INFLUENCES PHYSIOLOGIQUES
Variations diverses de la tcusiou artérielle. — La tension des artères, et par conséquent leur diamètre, varie aux différentes heures du jour; à l'instar du pouls, de la sécrétion de l'urée et de l'acide carbonique.
VIERORDT * et ABERLE ^ out démontré expérimentalement que la radiale est plus large le soir que le matin. La différence de diamètre peut aller jusqu'au double, le plus souvent elle n'est que de \ ou \. Basch a obtenu des résultats analogues.
Le froid augmente la pression sanguine, en resserrant les capillaires et rejetant une portion du sang dans les autres vaisseaux.
Ainsi une grenouille refroidie, au lieu de 60 pulsations à la minute, finit par n'en donner que six.
La clialcur, au contraire, abaisse la pression. Fleury a vu
< ViERORDT. Archiv. fur physiol. Heilkuude. 1856. t. XV, p. 574. ^ Abekle. Die messung der arteriendurchmesser am lehenden mensche > Tiibingue, 1856.
dans l'étuve le pouls monter- de 48 à 145. La circulation suit les mêmes oscillations.
Tous les clïoi'ts, Xditoux, la course, la gymnastique augmentent la dépense du sang et diminuent d'autant la tension vasculaire ; le pouls devient plus fréquent.
Toute compressiou diminue, même momentanément, la résistance des capillaires ; aussi, quand on cesse la compression d'une artère, les pulsations deviennent plus fortes qu'avant l'expérience ; mais cette augmentation d'amplitude ne se produit que dans le département vasculaire qui a été temporairement anémié.
La compression de toute grosse artère, mais surtout de l'aorte ou des deux fémorales, augmente la tension vasculaire, en rejetant dans le torrent circulatoire tout le sang qui devait traverser ces vaisseaux. Le pouls se ralentit.
CHAUVEAU, expérimentant sur le cheval, comprima Paorte avec la main introduite dans le rectum et vit le pouls baisser de 50 à 35 pulsations.
L'attitude exerce encore une grande influence sur la tension vasculaire. C'est ainsi qu'un homme debout donnera 79 pulsations, assis 70, et couché seulement 67.
La déclivité accélère le pouls, en diminùant la pression de toute l'action de la pesanteur.
Aliaîssemeut de la teuiiiiou daus les or^aucsi euflaiumés.
A. — Alison ' a fait voir que la force élastique des artères est moins grande dans les parties atteintes d'inflammation ; aussi ces artèi-es se laissent-elles distendre par le sang, la tension y devient très faible et se traduit par une pulsation sensible, douloureuse, et parfois visible.
B. — Dans l'opération de la trausfusîou du saug, la tension artérielle augmente, le pouls devient plus calme, mais il arrive des transsudations à' hémoglobine dans les urines ^.