LA REFLEXION
un demi-
| it de 28 mi-
qu'elle est
\ la hauteur
auteur obser-
oré, la correction
4 minutes, c’est-à-dire
plus du tiers de la grandeur
principale. Une hauteur de 30
degrés doit encore subir une
orrection de plus d’une minute
et demie; pour la hauteur de
60 degrés, cette correction est
encore de 35 secondes, de 11 se-
condes pour une hauteur de 50 degrés !
Cette correction, pour importante et nécessaire qu'elle soit, reste cependant toujours entachée d'une certaine incertitude. La réfraction d'un rayon lumineux à travers une masse gazeuse dépend, en eflet, de l'épaisseur de celle-ci, de la densité des différentes couches dont elle est formée et, par conséquent, de leur température et de leur pression, ainsi que du degré d'humidité. Or, toutes ces données peuvent être déterminées à la surface du sol, mais combien aléatoire est la connaissance que l’on a de leur valeur à une certaine hauteur, surtout quand il s'agit de les faire servir à introduire une correction dans des mesures de très haute précision portant sur des fractions de seconde d'angle! On conçoit donc que le problème de la réfraction et de ses calculs soit un des « nuages noirs » de l'astronomie pratique.
Nous donnons ici un tableau des réfractions normales, c'està-dire calculées pour le niveau de la mer, à la latitude de 45°, la température étant 0° et la hauteur barométrique 760%, Des corrections, dépendant des valeurs différentes pour la température et la pression, sont réunies dans des tables publiées par l'Annuaire du Bureau des longitudes.
TABLEAU DONNANT LES VALEURS DE LA REFRACTION NORMALE POUR LES DIFFÉRENTES HAUTEURS D'ASTRES OBSERVÉES
| HAUTEURS RÉFRACTION HAUTEURS RÉFRACTION observées. normale. observées. normale.
LE Pers Re pe es ne | 0 0 36/36" 110 SE | 20’ 32/14" 120 436" 40" 28'38" 130 4'15" 140 7 4o 0’ 25487 150 3H 20° 2308 160 SEA 40" 2056" 170 29H 0! LINE 199 20° S 200 40" 250 3° 0 1459" 350 30 181254 400 Lo 0’ 12/4127 200 30° 1138" 550 5°: 0’ 1013" 650 6° 0’ 846" 700 7o O0’ 739" 750 8° 0’ 6'47" 800 90 0 CHAR 850 10° 0 5/30” 900 0/00” Nous avons dit, en parlant des étoiles, que c'était la réfraction à travers les couches d'air inégalement chaudes qui expliquait le phénomène de leur seintillation. C’est également la réfraction atmosphérique qui rend compte de la cause des
efjets de mirage.
On sait en quoi consiste ce phénomène, qui avait tant frappé