‹ Le circulation et le poulsChapitre 438 sur 669 · COURBE RESPIRATOIRE A TYPE DIAPHRAGMATIQUE · texte numérisé non relu

COURBE RESPIRATOIRE A TYPE DIAPHRAGMATIQUE

Mais, comme cette seconde moitié de circulation n'a point pour pénéti'er dans les capillaires le secours de la contraction cardiaque, ni de la circulation par influence, le sang y circulerait d'une manière lente et incomplète^ si le diaplii'as;inc ne venait à son aide, en lui imprimant un mouvement de systole et de diastole. Voici comment :

A chaque inspiration, la voûte du diaphragme s'abaisse. Aussitôt, le foie et les organes abdominaux sont comprimés, et cette pression tend à éliminer de leurs veines le sang contenu dans leur tissu.

Mais du côté des veines des membres inférieurs, les valvules empêchent le retour. Leur sang ne peut donc avancer que dans la veine cave, du côté du cœur, et dans la veine porte vers les rameaux hépatiques, où il pénètre sans peine, vu l'absence de valvules

Pendant l'expiration, le diaphragme se relâchant remonte vers le thorax et le sang veineux du foie se trouve aspiré doublement: par ce mouvement d'abord, qui fait un premier vide, puis par la dilatation du thorax, qui exerce une seconde aspiration, ainsi que l'a parfaitement démontré POISEUILLE ^.

' Brown Séquard. J. de physiol. 1859, p. 149.

' PoisEuiLLE. Rech. sur les causes du mouvemt. du sang dans les veines. J. liebdom. de méd. 1830, t. I.

t Le diaphragme fait donc ici l'office d'un cœur secondaire, et l'on peut dire que le rhythme respiratoire artériel et veineux est soumis à son influence maîtresse dans toute la région abdominale.

En effet, la veine porte et les veines hépatiques doivent forcément expi'imer l'action du diaphragme, et si l'on pouvait les explorer ausphygmographe, on obtiendrait le tracé respiratoire,

( non point momentanément, comme dans certaines artères ou certaines veines, mais comme type régulier, normal et continu.

Les recherches de BROWN-séquard viennent à l'appui de ce que nous avons annoncé sur le rôle de cœur secondaire attribué au

I diaphragme. Il a démontré^ en effets que le diaphragme peut,

l comme ce viscère, se mouvoir d'une façon rhythmique, bien

i que séparé des centres nerveux.

' Comme le cœur, il forme deux moitiés, qui agissent en général simultanément, de même que les deux oreillettes ou les deux ventricules.

Le sang veineux paraît être la cause excitatrice de ces mouyements.

Le cœur a donc un analogue dans le diaphragme, surtout si l'on considère que les piliers prolongés de ce muscle, qui occupent un espace de 3 à 4 centimètres, constituent une sorte de canal ou de ventricule, que traversent les plus gros vais- .! seaux de l'économie : artère Ao?'te j \eine Cave inférieure, ye'me ï Azygos, dont le diaphragme se trouve être ainsi l'organe modépteur et accélérateur alternativement par ses systoles et ses 1 diastoles. '^^

, CIRCULATIOiî RETROGRADE DE LA VEINE PORTE.

La veine Porte n'ayant pour ainsi dire pas de valvules, les pressions exercées sur elle, soit directement, soit en sens con- ' gtpire, peuvent faire circuler le sang dans tous les sens, et le .Reflux peut s'établir dans les veines du ou dans celles de tintestin, comme il arrive lorsqu'une pression trop grande s'oppose au fonctionnement régulier de l'organe.

Plusieurs anatomistes ont nié l'existence de cette circulation en partie double, mais Claude Bernard'^ a parfaitement vu ce

' Bernard (Cl.). Origine du sucre dans l'économie. Arch. gén. de méd. 1848, 4' série, t. XVIII, p. 309.

phénomène s'opérer sur un chien dont il avait ouvert l'abdomen. Le doute n'est donc plus permis.

CONTRACTILITé PROPRE DE LA VEINE PORTE.

Outre le mouvement général de la circulation, et l'action du diaphragme, la veine porte parait agir sur la circulation hépatique par la contraction qui lui est propre.

KjjLLlKER et WIRCHOW * ont constaté cette contraction sur le cadavre d'un supplicié. Mais la faiblesse de son expression ne paraît pas lui assigner un rôle bien important csmme agent circulatoire.

Pourtant cette contractilité personnelle doit imprimer à la circulation hépatique une tension différente et produire une courbe particulière dont il faut tenir compte.

