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HORLOGE DU POULS ET SPHYGMOGRAPHE DE SOMMERBRODT

C'est une modification de V angiographe de Landois, mais au

Fig. 84. — Spliygmographe de Sommerbrodt. ' Sommerbrodt. Ein neuer sphygmograph und neue beobachtungen an den puis curven der radial arterie. Breslau, 187 .

40G SPKYGMOGRAPHE DE DUDGEON.

lieu d'un levier à deux bras équilibrés il n'en existe qu'un ; la pression sur l'artère est plus forte et deux tuteurs latéraux empêchent le déplacement de l'appareil.

Au moyen de son instrument, SOMMERBBODT a démontré que la ligne d'ascension comme la ligne de descente présente des courbes saillantes et rentrantes normales qui expriment les oscillations produites par la dilatation de la paroi élastique de l'artère radiale.

•uimdniom 9JlyO «jjfig- — Détails iaténeiirs.

Sommerî)r8dt a âisposé l'un de ses appareils sous forme de montre; le levier indicateur, au lieu d'écrire le pouls, tournecirculairemenf autour d'un cadran, divisé en 30 deg-rés, comme une aiguille de montre indiquerait les heures.

C'est un instrument plus curieux qu'utile.

•iîiiOll ui-Ui^ ^''•"■■SPHYGMOGRAPHE de DTJDGBON ^

Ce sphygmographe, le plus petit que l'on puisse inventer, est cependant très complet ; on peut l'appliquer debout^ assis ou

' SCHLiEP. Sur le sphygmographe de Dudgeon. Berliner Kliuische Wochensch. 1881. 27 décembre. ' '

SPHYGMO&RAPHE DE FICK ET ZADEK.

couché; il est muni d'un petit dynamomètre qui indique à la fois la pression du bracelet et la pression sanguine ; il grandit les pulsations de cinquante diamètres. Son défaut est d'être un peu pesant, malgré sa petitesse, et comme il n'appuie que sur une base étroite, il se déplace facilement.

Fig. 83, — Sphygmographe de Dudgeon. ■ SPHYGMOGRAPHE ET CARDIOGRAPHE PAR FICK ET ZADEK

Zadek en donne la description suivante ;

La partie essentielle de l'appareil consiste dans un petit tube en T renversé a, dont la branche verticale est enchâssée dans une bordure en métal et fermée par une membrane de caoutchouc très fine, lâchement tendue. Sur cette membrane repose une perle de verre, à laquelle est fixée une tige c qui traverse le long bras du levier e, levier dont l'axe est maintenu d'une manière mobile dansla cheville y. Le court bras du levier porte à son extrémité un petit cylindre creux g, dans lequel vient s'ajuster le ressort en spirale Ji^ quipeut être raccourci et tendu, au moyen de la vis — Grâce à ce ressort, le long bras du levier, de même que la tige c, peuvent être pressés sur la boule en verre et sur la membrane en caoutchouc fermant la branche verticale du tube en j[. Par cette disposition, les chocs qui affectent la membrane de caoutchouc, qui la font bomber^ et qui sont

' Zadeiv (Ignatz). Zeitsclriftfar Klinische medicin. Berlin 1881, p. bô9, 116.

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transmis au levier par la perle de verre, sont perçus fidèlement; car le ressort en spirale tendu empêche les vibrations propres de

tous ces éléments en contact, et cela d'autant mieux que la tension donnée au ressort est plus grande. — Les extrémités de la branche horizontale du tube en x sont en communication avec des tuyaux en caoutchouc dur et épais, dont le plus court peut être fermé par une vis à pression l. Par ce tuyau court, on peut remplir d'eau tout Tappareil. On peut mettre le long tuyau en communication avec la lumière d'une artère, et faire servir ainsi l'appareil de manomètre.

Mais^pour enregistrer les pulsations d'une artère fermée, on a besoin d'un second appareil ; c'est une capsule recouverte également d'une membrane en caoutchouc, formant une espèce de tambour en rapport avec le longj tuyau, et rempli d'eau comme tout le système. Il faut que la membrane en caoutchouc formant la capsule s'applique exactement sur le tissu, car sans cela, comme les artères sous-jacentes se dilatent pendant la diastole et que la membrane de caoutchouc se bombe, la partie non hermétiquement appliquée se bombera dans un sens contraire et la membrane qui ferme le tube en j^, ainsi que la perle de verre et la tige, seront beaucoup moins poussées en haut. En outre, si le ressort en spirale était trop fortementtendu, il ne se produirait pas de tracé. Il faut aussi veiller à ce que la

