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LIMITES DU RÉSEAU CAPILLAIRE

entre les organes et deviendrait un élément essentiel de leur structure, une portion des capillaires et de leurs expansions organiques ne retournerait pas au système vasculaire sanguin, mais formerait le réseau d'origine des vaisseaux lymphatiques. En somme les artères, les veines et les lymphatiques ont un domaine capillaire commun, dans lequel s'anastomosent les diverses tei'minaisons vasculaires. Ainsi s'explique comment dans le cas d'obstacle à la circulation, ou de ligature vasculaire, les globules du sang peuvent passer pendant un certain temps dans les lymphatiques eux-mêmes.

Limites du kbseau capillaire. — Limite artérielle. — La véritable limite du réseau capillaire nous est révélée par l'anatomie comparée. En effet, dans un grand nombre d'animaux ce réseau n'est représenté que par des espaces lacunaires. Or les travaux de M. gerbe ont montré que chez les phyllosomes ou larves de crustacés, aux points oii les vaisseaux artériels s'ouvrent dans les espaces lacunaires, on trouve de petits anneaux musculaires, véritables sphincters, dont la contraction ou le relâchement facilitent ou entravent l'afflux du sang dans les lacunes organiques.

C'est là le résumé de ce qui se passe chez l'homme. Les parois, presque uniquement musculaires des petites artères, forment, comme l'a très bien exprimé Claude Bernard^ ^ xmsphincter diffus qui règle l'apport du sang des artères dans les capillaires proprement dits, c'est-à-dire dans les vaisseaux où le sang mis à l'abri des irrégularités trop grandes de pression, par les sphincters artériels, et les vaso-moteurs restent libres d'exercer leurs fonctions de nutrition avec plus de calme et de précision.

Limite veineuse. Existe-t-il une limite entre les veines proprement dites et les capillaires? Oui, il en est ainsi, et les travaux de RANVIER ^ nous montrent la veine qui se termine, ou, pour mieux dire, qui commence par une série de renflements ampullaires, auxquels viennent aboutir les capillaires primitifs. C'est là que se trouve la délimitation précise entre les veines et les capillaires proprement dits. Il y a donc une réforme de mots et de définitions à opérer en anatomie : au lieu de confondre en une même expression vague : capillaires, des vaisseaux aussi diffé-

' Claudk Behnari). Rt'v. sck-ntif. 18:3, a"^ 31, 33, 36, .'30,42 47, 50, 52. - RANviiiii. Du dr'i'p/npprmcHt et de l'accroissement des vaisseaux sanguins. Arch. de dhysiol. 1874.

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