‹ Le circulation et le poulsChapitre 40 sur 669 · BORELLI · texte numérisé non relu

BORELLI

des veines ; enfin les rapports qui existent entre les vaisseaux du fœtus et ceux de la mère. Mats^ exagérant ses idées, il admit des vaisseaux particuliers destinés à porter les boissons dans la vessie, vaisseaux que personne n'a retrouvés depuis. Il prétendait aussi que la plupart des organes que l'on croit formés d'un parenchyme propre, ne sont qu'un composé de vaisseaux.

Jean MÉRY, né à Vatan dans le Berry, et devenu chirurgien major, avait cru devoir proposer une nouvelle opinion sur la direction du sang qui passe par le trou ovale. Au lieu de le conduire de la veine cave à l'orcilletle gauche, il le faisait revenir de cette oreillette à la droite, opinion abandonnée bientôt par les physiologistes^ ; il eut à cette occasion une discussion très âpre avec Duverney, qui sortit vainqueur de la lutte. Il démontra en outre, sur l'animal tenu sous l'eau, l'existence des vaisseaux rouges de la rétine.

Guichard-Joseph DUVERNEY, de Fleurs en Forez, soutint contre Mérij le sentiment de Harvey sur le passage du sang à travers le trou ovale. Il distingua deux mouvements dans le cerveau : l'un^qui dépend des artères et reste isochrone au pouls ; l'autre, plus lent, qui est produit par la respiration. Mais là ne se bornèrent pas les travaux de ce savant. Duverney cultiva l'anatomie avec un très grand succès; il décrivit avec une rare exactitude les sinus de la dure mère, et signala l'existence possible d'une artèi'e postérieuré du cristallin.

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