‹ Le circulation et le poulsChapitre 417 sur 669 · ETUDE DBS CIRCULATIONS ORGANIQUES DANS LES ORGANES ISOLÉS · texte numérisé non relu

ETUDE DBS CIRCULATIONS ORGANIQUES DANS LES ORGANES ISOLÉS

Quand on sacrifie un animal par hémorrhagie et qu'on sépare de son corps un organe, celui-ci ne meurt pas de suite, mais continue de vivre pendant plusieurs heures, si l'on fait circuler Idans ses vaisseaux du sang frais rendu incoagulable par le battage. Cette méthode a permis aux physiologistes modernes, à Ludwig de Leipsig, à Broron-Séquard, Mosso, Céradini, Héger, Gréhant, Quinke, Pfeifer, Betz, F. Franck, etc., d'analyser les fonctions des tissus vivants, et, en particulier, leur circulation particulière, leur respiration intime.

En effet, chez l'être vivant chaque organe respire, empruntant son oxygène au sang artériel, le brûle, puis expulse l'acide carbonique qui en résulte, dissous dans le sang veineux.

Tous ces phénomènes, ces combustions interstitielles se reproduisent encore, pendant un certain temps, au sein des organes isolés ; les fonctions continuent : le foie sécrète de la bile comme

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auparavant; le cœur bat avec un rhythme parfait, du moins chez certains animaux, comme Vanguille, le requin, la tortue. Mais ce qu'on reconnaît surtout, c'est la résistance toute particulière qu'opposent les organes à la pénétration dans leur tissu de certains poisons, comme Yacide carbonique, en resserrant leurs vaisseaux, en ralentissant leur circulation propre, comme si un instinct les avertissait du danger.

En général, les agents toxiques agissent sur les organes isolés^ comme ils le font sur les animaux eux-mêmes.

Il résulte des expériences de Hêger ' que les troubles produits par un grand nombre de substances toxiques et dont on avait localisé, jusqu'ici, l'action sur les centres nerveux, doivent être rapportés à la circulation capillaire et périphérique, à l'action organique spéciale.

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