ÉTUDE DE LA LIGNE DE TENSION AIT SPHYGMOGRAPHE
Notre sphygmograplie, qui offre une grande ressemblance avec l'instrument de Basch, peut aussi jusqu'à un certain point rendre compte des variations de pression par les variations qu'il indique dans la ligne d'ensemble que nous avons vue naguère si régulière. Cette ligne de tension moyenne peut en effet : 1° s élever, — 2° s^ abaisser. — Tantôt la ligne d'ensemble ne fléchit qu'en uii point; — tantôt cette inflexion s'exerce sur un groupe de pulsations.
Si une seule pulsation fléchit, cela peut être au début ou à la
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fin de la diastole; si c'est au début, cela indique que l'artère s'est vidée rapidement, entièrement, et même subitement ;
si c'est à la fin de la diastole ; il faut en induire que l'artère se vide très complètement, mais péniblement et lentement avant de recevoir assez de sang pour recommencer, et, comme diagnostic^ il s'agit ordinairement d'un rétrécissement.
De même, la ligne de tension peut rester élevée au début de la diastole, ne baissant qu'avec peine, ce qui indique un pouls tendu ;
Fiy . 101. — Liyiic d'cuseuiLie progrussivumeiit. dcsceudaDle.
TENSION SANGUINE TOXIQUE OU MÉDICAMENTEUSE. 479 OU se relever depuis ce point jusqu'à la systole suivante :
Fig. Ib2. — Ligne d'ensemble ascendante.
OU bien encore rester élevée pendant tout l'intervalle d'une pulsation, ne tendant à baisser qu'à la pulsation suivante, ou même après plusieurs pulsations.
Fig. lt>3. — Ligue d'ensemble soutenue.
On observe surtout cette tension soutenue pendant l'effort intense qui oblige à retenir la respiration, et dans tous les cas où les capillaires se vident péniblement. C'est une courbe hêma- .tosique ou asphyxique.
,Fig. 164. — Tension de retîort.
Mais il est toute une série de cas où la ligne de tension fléchit ou s'élève sur une étendue plus ou moins vaste ; leur importance est grande, car il s'agit toujours de troubles graves, aigus ou chroniques, à la fois dans V hématose et dans le fonctionnement organique du cœur, surtout du cœur gauche tracés ci-dessus (fig. 160 — 163) en sont des exemples frappants.
TENSION SANGUINE TOXIQUE OU MBDIGAMENTEUSEyv,Qg.j^ f,^
, Tous les médicaments, tous les poisons ont une action plus ou moins directe sur la tension sanguine.
Les uns l'augmentent, la prolongent jusqu'à l'arrêt du cœur en systole.
Les autres la diminuent ou l'abolissent jusqu'à l'arrêt du cœur on diastole. Règle générale : pour un même agent, les doses faibles ou moyennes augmentent la tension, les doses toxiques