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TRAJECTOIRES APPARENTES des taches solaires : effets de perspective dus aux positions relatives de la Terre et du Soleil
ne ol —
Apparence des nuages formant le & CIEL POMMELE
les météorologistes des cirrocumu lus, et qui constituent l'apparence que l'on désigne sous le nom de ciel pommelé.
Les points brillants de ce réseau complexe ont les grains de riz.
atteignent des dimensions énormes : di S00 kilomètres de diamètre.
Quand l'observation se fait avec des instruments très puisdans des conditions atmosphériques
Ces « grains
sants, favorables, ces grains de riz se montrent formés de grains plus petits encore, mouvements très rapides, milieu dont l'hydrogène parait être l'élément dominant. C'est l'ensemble
de la photosphère qui forme la surface éclatante du Soleil
animés de dans un
69. Les facules. — Quand on pri cise l'observation, quand on la «serre davantage, on observe à la surface du Soleil, et surtout au bord des taches, de longues trainées d'aspect très brillant : cesont les facules. Elles semblent être analogues, au point de vue de leur constitution, riz de la
aux grains de
mais, situées à une altitude plus grande dans l'atmosphère leur lumière est moins absorbée par les couches, moins
photosphère elle-même ; solaire,
nombreuses, qu'elle a à traverser. De là leur éclat apparent plus intense.
Les astronomes, surtout depuis les quarante dernières années, s'occupent activement d'étudier la constitution du Soleil.
D'après les néralement doit être constituée,
théories les plus gé
admises, la photosphère selon toute vrai semblance, par une couche de nuages qui seraient en suspension dans une atmosphère moins lumineuse, rappelant ainsi tant de la vapeur d'eau condensée et
les couches de nuages résul-
qui flottent dans les couches d'air enveloppant le globe terrestre.
Mais, alors, d'où viendrait cet éclat si intense de la photosphère ? Il serait dû, selon toutes les probabilités, à un phénomène analogue l'incandi scence à gaz, comme
à celui qui promanchon
\uer »
ravonnant
yvoque d'un
les manchons « L c'est-à-dire à un pouvoir très élevé des particules qui constituent les nuages solaires, par rapport au milieu, relativement sombre, dans lequel ces nuages sont en suspension. C'est du moins l’une des opinions les plus generalement l'heure
admises à actuelle
App € e de 1 race S 1 GK NS 70. Les taches du Soleil. — Les taches du S nous avons citées au début pour proux la S sur lui-même, sont des discontinuités pratiquées dans la surface de la ph t »sphi re.
Elles sont le plus souvent composées d'ur pai sombre relativement au reste du phénomène, et présenta couleur noirâtre ou d’un bleu violet très foncé : c'est qui est presque toujours entouré d'une zone de pénombr celle-ci étant formée de longs filaments qui sembl te 1vergel des,bords vers le centre des taches.
Celles-ci nous paraissent sombres, mais c’est uniq par suite d’un effet de contraste. Leur intensité lumix se es
Le Soleil, les TACHES et les t
ACULES
rieure à celle de la photosphère; ipérieure à celle des foyers de ns pour &« lairer les clichés que nous
10S appareils à projection ou dans
\ géncral, des formes très irrégulières, et trique nette ne semble présider à la délimitan de leurs contours.
les se réunissent en groupes dont la pénombre, ne a tous, est traversée par d'immenses Jets incan- Ss QUL'S( mblent,comme di S ponts ojeant( sSques, lancés -dessus d'elles.
Pendant de longues années, on avait admis que les taches
Cpr«{ sentaient des Cavites, des trous » dans la photosph: re, que ces cavités « talent remplies de vapeurs plus froides que les régions qui les entouraient; il semble aujourd’hui que cette opinion soit erronee.
Dans la réalité des choses, le niveau des taches parait relati-
vement différer très peu de celui de la photosphère. La région de celle-ci qui environne immédiatement les
taches semble
Apparence obscure du CENTRE D'UNE TACHE
observation de M. L Rudaux, pendant l'éclipse du 21 août 1914)
FORMI bser n de M.I
REGULIERE Rudaux)
Exemple d'une tache e DE
DIUNMSOMEIME
1905. Sa longueur totale
La grande TACHE SOLAIRE apparue en octobre était de 200 000 kilometres. Le dessin du haut montre ses dimensions par rapport a la Terre ; la photographie du bas les montre par rapport au Soleil
toujours être le siège de perturbations d’une grande violence.
La formation des taches commence presque toujours par l'apparition de petits points noirs qui se montrent au centre des facules pour s'agrandir ensuite.
Cette formation, leur évolution, leur distribution, leur fréquence, tout cela a pu être étudié, surtout depuis qu'on fait l'application de la photographie à l'observation de l'astre. Comme l'a dit si admirablement Janssen, la photographie, c'est la rétine du savant, mais une rétine que ne fatigue pas l’éblouissante lumière du Soleil, et qui enregistre fidélement toutes les images qui la viennent impressionner.
La vive luminosité rayons l'extraordinaire pouvoir actinique représenté par leurs radiations, font com-
des solaires, prendre la supériorité de la méthode photographique sur celle un deux-millième de seconde suffit liront les
des observations directes :
une sur cette
à obtenir détailsles plus minutieux, ceux mêmes qui n'auraient duré que
epreurve, et epreuve se cet intervalle de temps pourtant si court, et que l'œil humain le mieux exercé eût été impuissant à saisir.
C'est grace à l'examen d’un grand nombre de photographies du disque solaire prises à des intervalles assez rapprochés que l'on a pu arriver à connaitre le mécanisme de la formation des taches et des facules : celles-ci seraient dues à de véritables
boursouflures » dela photosphère, sous l’action de l'énorme pression des gaz intérieurs.
Si la suffisante, la
travers l'orifice ainsi ouvert, nous apercevons l'intérieur, moins
pression est boursouflure crève et, à brillant, du noyau solaire. Cela expliquerait l'aspect relative-
ment sombre de la partie centrale des taches. En mème temps,