‹ Le circulation et le poulsChapitre 390 sur 669 · INFLUENCE DE L'EFFORT PROLONGÉ · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE L'EFFORT PROLONGÉ

Cette pression croissante doit être rapportée en partie à l'obstruction du cœur droit; d'où : congestion veineuse générale d'abord, puis congestion artérielle consécutive.

Mais, si telle est l'explication mécanique du fait^' en remontant plus haut dans l'étude des causes, on reconnaît que l'excès de pression est bien dû à V accumulation de Xacide carbonique ou à la diminution de l'oxygène. La première opinion paraît même la plus probable, quoique les deux faits se tiennent intimement; car^ en faisant absorber à un organe séparé du corps à& Y acide carbonique suivant 1& méthode A'Austin Flint et de Mosso, on voit aussitôt la tension augmenter et les capillaires se refuser à admettre le sangqui en est chargé. Ici pourtant le système nerveux central ne peut être en question, il faut donc admettre une influence directe du système nerveux périphérique vaso-moteur, qui resserre ou dilate tour à tour les capillaires.

Il faut aussi reconnaître que \ oxygène et le carbone (acide carbonique) sont les deux pôles de la vie : l'un, le carbone, agit comme excitant suprême des nerfs végétatifs; avant de devenir stupéfiant des centres nerveux, il resserre les capillaires et congestionne les veines ; l'autre, Voxygène, agit comme dilatateur des vaisseaux capillaires et modérateur des effets trop violents du premier; il est anesthésique àQs nerfs végétatifs, excitant au contraire des centrea cérébraux.

La juste pondération de ces deux corps, dans l'organisme, modère ou active dans une juste mesure tous les phénomènes vitaux.

INFLUENCE DE L'eFFOKT PROLONGE AVEC ARRET DE LA RESPIRATION SUR LE CŒUR ET LE POULS.

^^HH Quand on contracte à la fois la glotte et les pa-

^^BH rois du thorax, après avoir aspiré l'air, comme on le mm fait dans un effort pour plonger ou soulever un Fig, 204. — Courbe de Traube, ou courbe hématosique.

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