SPHYGMOGRAPHE DE FICK ET ZADEK. 409

tension ne devienne point trop considérable, et qu'ain-si la membrane du petit tube ne soit trop bombée. On y remédie en relâchant un peu la vis de pi-ossion du court tuyau. Pour épargner remplissage et l'évidage fréquents de l'appareil, on met le court tuyau en communication avec un entonnoir fermé par une membrane de caoutchouc. Cet entonnoir forme un réservoir dans lequel, lorsque la tension trop faible du système l'exige, on prend la quantité d'eau nécessaire, et qui reçoit, dans le cas contraire, la quantité d'eau excédante. Après avoir établi la tension nécessaire, on ferme la vis de pression, pour interrompre la communication du spliygmographe avec le réservoir. La transmission des pulsations se fait comme dans Fhémodynamomètre de Naumann; mais on peut aussi l'opérer en se servant d'un levier à ressort du pouls, au lieu de la capsule décrite plus haut ; l'on transmet alors les mouvements du levier par la capsule du sphygmographe.

L'appareil est reproduit dans la figure 2; il estcontruit d'après les principes de celui de Marey.

La table a sert à fixer la main. Elle porte non seulement le sphygmomètre, mais aussi le levier du pouls et la capsule de transmission. La colonne de laiton d sert de support au levier du pouls, elle est fixée sur la branche montante de la table. Sur cette colonne peut monter et descendre une éclisse fendue, j^une seconde, g, est fixée par une vis à la première. L'extrémité de cette seconde éclisse forme le support pour l'axe du levier, dont l'extrémité se termine verticalement en bas par une tige qui porte la pelote du pouls. En haut, le ressort en spirale i presse sur l'extrémité supérieure du levier, c'est-à-dire sur la pelotte du pouls. Ce ressort est donc situé entre l'extrémité inférieure du levier portant un petit cylindre creux, et la vis creuse K; il est traversé, ainsi que la vis K, par une tige l, se terminant par une plaque en haut, et en bas, mobile dans une charnière au fond du petit cylindre creux de l'extrémité du levier. Cette disposition rend verticales les excursions de la tige. La capsule m, que la plaque vient toucher par suite des oscillations de la tige, est en communication avec le sphygmographe par le tuyau n, et fixée d'une manière mobile à la colonne o, qui est supportée par l'éclisse g. La vis sert au placement exact de la capsule.

Pour appliquer le levier du pouls, on fixe le bras entre

410 SPHYGMOGRAPHE DE FICK ET ZADEK.

les deux branches de la table et l'on entoure la main d'un ruban en caoutchouc B. Il est avantageux de mettre dans la main un corps pesant. Après la fixation du bras, on porte la

.d.KKjtq a lit nu

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, ^ Fig. 87. — Splivgmographe de Inck et Zadek.

pélotte sur la partie correspondante à la meilleure position de l'artère et on la maintient en tournant la vis. On donne ensuite an ressort en spirale la tension nécessaire pour permettre au levier les plus grandes excursions. Si le ressort ne convient pas au cas donnée il faut desserrer la vis iT, enlever le ressort et le remplacer par un plus fort ou plus faible. Pour que le choc contre la membrane soit perçu pleinement par le sphygmographe, il est nécessaire que la membrane de la capsule soit poussée par la plaque de la tige l, de manière que sa convexité soit tournée du côté du sphygmographe ; alors le volume de la capsule devenant plus petit, la membrane en caoutchouc du sphygmographe se bombera. Cette diminution de la capsule ne se produirait pas si la membrane qui la ferme était assez lâche pour permettre à la zone périphérique de se bomber à l'extérieur^ tandis que la plaque de la tige la comprime au milieu. Pour éviter cet inconvénient, on recouvre la membrane de caoutchouc qui ferme la capsule m d'un tissu de soie ; cette soie empêche la

SPHYGMOGRAPHE DE FICK ET ZADEK. 411

proéminence latérale de la membrane et amortit ses vibrations propres. Quant aux vibrations du milieu de transmission, c'està dire de l'eau, il ne peut en être question, car cette eau est renfermée entre deux plaques dont les vibrations sont amorties pour l'une par un ressoi-t tendu, et pour l'autre par la plaque de la tige et par la soie.

Pour obtenir un tracé assez grand, il faut allonger la courte, branche du levier de la figure 1 . On peut prendre le tracé au noir de fumée ou avec de l'encre.

On fait l'allongement du levier avec une plume en verre, ayant la forme d'une pipe m (figure 1) qu'on fixe d'une manière mobile de la façon suivante :

A l'extrémité du levier d (figure 1), on ajoute une mince tige courbée à angle droit, se terminant par un petit tube en verre o, sur lequel est fixé un dé de liège n que traverse la plume de verre. De cette manière, la plume est mobile sur la tige, et la moindre inclinaison de celle-ci fait que la plume de verre s'applique, par son propre poids, sur la surface qui reçoit le tracé.

