‹ Le circulation et le poulsChapitre 334 sur 669 · LE TEAVAIL DU CŒUR · texte numérisé non relu

LE TEAVAIL DU CŒUR

Parfois, ce redoublement d'énergie paraît se produire plutôt dans l'artère que dans le cœur, car tandis que sous le doigt le pouls semble dur et résistant, le cœur ne fait entendre que des battements fort ordinaires.

Dans ce cas, la tunique musculeuse des artères, leurs fibres élastiques, amincies^ se laissent dilater plus librement et permettent au sang de rebondir avec plus de force sous l'influence du cœur.

Le deuxième type, sénile, est le plus fréquent. Le pouls faiblit, s'abaisse, s'épaissit, s'arrondit au sommet et revêt tous les caractères de celui de l'enfance, sauf la régularité qui manque souvent. Ce type annonce Vatrophie des fibres musculaires, la sclérose ou bien la dégénérescence graisseuse progressive des parois du cœur et la rigidité consécutive des vaisseaux.

Nous avons eu l'occasion assez rare de conduire cette étude du pouls jusqu'aux dernières limites de la vie, jusqu'à 100 ans et 8 mois. Ce dernier tracé a été pris en 1870 sur le nommé i«^gr, demeurant rue Mazagran à Plaisance, né le 8 janvier 1769. Ce pauvre homme mourut quelques mois après,à l'hôpital Necker, des suites d'une chute sur la tête.

Fig. 189. — Femme de 98 ans.

Fig. 190. — Pouls d'un homme de 100 ans.

Chacun remarquera sans peine la ressemblance qui existe entre les extrêmes des âges, et que rien ne ressemble plus au pouls d'un enfant de 3 ou 4 ans que le pouls d'un vieillard de 100 ans. Le premier soulève à peine la ligne horizontale, le dernier est sur le point de se confondre avec elle.

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