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C. Un sphygmoscope à mercure

Etudions séparément chacun de ces appareils. A. Moteur. Celui-ci se compose :

1° D'un pied conique solidement établi, support de l'instrument.

2° D'un mouvement d'horlogerie fournissant une demiminute de course, soutenu verticalement sur le pied précédemment décrit. En arrière du mouvement se trouve la détente, qui commande la marche ou l'arrête à volonté par une simple pression.

3° D'une pince mobile virant horizontalement autour d'une tige qui s'élève à côté du mouvement. Elle permet d'approcher à volonté du cylindre le tube de verre du sphygmoscopc. On peut ajouter une deuxième ou une troisième pince et soutcnk deux ou trois tubes, si l'on veut faire agir deux ou trois ins" truments à la fois sur les deux radiales d'un même malade, oU pour explorer le cœur et le pouls simultanément.

Des rainures triangulaires indiquent sur la pince la pldce

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des tubes de verre et les fixent d'une manière solide au moyen d'une vis.

tig- 100. Sphygmographe Ozauam. — A. Tube de verre. — B, Tube de caoutchouc, — C, Ampoule à mercure. — Z), Index dynamomètre. — £, Cylindre — P. Bobine. — G. Aimant. — H, Aiguille. — /, Ressort tenant le papier. — J, Mouvement. — K, Tige glissante pour l'aimant. — L, Papier. — M, Tracé.^

Du côté opposé à la vis se trouve un remontoir qui permet de remonter le mouvement pendant sa marche et de la rendre aussi longue qu'on peut le désirer pour les expériences de physiologie.

B. Csriiudrc. — Il comprend :

1° Un cylindre principal de cinq centimètres de hauteur sur

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4 de diamètre, creux à l'intérieur, mais muni au centre d'un tube creux tournant sur iine longue pointe d'acier, qui, lixée sur le pied, pénètre dans toute la longueur du tube. Cette disposition permet de faire mouvoir un cylindre assez lourd avec un mouvement très délicat, le poids étant soutenu par le pivot d'acier. Cette invention est due à un habile ingénieur, M. Perrot, qui a bien voulu m'aider de ses conseils.

Au-dessous du cylindre^ une petite roue dentée verticale se met en communication avec le moteur qui lui imprime la rotation par l'intermédiaire d'un pignon horizontal également denté.

La vitesse est d'environ quinze millimètres par seconde, un mètre par minute.

2° Un aimant vertical, soutenu par une pince, plonge dans le grand cylindre, restant libre de tourner horizontalement et de prendre la direction préférée; on peut l'élever ou l'abaisser, car il tient à une tige qui se meut à frottement dans le tube déjà chargé de soutenir la pince.

Cet aimant est une des parties les plus importantes de l'appareil; il est destiné à attirer à travers les parois l'aiguille d'acier, qui viendra osciller à la surface du cylindre, l'attirant assez pour lui permettre d'écrire, pas assez pour l'immobiliser.

3° Une bobiue destinée à enrouler le papier inscripteur^ située derrière le cylindre. Elle est soutenue par une tige coudée à angle droit et fixée aux parois du tube principal.

On peut ôter cette bobine lorsque l'on ne se sert que d'un papier court.

G. Le spliygmoscope, ou baromètre de la circulatiôn, mesure toutes les variations, toutes les nuances de la marée sanguine.

Il se compose de neuf parties : 1° une ampoule ; — 2° un régulateur ; — 3° un tube de caoutchouc ; — ■ 4° un tube de verre ; — 5° une fermeture ; — 6° un bracelet ; — 7" un liquide ; — 8° un flotteur ; — 9° une plume.

Passons rapidement en revue ces éléments divers : 1° L'ampoule ou réservoir mesure un diamètre interne dé 0*15 sur 0"010 de hauteur. Elle peut être en verre, en acier ou en cuivre nickelé; elle se ferme à sa large ouverture par une membrane de caoutchouc très mince, l'autre extrémité s'effile en un hihe de O'"004 de diamètre interne sur 4 centimètres de longueur. 2'' Le régulateur est formé par un tube à spirale extérieure

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très allongée, qui, tournant librement autour du tube métallique, fait monter ou descendre à volonté un écrou qui soutient le bracelet et permet ainsi de donner la tension désirée.

3° Le tutoe de caoutchouc, de O^jSO de longueur sur O'"002 de diamètre interne et à fortes parois, vient d'une part s'attacher au tube de l'ampoule au-dessus de la vis ; de l'autre il reçoit le tube de verre. Ses mouvements souples' permettent de diriger l'ampoule dans tous les sens, de l'appliquer sur tous les organes dans toutes les positions sans difficulté ; c'est là un des grands avantages de notre instrument.

4° Le tube de verre, qui fait suite à celui de caoutchouc, sert ^indicateur ; il permet de voir onduler le liquide, comme si le sang lui-même était visible à travers une artère transparente. Sa longueur est de 0"08; son diamètre interne de 0'°^002; il pénètre de O^Ol dans le tube de caoutchouc et se fixe entre les mors de la pince. Une dilatation en entonnoir occupe son extrémité supérieure; elle remplit deux buts: le premier, de^ pouvoir recueillir dans l'appareil les molécules de mercure qui s'élèvent séparées du reste de la colonne quand on chasse l'air introduit par mégarde, c'est un diverticulum; — le deuxième but est de servir de support à la fermeture.

