TONUS VASCULAIRE GÉNÉRAL. CONTRACTION MOYENNE
Le vaste système des vaso-moteurs, comme le cœur lui-même, n'est jamais en repos. Son état normal est un certain degré d'excitation continue, comme s'il était constamment traversé par un léger courant électrique. Cette demi-contraction, les physiologistes la nomment : Tonus vasculairc ou contraction moyenne. Son rôle est de lutter sans cesse contre la pression du sang. Cette activité, lorsqu'elle est exagérée par l'influence d'un excitant (froid, électricité, douleur, etc.), dé- , termine le resserrement des petits vaisseaux. C'est elle qui resserre les artères après la saignée, et qui va jusqu'à les vider après la mort. Mais, à ce moment, ce n'est plus simplement la demi-contraction, c'est une excitation générale et dernière de tout le système sympathique, qui se produit dans tous les organes, avec une grande énergie.
Quand ce tonus est diminué, les petits vaisseaux se dilatent. Mais comment ce tonus est-il diminué? Est-ce par une paralysie? Ou serait-ce par l'influence d'un autre ordre de nerfs, dont l'action deviendrait prépondérante? Là surgit une nouvelle question, celle de l'existence des nerfs vaso-dilatateurs.
NERFS VASO-DILATATEURS.
Il semble inutile au premier abord d'admettre deux sortes de nerfs : les uns constricteurs, les autres dilatateurs. En effet, puisque les divers excitants peuvent provoquer la constriction des vaisseaux, ou bien la diminuer, puis l'épuiser jusqu'à la paralysie, le mécanisme en est tellement simple qu'il paraît vrai.
Mais l'expérimentation nous apprend que les choses se paa^ sent autrement. En effet, si l'influence exercée p&r les nerfs vaso-moteurs sur le calibre des vaisseaux est incontestable, on reconnaît bientôt que cette influence aboutit à deux effets antagonistes.
Parmi ces nerfs, les uns déterminent, quand ils sont irrités, la constriction des vaisseaux auxquels ils se distribuent, d'autres