‹ Le circulation et le poulsChapitre 243 sur 669 · VARIATION DES PRESSIONS · texte numérisé non relu

VARIATION DES PRESSIONS

éviter de laisser en position déclive un organe enflammé, congestionné, comme la main attaquée d'un panari, une jambe œdémateuse.

Les veines des membres inférieurs éprouvent les mêmes effets à un moindre degré, leur trajet étant en ligne droite, du moins pendant la station; mais si la station se prolonge, les pieds finissent encore par se gonfler. Du reste, quelle que soit leur résistance, elles faiblissent avec le temps et la dilatation de leurs parois les rend plus ou moins variqueuses.

Pourtant les véritables varices, celles surtout qui surviennent à la force de l'âge, exigent une autre condition pour se conduire ; c'est \ inflammation et le ramollissement des parois qui ■•leur enlève une grande partie de leur tonicité normale.

Après la mort, l'action de la pesanteur reprend tout son empire et détermine l'accumulation du sang veineux dans les parties déclives du cadavre ; elles prennent alors une teinte violette, livide, qui tranche singulièrement sur la pâleur générale du corps.

Variation des pressions. — Tant que les variations de pression ne sont pas très considérables, leur répartition sur toute la surface du corps y maintient une sorte d'équilibre, qui en efface la première influence. Mais lorsque les variations sont fortes, comme dans l'ascension des hautes montagnes ou en ballon^ l'équilibre est rompu; la pression de l'air sur les capillaires étant diminuée, les veines privées de ce point d'appui se laissent distendre parle cœur et les artères, dont les battements par la même cause sont devenus au contraire plus énergiques, puisque la compression subie par ces organes diminue.

Bientôt les petits vaisseaux veineux engorgés cèdent et se rompent, d'abord sur les muqueuses^ en produisant des hémorrhagies nasales, oculaires, auriculaires, puis dans l'épaisseur des organes par de véritables apoplexies pulmonaires ou cérébrales.

Dans tous ces cas, les capillaires et les petites veines cèdent les premiers.

Lorsque la pression atmosphérique s'élève, les phénomènes ont lieu en sens contraire, mais le résultat est à peu près le même. En effet, la pression comprimant tous les capillaires, ceux-ci n'admettent presque plus de sang, mais le sang rejeté dans les gros vaisseaux les dilate parfois au point de les rompre.

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