‹ Le circulation et le poulsChapitre 419 sur 669 · G CIRCULATIONS LOCALES · texte numérisé non relu

G CIRCULATIONS LOCALES

reconnaître que l'artère Sylvienue du cerveau pourrait être nommée : artère motrice corticale, car elle correspond à la région motrice décrite par Février sur l'homme, le chien, le chat et le lapin. — L'artère Cérébrale antérieure pourrait être dénommée : artère des régions intellectuelles^ car elle répond à cette partie du lobe frontal, dont l'ablation, chez un singe, a déterminé un affaiblissement de l'intelligence.

L'artère Cérébrale postérieure paraît occuper les parties de l'écorce des hémisphères dont la cautérisation par Ferrier détermina l'iiémianesthésie.

Indications diagnostiques. — Les savants travaux du docteur DURET * sur les artères nourricières du bulbe, et les circulations locales conduisent également à un diagnostic important et précis.

A. — Si un malade est atteint brusquement de paralysie laliio-glosso-piiarynsée^ c'est qu'un caillot siège dans une artère Vertébrale. Il interrompt la circulation dans l'artère spinale antérieure et par conséquent dans les artères médianes qui en partent, c'est-à-dire dans les vaisseaux nourriciers des noyaux du spinal de Vhypoglosse et du facial inférieur.

B. — Si un sujet éprouve des troubles oculaires, du strabisme à début rapide, a,yec ptosi s paralysie de la partie supérieure de la face, c'est qu'une embolie a franchi le tronc Basllaire plus large qu'une vertébrale et qu'elle s'est arrêtée à sa partie supérieure. Or c'est de ce point que partent principalement les artères des noyaux du moteur commun, du moteur externe et du facial supérieur.

C. — Si la mort a été subite ou du moins très rapide, c'est que le caillot occupe \^ 'partie inférieure du tronc Basilairc, il anémie les artères sous-protubérantielles et celles des noyaux du nerf vagu e.

Les derniers travaux de F. FRANCK ont apporté de nouvelles lumières dans la question, en montrant la part des nerf% organiques dans les circulations locales.

Il a expérimenté sur les circulations périphériques de l'artère carotide, de la vertébrale et de la fémorale.

Après avoir lié l'artère dont il voulait étudier la circulation, il appliquait au bout périphérique un manomètre enregistreur. En opérant ainsi, il a pu constater des variations de pres-'

'i DopKi, .4>'Wres nourricières , du bulbe. Archiv. de pliysiol. t, V. 1878, p. 191.

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