‹ Le circulation et le poulsChapitre 415 sur 669 · POULS ORGANIQUES ET CIECULATIONS LOCALES · texte numérisé non relu

POULS ORGANIQUES ET CIECULATIONS LOCALES

nétration du sang dans les tissus. Elle représente la part du cœur et l'élasticité des vaisseaux.

B. — Tension vasculaîre g^énéralc. — Elle est régie par les nexh vaso-moteurs. C'est grâce à eux que l'afflux du sang augmente ou diminue dans une région ou un organe; ils sont les régulateurs de son activité, de son absorption, de ses sécrétions. Leur action varie à chaque instant, et la courbe qu'ils impriment au tracé du pouls, étudiée au pléthysmographe, a pris le nom de courbe de Mosso. Quand ils agissent sur une vaste surface, ils impriment à la circulation totale un cachet sui generis, dont les trois types particuliers sont : l'anémie^ — l'aspbyxic veineuse, — l'iiypérémie artérielle.

C. — Tension organique spéciale. — Elle est due à l'action de l'enveloppe contractile de chaque organe, et parfois aussi à l'action de sa trame organique ou de ses trabécules.

Elle règle le mode suivant lequel la circulation devra s'opérer dans l'organe, si elle sera pulsative ou continue par exemple.

Elle représente pour l'organe ce que l'iris est pour l'œil, pour la lumière ; ce que le tympan doit être pour le son dans l'oreille interne, c'est-à-dire un écran, un modérateur, un accommodateur, qui apprécie, par un instinct physiologique^ la part de force cardiaque dont chaque organe a besoin ou qu'il peut supporter sans inconvénient.

Elle lui permet, en un mot, de proportionner aux nécessités de son fonctionnement la quantité de sang qui doit être utilisée.

Cette fonction est très analogue à celle des nerfs vaso-moteurs^ mais elle en diffère et la complète.

Elle en diffère anatomiquement en ce qu'elle n'émane pas de la tunique vasculaire elle-même, mais d'un appareil membra- ' neux contractile ou musculaire, séparé et distinct.

Elle en diffère pkysiologiquement en ce qu'elle est spécifique, c'est-à-dire bornée à l'organe lui-même, tandis que l'action des vaso-moteurs est le plus souvent générale ou du moins régionnaire, comme on le voit pour les circulations dérivatives. j C'est que, pour régulariser les fonctions importantes, la nature tend à son but par plusieurs moyens ; elle y arrive par plusieurs routes. Ne voit-on pas l'œil avoir deux modérateurs de la lumière, les paupières d'abord, l'iris ensuite?

Ainsi : le cœur, le réseau capillaire, Vorgane ont chacun leur

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