Il est donc superflu de conduire la plume avec un fil à plomb, et par la plus petite inclinaison on réduit au minimum le frottement produit par l'écriture. L'extrémité de la plume en verre est recourbée également à angle droit pour que la pointe écrivante repose perpendiculairement sur la surface qui reçoit 'tei tracé. ;i

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' Ce spliygmographe peut servir aussi à la démonstration graphique du choc du cœur. Si ce choc est perceptible, il suffit d'appliquer la capsule revêtue d'une membrane do caoutchouc sur la région cardiaque, et de la mettre en rapport avec le sphygmographe. Mais cette méthode n'est applicable qu'à uîi petit nombre de cas ; elle présente en outre l'inconvénient que ce sont les mouvements d'une surface toujours plus large qui sont transmis au sphygmographe, et l'on n'est pas autorisé à considérer les courbes obtenues comme représentant les excursTons de la pointe du cœur dans le sens réel du mot. > , '

Cette considération engagea Zadek à construire un levier du «œur analogue au levier du pouls et approprié aux conditions

412 CAKDIOGEA.PHE DE ZADEK.

locales. La figure 3 montre la construction de ce levier et la manière de le fixer au thorax.

Fig. 88. — Cardiographe deZadek.

La pelotte à appliquer sur l'endroit oii le choc du cœur se fait sentir forme ici l'extrémité recourbée d'un levier à un bras, dont l'axe est fixé d'une manière mobile à la cheville c. Le levier est pressé également par un ressort en spirale, qui, pour la plus grande partie, est contenu dans la base e. Ce ressort peut être raccourci, c'est-à-dire tendu par la vis f. Comme dans le levier du pouls, une tige mobile surmontée d'une plaque traverse ce ressort, puis sa base cylindrique, et transmet ainsi les mouvements à la capsule dont la membrane en caoutchouc est recouverte de soie. La vis h sert à lui donner la position voulue. Ce levier du cœur est ajusté au moyen de la vis i h une lame à ressort assez solide, laquelle est fixée fortement à une tige en fer l. Cette dernière tige peut jouer dans une seconde en partie creuse m, et peut être fixée par la vis n. Enfin par le cylindre creux qui peut glisser sur une troisième tige o, ou y être fixé, tout l'appareil est mobile dans le sens vertical et horizontal. La tige o doit être attachée à une chaise si le sujet est debout, au lit s'il est couché. La lame k sert à maintenir le levier sur le thorax, qui est représenté dans la figure 3 par la courbe T. Par la tension de cette lame, la tige recourbée q, qui porte à son extrémité une lame de caoutchouc, est pressée contre les côtes et suit, autant que cette tension le permet, les excursions du thorax.

La pelotte repose, sans déplacement, sur l'endroit où on l'a appliquée, et suit les chocs du cœur. Ce mode de fixation est plus sûr que celui des ligatures; il exige un seul point d'appui; les

SPHYGMOGRAPHE A AIR DE GRUNMACH. 413

parties molles sous-jacentes re?teat dans leur situation naturelle.

Cylindke tournant. Le cylindre a 15 centimètres de hauteur sur 48 de circonférence; il est mis en action par un cordon venant d'un ressort d'horlogerie. La régularité du mouvement provient de ce que le tambour tourne avec très peu de frottement dans la cheville, et son poids corrige les petites irrégularités.

On peut changer la vitesse do rotation en modifiant la position ou la surface de l'aile régularisatrice.

SPHYGMOGRAPHE A AIR DE GRllNMACH

En 1876 GRUNMACH fit construire, par Windler de Berlin, un appareil ayant la plus grande analogie avec celui de Meurisse et Mathieu, mais dont le second tamhour, au lieu d'être horizontal, est vertical; il communique le mouvement en sens contraire à la plume, qui, au lieu de se soulever avec peine et

Fig 89. — Sphygmographe de Grumnach.

' Grunmach. Veher, den polygraphen. Berlin. Kliuic. Woclieuschr. Jahrb. 18 p. 473.

414 SPHYGMOGRAPHE DE MAHOMED.

de retomber subitement par son propre poids, doit suivre plus facilement, plus régulièrement les mouvements de systole et de diastole en agissant sur une surface horizontale, ^ C'est là son principal mérite. •.;:,riu.-i»f: ... ,,f , \ 'y,

HiEMARUMASCOPE DE WHITE.

