FACULTÉ D'ACCOMMODATION DE LA TENSION SANGUINE
est absorbée, le reste arrive aux veines qui le ramènent au cœur.
2° Fréquence et inteusité des battements du cœur. —
Après V intermittence d'action du cœur, source première de toute circulation, la fréquence et Vintensité des contractions cardiaques sont les deux grands facteurs qui font osciller Impression sanguine dans les artères.
Quand les mouvements du cœur sont lents et énergiques, les maxima et minima de la pression sont extrêmes; car l'artère se remplit au summum et se vide entièrement. Aussi, quand les contractions cardiaques sont très lentes, les pulsations peuvent se faire sentir même dans les capillaires et les veines.
Quand les battements sont très fréquents, les maxima et minima de la pression s'écartent moins de la moyenne. Mais celle-ci, même avec des contractions peu énergiques, est supérieure à celle qui se produit avec les battements cardiaques lents, et \e point de tension constante se rapproche davantage de celui du cœur. La pulsation monte aussi haut, mais elle descend moins bas, rencontrant en route une deuxième pulsation naissante qui arrête son évolution rétrograde et la rapproche de la ligne droite.
Variation de la pression du sang dans les ventricules et LES VAISSEAUX. — La prcssiou sanguine est à son summum au ventricule, puisque c'est là le point d'origine de la force impulsive.
De là, elle va en diminuant dans les artères, à mesure qu'on s'éloigne du cœur ; au niveau des capillaires, la pression peut s'estimer à la. moitié de la force totale. Elle faiblit encore lorsque le sang remonte dans les veines; et^ dans celles-ci, la pression varie en sens contraire de la pression des artères. Elle diminue, à mesure qu'on se rapproche du ventricule droit. Au niveau de l'oreillette, elle s'accuse à peine par 4 ou S"" HG.
Faculté d'accommodation de la tension sanguine. — La pression du sang dans le vaisseau est une cause de stimulus pour la contractilité vasculaire. Lorsqu'une cause étrangère vient à modifier la pression des vaisseaux, la contractilité de ceux-ci se proportionne rapidement aux nécessités de la situation, et l'équilibre se rétablit. Ainsi les sujets qui, après une longue maladie passée dans la position horizontale, se lèvent pour la première fois, éprouvent la syncope des convalescents j parce que