‹ Le circulation et le poulsChapitre 211 sur 669 · FORMATION DES CAPILLAIRES · texte numérisé non relu

FORMATION DES CAPILLAIRES

rouges cl arrondis comme ceux des oiseaux. Wol/'leur adonné le nom d'iles de sang [Blut inseln, — îles de WolJ). Il est telle de ces îles de sang, qui peut renfermer deux à trois cents globules. D'ordinaire elles n'en contiennent que trente à cinquante. Ainsi Torigine des vaisseaux et celle des globules dif sang se con-

Fig. 73. — Iles de sang ou de Wolf.

fondent en une même formation, le contenant se développe avec le contenu; nous parlons ici des globules ronds de première génération ; les globules elliptiques de deuxième génération apparaissent plus tard, après la formation du foie. Puis, les corpuscules vaso-formateurs, comme les appelle RANVIER. se multi-

Fig. 76. — lies de saug disposées en réseau anastoiuotique.

Dakestis. Tëratogén. expériment. pl. IV, fig. 4 et 5.

plient, forment des prolongements en étoiles, en raquettes, etc., et finissent par anastomoser leurs branches avec celles des lacunes voisines, tandis que les réservoirs principaux se rétrécissfent, ou, pour mieux dire, se développent plus lentement, se régularisent et se canalisent. Par suite de cette disposition, commence à naître un réseau vasculaire, également développé aux

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deux pôles ((u vitellus. Ce réseau enveloppe tout l'embryon et s'ouvre par une foule d'anastomoses dans la grosse veine circulaire, qui occupe le bord extérieur du feuillet vasculaire. C'est le sîiiMs tcrinîual ou veîue priniigéuîale, qui elle-même va se jeter dans les oreillettes du cœur par deux rameaux, l'un supérieur, l'autre inférieur. Désormais le battement du cœur va mettre en mouvement tous les globules sanguins, la véritable circulation commence.

En effet, jusque-là les capillaires étaient sans circulation; le sang épais, dénué de sérum, rédnit à ses globules, restait immobile; d'autre part, le cœur battait solitaire, sur un liquide séreux formé dans son intérieur et sans issue possible.

Mais ce qui doit attirer d'abord notre attention, c'est la force detensioH qui, dès le débuts caractérise les capillaires. Ce tonus vasculaire, indépendant de toute cause pbysico-chimique, est une des caractéristiques de la viej en tant que force indépendante et personnelle, daiie force attractive va former et ouvrir les vaisseaux les uns dans les autres, puis former indéfiniment les capillaires à travers les tissus, de la circonférence au centre, jusqu'à ce qu'ils soient réunis à leur centre naturel qui est le cœur.

C'est ce même tojius qui, plus tard, prenant une autre forme, fera du réseau capillaire le modérateur et le frein du cœur.

Ce viscère, malgré son importance et la noblesse de ses fonctions, devra modeler et régler sa force et le nombre de ses pulsations sur la résistance plus ou moins grande que lui opposeront les capillaires et le sang.

Nous disons bien : les capillaires et le sany, car, il faut le répéter encore : le sang, en tant que globules^ est d'abord étranger au cœur qui bat sur un sérum transparent, tandis que le sang, pendant la période embryonnaire, se forme au sein du protoplasma, de même qu'il s'y fixe et s'y déforme.

Ori^iuc embryonnaire. — Les diverses parties constituantes de l embryon commencent à un certain moment à produire des îles de sang comparables à celles de l'aire vasculaire; leurs prolongements étoilés s'unissent pour former un réseau capillaire.

On comprendra facilement la similitude déformation des deux circulations, l'une embryonnaire, l'autre de \aire vasculaire^ si l'on veut bien considérer que l'embryon et le feuillet vasculaire

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