Circulation nutritive. — Considérée dans son ensemble, la circulation fonctionnelle ou organique du foie est avant tout veineuse.

Mais, à côté de cette circulation fonctionnelle, se trouve une circulation nutritive, parfaitement distincte et séparée.

Elle est formée par les artères et les veines sus-hépatiques émanées de l'aorte et de la veine cave.

Ces vaisseaux, du moins les veines, subissent les mêmes influences que les vaisseaux porte de la part de la respiration diaphragmatique, de l'enveloppe contractile du foie, et des contractions propres de la veine porte.

CONTRACTILITÉ DE l' ENVELOPPE ORGANIQUE.

La trame organique du foie, comme celle de la rate, quoique à un moindre degré, est capable de contractions.

Ces contractions se manifestent sous l'influence des agents physiques ou chimiques; on peut les constater sans peine en électrisant l'organe, dont la surface se ride aussitôt, se plisse et se déplisse.

Chacune de ces contractions accélère la circulation organique et imprime à la courbe de tension, soit artérielle, soit veineuse,

' KôLLiKER. Ueber einige an der leiche eines hingerischtatten angenstelle versuche und beobachtungen. Zeitschr.fdr Wisseuscli. Zoologie dSSl, t. III, p. 40.

CIRCULATION HÉPATIQUE. 631 une ondulation à périodes plus ou moins fréquentes, qui vient se joindre aux autres courbes déjà signalées., i^. oJuob i)d uuaN. '

En bésumé ; — 1° Le pouls or^^anifiue du foîe est surtout veineux.

2° A l'état normal, la veînc porte offre deux modes circulalatoires, Vun direct^ ï a.ntre rétrograde.

Dans le premier, elle fait avancer le sang par trois impulsions différentes :

A — La vis à terg;o [courant continu du sang des capillaires^

B — La contraction du diaphragme. — Courlie respiratoire .

C — Les contractions propres à la veine. — Courbe de la

veine porte. ^ ^ I àJjlitD/nliio-) fiJjQ'» JufiJ'ii'o"

Dans le cas de circulation rétrogade physiologique^ une nouvelle

force entre en jeu, c'est la contractilité de l'enveloppe du foie,

qui, pressant les rameaux de la veine porte, en exprime le sang

et le fait circuler dans le tronc principal [courbe organique]. On doit à VULPIAN * d'avoir mis hors de doute cette force cpi,i-

tractile de l'enveloppe organique du foie. I,' Les contraction de la rate, en refoulant le sang veineux dans

le foie, font éprouver par moments à ses vaisseaux la courbe

spléuique.

\ 3° Le pouls artériel du foie est moins important il est simplement nutritif et reste inapparent dans l'état de santé.

4" A l'état pathologique, artères et veines peU|Yj^n|.,,o^i;ir des pulsations* jiqO'jq

' VuLPiAN. Gaz. méd. 18S8, p. 302.

sm.IITOAîi'L'ïîO!.)

Il ' T-rSMiJplUl!

CIRCULATION SPLÉNIQUE,

CIRCULATION ET POULS ORGANIQUE DE LA RATE. POULS SPLÉNIQUE OU LIÉNIQUE.

La Rate est une glande vasculaire sanguine ; physiologiquement elle est l'homologue du foie^ qui sert, comme elle, à l'hématopoièse.

Si l'on extirpe la rate, le foie la supplée ; aussi peut-on l'enlever en cas de maladie. Cette opération a été faite avec succès par Péan, il y a quelques années, pour la première fois.

La rate appartient plus particulièrement au système véîneux.

SPIGEL * observe que les personnes qui ont cet organe volumineux ont le système veineux fort développé; elles sont aussi plus sujettes aux hémorrhagies.

La rate paraît être l'organe destructeur des globules fia sang, et formateur de la 8îl»riue ; c'est ce que nous a appris la belle découverte de J. béclard en 1847^ découverte confirmée par KÔUiker, Molesckott et Gray, et dont voici la conclusion :

Lorsque l'artère splénique fait arriver dans la rate 150 parties de globules pour 1000 p. de sang, et seulement 2 p. de fibrine, la veine splénique élimine seulement 136 p. de globules, mais 5 p. de fibrine pour 1000 de sang, le surplus étant produit par la décomposition des globules.

Un des caractères remarquables de la fonction de la rate^ c'est de n'agir que par intermittence^ et l'on observe que l'organe possède pour cela des fibres contractiles, qui lui permettent de se resserrer ou de se dilater sous l'influence de l'action des centres nerveux.