5° La fermeture. — Elle consiste en une petite ms à.e,pressoir^ dont le cône vient s'enfoncer dans l'ouverture centrale d'une cupule d'acier qui recouvre le diverticulum d'une petite calotte protectrice.

6° Le bracelet. — On le fabrique simplement avec le tissu de caoutchouc dont on fait les jarretières. Longueur: O^SO, largeur: 0"'02S ; à 6 centimètres de son extrémité, une boutonnière s'ouvre, destinée à recevoir l'écrou de la vis régulatrice ; plus près encore du bout, se trouve fixée une boucle destinée à serrer le bracelet, une fois l'ampoule convenablement posée. L'élasticité du bracelet permet encore de déplacer l'ampoule, en la soulevant lorsque la position n'a pas été normalement prise. Elle a aussi l'avantage de ne point interrompre la circulation dans les vaisseaux du bras.

7° Le li«iuide. — Nous avons choisi le mercure, à cause de sa densité, qui lui permet de supporter un flotteur; il laisse au tube sa transparence. — Son incompressibilité, nous l'a fait préférer à l'air, qui, pour des mouvements d'une telle délicatesse, perd sa fidélité, lorsqu'il doit transmettre les mouvements entre les deux

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membranes qui lui servent de cloison. On introduit facilement I& mercure dans l'appareil en faisant le vide par une pression de la pulpe du doigt sur la membrane qui ferme l'ampoule, tandis que l'orifice est plongé dans un vase de mercure, et la juste mesure se reconnaît sans peine, lorsque, le tube de caoutchouc étant plié en deux, l'ampoule affleurant l'autre bout du tube de gomme élastique, on aperçoit le mercure commençant à paraître à travers le tube de verre.

8° Le flottcnr. — 11 se compose d'une tige droite et rigide, de 0"" 06 de longueur sur 0"" 001 de diamètre; une perle s'enchâsse à l'extrémité destinée à flotter sur le mercure, tandis qu'à l'autre bout vient s'attacher la plume. La tige peut être faite en paille, en roseau, ou mieux encore en fibres du palmier Piassaba (Attalea funifera: Martins), dont onfait lesbi'ossesde balayeuses mécaniques. Ces fibres élastiques et droites offrent toutes les qualités réunies, afx^tr^n ,«î =>h

9° La plume. Elle se compose d'une lamelle d'acier extrêmement mince de O" 01 o de longueur, attachée par un bout à la tige et taillée en angle à base inférieure à l'autre extrémité. Sur cette lame, on colle avec une goutte de collodion un petit triangle de sureau ou de peau très fine, le côté dépoli tourné en dehors, la pointe dépassant un peu le triangle d'acier.

.Çatte aiguille, lorsqu'elle flotte librement sur le mercure, est attirée par l'aimant, à travers l'épaisseur du papier et du cylindre, et imprime sur le papier le tracé du pouls de la manière la plus élégante, la plus parfaite.

Kncrc. — Toute espèce d'encre peut servir, pourvu qu'elle soit bien fluide; mais il est préférable d'employer des encres noire, violette ou bleue à'aniline, à cause de leur fluidité parfaite et parce qu'elles ne rouillent pas les plumes.

Quand un triangle de peau trop durci ou trop usé n'écrit plus,, on le remplace par un autre, sans dépense appréciable.

Papier. — Tout papier peut servir, mais il est bon de le prendre bien lisse. Il est inutile d'avoir recours au papier porcelaine si coî^teux, nécessaire aux anciens sphygmographes.

Pour se servit' de l'appareil, il faut :

A. — Poser la boîte sur une table ou un plan horizontal, puis

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mettre l'instrument sur la boîte, car il doit être plus élevé que le bras sur lequel on agit, et visser le tube de verre dans la' pince, la fermeture étant débouchée. " nft aqiwqfil

B. — Préparer la bande de papier sur le cylindrè.-'^'^'''*^ ^ ^"f'

C. — Placer le malade assis, l'avant-bras écarté 'diîédr|)§', êt reposant sur la table devant l'appareil, la main lui tournant sa face dorsale et le poing fermé. 1^ '^^ .aupiJv.i.iu Qmmog

D. — Mettre l'ampoule sur l'artère etbôùclèïlëfeacélétaMÔur du poignet.

E. — Faire agir la vis du régulateur jusqu'à ce qu'on ait' déterminé la plus belle pulsation. àss.jrio

F. — Poser délicatement la plume chargée d'encre dans''^îe'iubé de verre.

G. — Rapprocher la pince du papier, juste assez pour que la pointe de la plume en effleure le bord. ' oj^i, ;

H. — Tourner l'aimant en face de la plume. ^^^"^'^-^ ?¥}h'^r)

I. — Lâcher la détente pour arrêter ensuite quand on a obtenu la longueur de tracé que l'on désire.' '^^ * ^ •--''^ jo/mii jiitjiii

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