ACCELERATION DU POULS CHEZ LES VIEILLARDS
Galie?i ^ avait dit que le pouls était plus rapide dans la première enfance, plus lent dans la vieillesse. Cette opinion était restée dans la science^ et Sœmerring ' en avait donné les mesures suivantes :
Naissance .. 130-140.
lf« année 120
7 ans 85
Puberté 80
Age viril 75
Vieillesse 70
Mais, d'après nos expériences personnelles, le pouls des vieillards ne va pas toujours en se ralentissant jusqu'à la fin de la vie. Chez les uns, il reste au niveau des personnes d'âge adulte ; chez les autres, il s'accélère notablement.
LEURET et MITIVIÉ », à l'hospice de Bicètre, l'ont trouvé de 74 pour les hommes, et 77 pour les femmes, chez un ensemble de vieillards dont l'âge était de 71 ans en moyenne.
CHARLTON ^ observa 200 vieillards bien portants. La moyenne était de 70, mais les extrêmes étaient remarquables par leur éloignement ; plusieurs n'avaient que 40 pulsations par minute, d'autres jusqu'à 100.
PENNOCK en Amérique est arrivé à des résultats à peu près sem-
* GuYOT deTromarey. Nombre de pulsations du cœur pendant lavie. Rev. uoéd. Paris, 1878.
' Galien. De pulsibus ad tirones iibellus. Op. omnia, t. \\\, p. 4';.
' ScEMERRiNG De covporis humani fabricaA. V. p. 100.
' Leuret et MiTiviÉ. Fréquence du pouls chez les aliènes. In-8°. 1832.
' Ghahlton. De la pneumonie chez les vieillards. Th. p 1845, n" 71, p. 16.