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RAIES PRINCIPALES

des Spectres du Soleil,dcs Etoiles. des Comètes et des Nébuleuses.

1 Spectre conUna Solideoujujuiàeincaiidescenil^u SpeecUrduSolfil.S S|ieclre du Soleil al horizon ^'.teiTf/Ainçues d apreh

•lênssenj i Spectre delà Chromosphcre Solaire 5Speclre(lplal'lanelellranus ùpresHus^msJ—H Spectre de Sinus.

7 Spectre di\l<lébaraii ri après l/iifgms j 8 Spectre de Bélel.^eiisc(o<i/ftïon,)rf/'9 Spectre de] Etoile oc d'Hercule ,

fé après Secchl—iO Spectre de l'Etoile iS^Schiehcraf/daprr.sHu'f^'iits llSpecti-edeTdela Courorine l2 Spectre de

'a CoTnete de Cog^in i d après G R^yei . - l-> Spectre de laNébTi]eusef373I' duDragoa . 14- Spectre de la

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solaire), la troisième dans le violet (voisine de H); la quatrième, dans l'extrême violet, est visible dans le spectre des plus brillantes étoiles. Ce sont les quatre raies les plus brillantes de l'hydrogène. D'après Secchi, la moitié à peu près des étoiles du ciel se rapportent à ce type.

La seconde classe renferme les étoiles à lumière jaune, et a pour types principaux Arcturus, PoUux, la Chèvre, a Grande- Ourse, Procyon ; la plupart des belles étoiles de seconde grandeur en font partie. Leurs ' spectres sont, comme le spectre solaire, sillonnés de raies fines et nettes. Dans Arcturus, trente raies, choisies parmi les principales, coïncident avec des raies solaires. Cette classe contient le tiers des étoiles du ciel.

Les étoiles rouges, comme Betelgeuse, Antarès, Algol, a Hercule, j3 Pégase, composent la troisième classe, et ont généralement un spectre formé de larges zones brillantes, au nombre de six ou sept, séparées par des intervalles nébuleux, semiobscurs : on a vu plus haut la description, d'après Huggins et Miller, des spectres de deux de ces étoiles. L'aspect de ces spectres est celui de cannelures ou d'une série de colonnes éclairées par côté. Les étoiles de cette classe sont moins nombreuses que celles des deux autres, et se confondent quelquefois avec la seconde. Ainsi Aldébaran participe à la fois de la seconde et de la troisième classe. Ce troisième type comprend, d'après Secchi, des étoiles qui sont toutes variables, et dont la couleur tire plus ou moins sur le rouge ou l'orangé.

En résumé , Secchi a trouvé , sur 316 étoiles observées , 164 étoiles appartenant à la première classe et ayant pour type Wéga de la Lyre, 140 étoiles de la seconde classe, dont le type est notre Soleil, et 12 étoiles seulement dans la troisième classe, caractérisée par a d'Hercule.

La quatrième classe, que nous n'avons pas encore indiquée, comprend un petit nombre de petites étoiles de couleur rougesang, dont le spectre ne diffère de celui de la troisième que par le plus petit nombre des zones claires, et par cette parti-

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cularité < que la lumière des zones commence brusquement du côté du violet et va en s'afFaiblissant insensiblement du côté du rouge, tandis que, dans les spectres du troisième type, les mêmes circonstances se présentent dans le sens inverse. »

Cette classification générale rencontre toutefois quelques exceptions qui n'en offrent que plus d'intérêt : le spectre de Y de Cassiopée est parfaitement complémentaire du spectre de la première classe. A la place des raies sombres F et C du spectre solaire, on voit deux bandes lumineuses. Il en est de même de [3 de la Lyre et de trois petites étoiles du Cygne, de S" grandeur, dont les spectres, selon MM. Wolf etRayet, présentent des raies brillantes \

L'absence d'hydrogène dans les étoiles de la troisième classe et la composition chimique des unes et des autres, ont suggéré à M. Huggins les réflexions suivantes : « Je me hasarde à peine, dit-il, à émettre l'idée que les planètes qui peuvent circuler autour de ces soleils leur ressemblent très-probablement, et, comme elles, ne possèdent point cet élément d'une si haute importance, l'hydrogène. A quelles formes de la vie de semblables planètes peuvent-elles convenir? Mondes sans eau ! il faudrait la puissante imagination du Dante pour arriver à peupler de telles planètes de créatures vivantes. A part ces exceptions, il est digne d'observer que ceux des éléments terrestres le plus largement répandus dans la vaste armée des étoiles, sont précisément les éléments essentiels à la vie, telle qu'elle existe sur la Terre : l'hydrogène, le sodium, le magnésium et le fer. L'hydrogène, le sodium et le magnésium repré-

