à 50 volts, pour redevenir constant et égal à 125 volts dans la zone des alizés de sud-est entre 3° nord et 15° sud. Dès qu'on approche de la côte brésilienne, le champ devient faible et irrégulier; mais, entre Rio de Janeiro et le cap Horn, il redevient constant avec la valeur moyenne de 155 volts (165 en octobre, 145 en avril).

Ainsi, au-dessus de l’Atlantique, dans les calmes tropicaux, le gradient est faible : il augmente dans les régions tempérées et ne paraît pas décroitre quand on se rapproche de la calotte polaire.

Tout ce que nous venons de dire souligne l'importance de l'étude du Soleil pour les manifestations de la vie de la Terre. Nous avons vu la relation entre la

avec la

périodicité de ses taches, celle des aurores polaires, celle des tempêtes magnétiques, celle des perturbations télégraphiques.

Sans doute, par un mécanisme encore bien mystérieux auquel ne seraient peut-être pas étrangères des « maproduites sur la partie encore fluide de la masse du noyau central, cette périodicité règle-t-elle celle, encore mal connue, des phénomènes sismiques et des

aussi,

rees

convulsions brusques de l'écorce terrestre : c'est donc dans l'étude des fluctuations de l’astre central qu'il faut chercher l'origine de toutes les perturbations, de toutes les vicissitudes que nous pouvons observer sur la surface de notre planète.

Rudaux

CI, Dr Charcot

Le FEU SAINT-ELME sur les paratonnerres de l'observatoire du Pic du Midi

Interposée entre les astres et nos yeux l'ATMOSPHERE est un des OBSTACLES que doit vaincre l'Astronomie.

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