Nous pouvons donc annoncer d'avance que la rate possède une circulation, un pouls particulier.

La ligne d'ensemble doit y être à chaque instant modifiée, non seulement par l'action des vaso-moteurs, mais par celle des éléments trabéculaires, qui, la traversant dans tous les sens, font varier sa tension, et la circulation de l'organe entier.

' Spigel. V. in Sepulchretum de Bonnet.

CIECULATION SPLÉNIQUE. 633

En effet, à l'état normal, la rate est con?5tamment sollicitée par deux forces antagonistes. D'une part, elle est distendue par l'ondée sanguine venue du cœur, qui entre dans ses artères, remplit ses capillaires et ses veines.

D'autre part, d'après VULPIAN ' et FICK ^, les fibres musculaires de la rate, capsule, fibres lisses du tissu splénique et fibres des vaisseaux, innervés par le grand sympathique, sont dans un état de contraction moyenne.

La rate est donc alors dans un double état de tonus splénique et de tonus vasctdai?'e ; c'est une lutte contre la pression sanguine exercée par le cœur, lutte qui s'oppose à la distension de l'organe. Si l'équilibre entre ces deux forces vient à être rompu, l'état de la rate est modifié.

Quand les nerfs liéniques sont paralysés, coupés ou liés, la contraction tonique musculaire cesse, la fluxion veineuse s'accuse de plus en plus, distend les espaces vasculaires et détermine le gonflement de la rate. C'est ce qu'on observe à chaque accès de fièvre intermittente, et le résultat final est: l'iiypertrophie del'orgfaue.

Fick considère la circulation de la rate d'une manière différente. Suivant lui, la contractilité de la capsule et celle des trabécules en sont bien le principal instrument ; mais les artères peu adhérentes aux trabécules glissent le long des parois et échappent en grande partie à la pression. Les veines, au contraire, adhérentes aux trabécules, en éprouvent tout l'effet comprimant, et la contraction de ces éléments exprime le sang veineux de la rate comme d'une éponge pleine.

L'adhérence des parois veineuses les assimile ainsi aux lacunes et aux sinus utérins, et fait de la circulation du sangnoir splénique une fonction complètement dépendante des contractions liéniques,

Circiilatîou lacunaire de la rate. — 11 résulte des recherches microscopiques d'Olga Stqfet de S. Basse ^, à Zurich, que les artères et les veines de la rate communiquent entre elles, non pas directement de capillaire à capillaire, mais par l'intermédiaire de lacunes sans parois propres.

Sur les coupes des pièces préparées, on a pu constater que les

' VuLPiAN. Rev. des sciences méd. de Hayem, t. III, p. 513. ' Fick. Archiv. fûranatom, 1859, i, p. 8.

' Stoff et H.\ssE. Uber die circulations verhaltiiisse der tnilz. Centralblatt 9 novembre 1872.

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globules rouges et blancs sont libres dans les mailles du reticulum do la pulpe splénique.

Le reticulum des corpuscules de Malpighi ne contient pas de globules rouges. C'est surtout au moyen de pièces injectées à la gélatine transparente que la démonstration paraît complète. Les espaces lacunaires sont facilement remplis, et l'on y voit aboutir les terminaisons artérielles d'une part, les origines veineuses de l'autre. Jamais on ne voit un capillaire établir communication directe entre les artérioles et les veinules.

Contractilitc delà rate. — [Enveloppe et trabêcules\ DEFER- MON * a reconnu que si l'on fait prendre de la strychnine à un chien dont on a ouvert l'abdomen, on voit la rate qui est plate se rouler en spirale et présenter d'énergiques contractions avec une dureté extrême.

Wagner ^ et Stimsha ^ ont constaté le même fait au moyen de l'électricité. Sous l'influence d'un courant intense^ la rate se raccourcissait de deux ou trois centimètres, et aussi bien dans le sens transversal que dans le sens longitudinal.

Dans ces dernières années MM. bochefontaine * et de TARSCHA- NOFF ^ ont étudié de nouveau le phénomène de la contraction de la rate. Suivant ce dernier, la contraction maximum de la rate ne dépasse pas deux centimètres et demi ; mais, d'après Bochefontaine, elle peut atteindre 12 à 13 centimètres dans le diamètre transverse; et, si l'on considère le volume au lieu des surfaces, une rate de chien peut expulser par sa contraction un volume de 160 centimètres cubes de sang. Cet habile physiologiste a provoqué l'excitation de la rate en électrisant le plexus liénique et le grand splanchnique.

