‹ Le ciel; notions élémentaires d'astronomie physiqueChapitre 12 sur 214 · AS · texte numérisé non relu

AS

\ «if.

rf

"■"os-^

jTiyjv

^«-ft^.

^i^'ic

D'après les obiervations faites en 1837 par sir John Herschel.

nons de le dire, l'uniformité d'éclat de toutes les régions de la photosphère.

Toutefois, cette uniformité, vraie dans l'ensemble, ne l'est plus si l'on examine la surface du disque solaire, en faisant usage d'un grossissement télescopique convenable. Elle parait tout d'abord comme marbrée (voyez les planches II et III); un pouvoir optique plus puissant la fait voir criblée ou sillonnée d'une multitude de rides ou de points sombres ; si l'on veut, d'innombrables points brillants apparaissent sur un fond moins lumineux. Dès l'origine, on a donné le nom de lucides (de luccre^ briller) aux parties blanches, et celui àe pores aux parties sombres de la photosphère. Cette sorte de réseau se voit partout et en tout temps sur le disque ; c'est comme la trame de la surface solaire, de sorte qu'il n'y a pas lieu de regarder les lucules et les pores comme des modifications accidentelles de cette surface.

Il n'en est pas de même des taches.

Les taches solaires sont de deux sortes : les taches sombres, plus ou moins noires, et les taches brillantes. Les premières, qui apparaissent de temps à autre en des points d'ailleurs variables de la photosphère, durent un temps plus ou moins long ; puis elles disparaissent, après s'être diversement modifiées dans leurs formes, leurs dimensions et leurs positions sur la photosphère : ce sont donc des accidents, des modifications temporaires de cette surface. Les taches noires ont les premières servi à reconnaître le mouvement de rotation du Soleil.

Les taches brillantes on facules ^\\xe?> pour la première fois par Galilée, se distinguent par un éclat plus vif du fond de la photosphère elle-même. Souvent elles accompagnent les taches sombres, mais on en voit aussi d'isolées, et elles apparaissent quelquefois en des régions du limbe solaire où les premières ne se voient jamais. Les facules sont d'ailleurs temporaires comme les taches noires.

Telles sont les particularités que l'observation télescopique a révélées, et qui ont suscité de nombreuses conjectures sur la constitution physique du Soleil. On s'est demandé naturellement ce que sont les taches sombres, ce que sont les facules, quelle est la cause de l'apparence réticulée de la photosphère ; la naissance, le développement ou les transformations des taches, leur disparition ont été longuement et sont encore journellement étudiés par les astronomes, et la discussion de leurs observations accumulées est toujours à l'ordre du jour de la science.

Nous allons d'abord décrire les observations en nous attachant aux plus générales, c'est-à-dire laisser la parole aux faits. Nous passerons ensuite en revue les plus remarquables des nombreuses hypothèses proposées pour l'interprétation des phénomènes, et le lecteur pourra ainsi juger par luimême du degré de probabilité des unes et des autres.

Page 1