ACTION DES VASO-MOTEURS SUR LE CŒUR
seaux qui nous servira de guide, rappelle que SCHIFF de Florence, en 1853, démontra l'existence des vaso-moteurs dans la langue, en même temps que Cl. Bernard, par la section des nerfs lingual et hypoglosse, découverte qui fut confirmée par Vulpian, dont les belles recherches ont si fort contribué à faire avancer la science des vaso-moteurs. Mais l'on ne tarda pas à les retrouver aussi dans les organes internes.
ACTION DES VASO-MOÏEUES SUR LE CŒUR Eï DU CŒUR SUR LES VAISSEAUX.
Action des vafso-motenrsi sur le cœur. — LUDWIG et CYON,
en électrisant le bout supérieur des nerfs dépresseurs (nerfs centripètes sensibles),, produisirent un abaissement considérable de la pression intrà-artérielle avec ralentissement des mouvements du cœur. Cet abaissement de pression est dû à une dilatation de tous les capillaires du corps, par affaiblissement du tonus vasculaire,etle ralentissement cardiaque provient de l'affaiblissement du tonus du cœur lui-même. La théorie de Marey est ici battue en brèche,, car il prétend que la dilatation des capillaires, en diminuant la pression du sang sur le cœur, doit augmenter le nombre de ses pulsations^ tandis qu'ici nous les voyons se ralentir.
Il faut donc admettre avec vulpian, avec pidoux et autres célèbres physiologistes, que les modifications circulatoires ne sont pas seulement à' ordre mécanique, mais qu'elles proviennent de l'acte même de l'appareil innervant du cœur et des phénomènes d'innervation générale qui en résultent dans le bulbe rachidien ; c'est-à-dire qu'elles relèvent de l'ordr>e vital.
Ainsi, par exemple: dans le cas où la tension du sang dans le cœur est augmentée^ les extrémités endocardiaques des nerfs centripètes du cœur reçoivent une impression particulière qui est portée au bulbe, sans doute par le nerf vague; du bulbe, part alors une excitation centrifuge réflexe, qui est transmise au cœur par les nerfs accélérateurs.
nierf» vasculaires thoraciques. — Nous connaissons eocore bien peu de chose sur ce sujet, les recherches offrant de grandes difficultés.
pneumo-gastrique, le cordon sympathique cervical ou ses rameaux thoraciques qui fournissent les vaso-moteurs du Poumon ?
376 NERFS VASCULAIRES DES ORGANES âBDOMINAUX. '
D'où viennent ceux des artères bronchiques?
Quelle est la fonction du premier ganglion thoracique?
SAMUEL de Kœaigsberg appelle ce nerf un véritable noli me tangere^. Pourtant Claude Bernard ^ démontré la présence des vaso-moteurs dans la.plêvre et le poumon par l'excitation du cordon thoracique. Il en est de même pour les nerfs vasculaii'es du cœur.
Rien de certain sur ce sujet.
PANUM a confirmé ce fait qu'une irritation du pneumo-gastrique produit la contraction des artères coronaires et que sa section les laisse dilatées. Mais comme le cœur lui-même était alors atteint et partageait le premier ces modifications, il est impossible de rien conclure encore à cet égard
L'organe d'impulsion sanguine, le cœur, obéit aussi à deux ordres de nerfs : les uns excitateurs^ accélérateurs., issus do la moelle épinière ; les autres, modérateurs, émanant du pneumogastrique.
Merfs vasculaires des organes abdominaux. — Estomac. — Le nerf vague "paxoli être le nerf vasculaire de V Estomac ; Claude Bernard examinant la muqueuse gastrique à travers une fistule stomacale, la vit fortement rougir par l'excitation, puis pâlir par la section du pneumo-gastrique dans la région du cou.
PIMUS reconnut que l'expérience réussissait bien mieux quand on faisait la section au-dessous du nœud œsophagien.
S'il en était ainsi, il faudrait en conclure que le pneumo-gastrique reçoit les filets sympathiques dans son passage à travers la cavité thoracique.
Intestin. — Claude Bernard a reconnu les vaso-moteurs du mésentère et de Vintestin en sectionnant les filets du plexus solaire. BUDBE répéta les mêmes expériences. Samuel de Kœnigsbcrg a observé que l'extirpation du plexus cœliaque déterminait une hypérémie tellement forte des muqueuses stomacale et intestinale qu'elles devenaient d'un pourpre foncé. Enfin Vulpian, à son tour^ démontra l'existence des vaso-moteurs dansl'intestin etle mésentère, en électrisantle nerf splanch-
' Samukl. Principes fondarneiit. de l'hist. du st/st. 7ierv. nutritif. J. de physiol. 18G0, t. m, p. 578.
- Panum. Untersuch. ii. o. momenle die einfluss. auf die Herzbew. Haben. Jahi'b. c 148.