1. La classification en quatre types proposée par Secchi, est loin d'être adoptée., no.us devons le dire, par tous les astronomes qui se sont occupés d'analyse spectrale stellaire. MM. Vogel, Rutherfurd, d'Arrest ont fait des objections et contesté ses conclusions. M. Huggins a donné le spectre d'une des étoiles rouges que Secchi range dans le quatrième type 152 (Schjellerup), et ce spectre, que nous reproduisons dans la planche XLIV, diffère notablement de celui de Secchi.

sentent en outre l'Océan, qui est une partie essentielle d'un monde constitué comme l'est la Terre \ »

L'explication des couleurs variées dont nous avons vu que binllentles lumières stellaires, doit se rattacher, selon Huggins, à la composition de leur spectre. Au moment de son émission, la lumière serait blanche pour toutes les étoiles; mais avant de se répandre dans l'espace, elle doit traverser les atmosphères très-diversement composées de chacun de ces soleils. C'est ce trajet qui détermine l'absorption de tels ou tels rayons, selon la nature chimique des vapeurs des atmosphères solaires, et produit pour nous les raies sombres de chaque spectre. Comme ces raies sont plus du moins intenses et plus ou moins nombreuses dans les diverses régions du spectre, il en résulte, pour la couleur de ces régions, une diminution d'intensité qui laisse la prédominance aux autres couleurs, moins absorbées. Les étoiles blanches seraient celles où les raies se trouvent à peu près également disséminées dans toute la longueur du spectre. Donnons quelques exemples : dans le spectre d'à Orion, le vert et le bleu sont comparativement sombres, à cause des groupes de raies noires serrées et nombreuses dans ces régions; elles sont beaucoup plus rares dans l'orangé. La même circonstance se présente pour [î Pégase. Aussi ces deux étoiles sont-elles, la première de couleur orangée, la seconde jaime. Aldébaran est d'un rouge pâle. Aussi le spectre de cette étoile renferme peu de lignes (sauf C de l'hydrogène) dans le rouge, tandis que la région de l'orangé est considérablement assombrie par des lignes sombres, beaucoup moins nombreuses dans le vert et dans le bleu. Dans le spectre de Sirius, sauf cinq

1. D'après les récentes études de spectroscopie stellaire, dues au P. Secchi, ce ne serait pas seulement les substances simples et les métaux dont l'existence dans les étoiles se manifesterait par la présence de telles ou telles raies dans leurs spectres, mais probablement aussi des substances gazeuses composées, des hydrocarbures. « Un grand nombre d'étoiles, dit-il, présentent une bande noire dans le vert, très-près du magnésium ; il est probable que c'est plutôt cette vapeur hydrocarburée que le magnésium, qui la produit. »

lignes un peu fortes, les raies sont très-fines, et à peu près également réparties dans toute l'étendue du spectre ' .

Une étude comparative des spectres des composantes d'étoiles doubles a permis également à Huggins de constater que la couleur bleue de la plus petite étoile, de l'étoile satellite, est réelle et non pas produite par un effet de contraste. Il prend pour exemple les composantes de l'étoile double a d'Hercule. Le spectre de la principale est remarquable par des groupes intenses de raies sombres dans le vert, le bleu et le violet : le

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Fig. 296. Spectres des deux composantes de l'étoile double p du Cygne. Aj étoile principale; couleur orangée ; B, satellite de couleur bleue.

jaune, l'orangé et le rouge n'ont que quelques faibles raies ; ainsi, la disposition des bandes d'absorption s'accorde avec la

1. Nous avons vu que la scintillation est un phénomène d'interférence dû à la différence de vitesse des rayons colorés, dans leur passage à travers les couches hétérogènes de l'atmosphère. M. Montigny a étudié le phénomène au point de vue de la fréquence relative des mouvements très-rapides qui le constituent, et il a remarqué que cette fréquence varie selon la nature des spectres des étoiles observées. Elle est moindre dans les étoiles de la 3=classe de Secchi, dont a Hercule est le type, plus forte dans celle de la 2" classe représentée par Pollux, et atteint son maximum dans celles de la 1" classe telles que a Lyre. La moyenne représentant pour chaque classe le nombre des mouvements scintillatoires est 56, 69 et 86. L'étoile £ Grande-Ourse a donné le nombre le plus élevé, celui de 111 oscillations par seconde. En résumé, les étoiles qui scintillent le moins sont celles dont le spectre renferme des lignes nombreuses, interrompues par des zones sombres ; puis viennent les étoiles à spectres sillonnés de raies fines, et enfin, au premier rang, celles qui, comme Sirius et Wéga, ont leurs spectres formés d'un petit nombre de fortes lignes.

couleur de cette étoile où l'orangé prédomine. La lumière du satellite est, au contraire, bleu-verdâtre. Or, son spectre est sillonné de plusieurs groupes de lignes dans le rouge et dans l'orangé, tandis que la région la plus réfrangible est rendue très-brillante par l'absence de fortes raies. Une analyse semblable, faite sur les composantes de ,3 du Cygne, l'une orangée, l'autre bleue, ont conduit M. Huggins aux mêmes conclusions.

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