A. WHITE donna en 1877 le nom d'htemarumascopc (A^a sanff, pù^ia circulation, gy.o-stv regarder)^ à un ingénieux petit appareil qui se compose d'un tube de petit calibre comme celui d'un thermomètre, recourbé deux fois sur lui-même et libre à ses deux extrémités. Celle qui est appliquée sur le vaisseau se termine en forme d'entonnoir. Le tube contient dans sa courbe inférieure une goutte d'alcool coloré avec du rouge d'aniline, et additionné d'un peu d'huile essentielle, pour faciliter le glissement. Cette goutte forme un index, dont le déplacement rend appréciable les plus faibles oscillations.

-lîiii 8;idi|,iv. Fig. 90. — Hœmarumascope de White.

C'est un spliygmoscope réduit à sa plus simple expression, dont l'index ne s'écoule pas, à cause du petit diamètre et^e la double llexion du tube, et dont l'ampoule voit sa membrane absente, remplacée par la peau même du malade sur laquelle on l'applique fortement. Cela est un avantage, car la membrane élastique offre toujours des résistances qui modifient le mouvement. Mais l'adhérence de l'index aux parois, c'est-à-dire son attraction capillaire, diminue sensiblement aussi la délicatesse de ses indications, surtout pour tout ce qui a rapport aux dicrotismcs.

SPHYGMOGRAPHE DE MAHOMED,

Le sphygmographe de MAHOMeD est une modification de celui de Marey.

C'est celui qu'on préfère en Angleterre, L'avantage de cet instrument est qiie le degré de pression employé peut être calculé très régulièrement. Il est enre-

* WiiiTE (Octav. A.) The Uxmanmascope. The amcric Joiiru. of medic. science. Juillet 1877.

SPHYGMOGRAPH?: DE KEYTH. 415 gisli'é sur un cadran. Et la pression est appliquée au ressort qui reste sur l'artère au moyen d'un excentrique.

Il est nécessaire, en employant l'instrument de Mahomed, de placer l'avant-bras sur une base rembourrée ; l'instrument est alors appliqué à l'avant-bras et retenu au moyen d'un ruban.

Fig. 91. — Spliygmographe de Mahomed.

SPHYGMOGRAPHE DE KEYTH.

L'instrument employé par le docteur keyth a été inventé et publié par lui en 1876. 11 consiste en deux spliygmographes uniformes et un cbronograpbe combinés en un seul appareil, de manière que l'un écrit son résultat au-dessous de l'autre sur la

même carte fumée. lUrrrnn'f >nl> ■^■.'.'orf,

Les spbygmographes reçoivent les pulsations au moyen de membranes élastiques et une colonne d'alcool soutenue entre deux membranes aboutit à un second tambour qui met en action le levier inscripteur. \

Le cbronograpbe marcbe par un mécanisme d'boilogerie> il inscrit des cinquièmes de secondes.

Par le moyen de ces instruments combinés, les pulsations de deux points différents peuvent être simultanément tracées, leurs caractères étudiés^ comparés, et leurs relations de temps déterminées.

La figure 92 montre le principe de l'instrument; les détails de construction ont été, depuis, légèrement modifiés parl'inventeur. Ladescription complète en a été donnée dans le N. Y. mecl. Journ. janvier 1876, p. 26, et février 1878. -'' ^

SPHYGMOGEAPHE PASSIF DE BRONDEL.

Fig. 92. — a. Base. — b, Tube élastique. — c, 3 Cran d'arrêt et de marche. — dd, Tubes latéraux. — e, Coupe latérale. • — f, Tube transversal en croix. — g, Réservoir. — h. Tube index. — j, Moyen pour joindre l'index au tube eu croix. — k. Disque tête vissé sur la cupuie latérale. — /, Aiguille, dont la tête est fixée au centre du disque et la pointe logée dans le cône creux. — m. Cône creux. — n. Levier traceur, mobile sur pignon o. — o. Pignon. — r. Ecrou pour l'ajustement horizontal et vertical du levier, — s, Ecrou pour l'ajustement horizontal du talon de l'aiguille. — t, Appareil du mouvement: 1 dévidoir. 2 détente. 3 régulateur de vitesse. — u, Appareil de course. — v, Glace noircie pour inscrire le tracé. — //>, x, Colonnes de support. — y. Base de l'appareil.

Fig. 92. — Sphygmographe de Keyth.

SPHYGMOGEAPHE PASSIF DE BRONDEL.

En 1878, BRONDEL, (le Brest, médecin distingué de la marine, apporta d'importantes modifications au sphygmographe de Marey, dont il fit un appareil tout nouveau. Grâce à ces perfectionnements, l'auteur a remédié à plusieurs causes d'erreur ; ainsi le curseur, qui avait l'inconvénient de faire varier la pression exercée sur l'artère, a été supprimé et remplacé par deux cylindres verticaux, animés d'un mouvement de rotation cons-

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