Struve
Gallovay 260 33 34 20 —
Gauss circonscrivait le [ 258 40 30 40 —
point dans un qua- \ 258 42 30 57 —
drilatère ayant pour J 259 13 319 —
sommets ( 260 4 30 32 —
M. Hœk, dans une lettre adressée à M. Delaunay, tire de ses recherches sur les comètes, la conclusion que si le Soleil a un mouvement de translation dans l'espace, sa vitesse doit être beaucoup plus petite que celle de la Terre dans son orbite. Le nombre donné par W. Struve, que nous rapportons plus loin, indique une vitesse 4 fois moindre. M. Yvon Villarceau enfin a signalé une conséquence théorique du mouvement absolu de translation du Soleil, qui peut un jour conduire à une vérification et à une détermination de sa direction et de sa vitesse : c'est que la constante de l'aberration doit varier pour les étoiles, en raison de leurs positions relativement au point du ciel vers lequel se dirige notre système.
de 0".3392, ce qui équivaut au nombre 1 .623, le rayon moyen de l'orbite de la Terre étant pris pour unité. En résumé :
« Le mouvement du système solaire dans l'espace est dirigé vers un point de la voûte céleste, situé sur la ligne droite qui joint les deux étoiles de troisième grandeur ■â et [x d'Hercule, à un quart environ de la distance apparente de ces étoiles à partir de tî. La vitesse de ce mouvement est telle que le Soleil, avec tous les corps qui en dépendent, avance
Fig. 265. Point de la constellation d'Hercule vers lequel se dirige le Soleil.
annuellement dans la direction indiquée, de 1 .623 fois le rayon de l'orbite terrestre, ou de 240000000 de kilomètres. »
C'est une vitesse d'environ 660000 kilomètres par jour, ou 7''. 6 par seconde. Ainsi, l'observation a légitimé une fois de plus les inductions de la théorie. La réalité du mouvement qui entraîne le monde solaire dans les profondeurs de l'éther est prouvée. Il reste à savoir quelle est la nature de ce mouvement, si le Soleil se meut périodiquement autour de quelque centre inconnu, s'il fait partie d'un système stellaire particulier, fragment du grand système de la Voie lactée, ou s'il est le satellite d'un autre soleil. Peut-être le mouvement dont il est animé, n'est-il que l'effet des perturbations qu'il éprouve de la part des masses stellaires qui l'environnent à des distances inégales, et qui sont inégalement distribuées dans l'espace.
Dans la première hypothèse, celle d'un mouvement périodique, l'élément rectiligne de la route suivie par le système solaire vers les parages de la constellation d'Hercule, n'est qu'une portion restreinte de l'orbite solaire, et tout ce qu'on en peut déduire, c'est que le foyer inconnu est dans une direction rectangulaire avec celle du mouvement. Avec le temps, c'est-à-dire avec les siècles, on pourra constater un changement de direction et en déduire la courbure de l'orbite, le sens de sa concavité, et en définitive avoir une idée du point de convergence des rayons vecteurs et de la distance du foyer du mouvement. En coordonnant les mouvements propres du Soleil et des étoiles, comme s'ils avaient un foyer commun, Argelander a examiné le degré de vraisemblance que présente l'hypothèse où la constellation de Persée serait le centre général de leurs gravitations. Mœdler regardait Alcyone, la plus brillante des Pléiades, comme le soleil central autour duquel nous gravitons, et les Pléiades elles-mêmes, comme le groupe dont la masse détermine notre mouvement. Il est bien évident que ce sont là des hypothèses, intéressantes sans aucun doute, parce qu'elles fixent pour ainsi dire nos idées et donnent un but aux investigations futures, mais qu'il ne faut admettre ni rejeter absolument, en l'absence d'éléments suffisants pour se prononcer en connaissance de cause.