On peut obtenir aussi la contraction réflexe, par l'excitation du nerf pneumo-gastrique ou de la région bulbaire de la moelle allongée, qui paraît être le lieu d'origine de son action nerveuse, du nerf sciatique,- du nerf médian et de la paroi abdominale. La rate se contracte énergiquement, se ratatine et se durcit par action réflexe, dans la-pneumatose sto7mcale, \esnausces, le vomisse-

* Defermon. Bullet. des sciences méd. de Férnssac, 1-2, 1824, p. lli. ^ Wagner. Unters. iïber die contrnctil. des milz. nach. u. d. gothliiiger gelehvten, anzeigen... 1849,

STiJiSKA. Commentât, -physiol. de functione lienis. Leidel859, p, 141-146. ' BocHEFONTAiME. Contribut. à l'étude de la iihysiol. de la rate. Arch, de pliysiol. 1873.

•■ De Tarschanoff. Pflûger's archiv. 1873, VIII. 98.

CIRCULATION SPLÉNIQUE. ' 635

ment. Enfin la rate se resserre avec une énergie extrême^ pendant la syncope, et au moment de la mort, par suite de l'exêtltation des centres bulbo-médullaires.

La rate est donc un organe éminemment dilatable et contrac' tile. Par sa première propriété, elle doit servir de dîvertîculnm pour l'ensemble du sang, toutes les fois que ce liquide tend à encombrer quelque région de l'économie, c'est-à-dire dans les cas ÔlQ pléthore; sous ce rapport la a*ate est donc un

i régnlateiBi* de la ligne de teusioii de la circiilatîôu générale, qu'elle maintient dans une moyenne nécessaire. Par sa seconde propriété, elle tend au même but, c'est un centre cVimpulsion qui peut concourir à pousser le sang de la veine porte

; vers le foie. C'est une sorte de cœur veineux accessoire en

1 'même temps qu'une glande liématopoiétique.

' Aussi ^a voit-on se gonfler pour recevoir le trop-plein du sang pendant ja course, Y essoufflement pendant les forts accès de fièvre intermittente; là son volume dépasse de beaucoup l'état normal, pouvant admettre parfois 5 à 600 grammes de sang de plus.

Au contraire, dans l'état anémique, lypotlty inique et syn-

copal, elle rétablit l'équilibre, en rejetant dans le torrent circulatoire jusqu'à 160 grammes de sang; s'il s'agit d'une syncope hémorrhagique, ce sang devient reconstituant, absolument comme le ferait une transfusion directe. S'il s'agit d'un état simplement syncopal, le sang nouveau tend à ranimer les fonctions du cœur, à faire cesser l'anémie bulbaire, et à presser par cette excitation

i nouvelle, par ce nouvel effort, le rétablissement de la circula-

I lion sanguine.

La rate agit donc comme un coeur accessoire, et pendant que le cœur ordinaire projette à chaque fois son onde variable, souvent trop abondante, ou bien insuffisante, la rate vient régler la quotité de sang qui doit remplir les vaisseaux et la pression sous laquelle ils doivent agir.

f - Un dernier fait vient à l'appui de cette théorie; c'est qu'au moment de la mort apparente, si l'on ouvre un animal, on observe une contraction énergique de la rate, et un ratatinement èomplet de cet organe, coïncidant avec l'affaiblissement ou l'arrêt des pulsations artérielles et cardiaques.

C'est, pour ainsi dire, le dernier effort de l'organisme, pour rétablir la circulation et restituer aux vaisseaux la tonicité qui

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leur est nécessaire, afin que le sang puisse partout pénétrer, partout agir et maintenir la vie défaillante.

Les nerfs qui entourent de leur réseau les vaisseaux spléniques, sont de deux sortes : centrifuges et centripètes.

IWerf centripète. — Sectionné, il donne par l'excitation du bout central une forte contraction générale de la rate.

L'excitation du bout périphérique ne provoque rien,

Werf centrîfMge. — - L'excitation du bout central ne provoque rien.

L'excitation du bout périphérique produit une contraction dans le district d'innervation du nerf.

Merf centripète. — Sa section n'amène aucune modification de la rate.

nierf centrifuge. — Sa section amène un gonflement local circonscrit de l'organe avec coloration bleue.

E:icctrisiation générale. — L'application des électrodes sur la surface de la rate produit une contraction localisée à l'intervalle séparant les pôles. [D'abord sa surface pâlit, puis devient granuleuse ; puis la rate devient plus petite, plus dure, d'un gris ardoisé. Si on cesse l'électrisation, elle devient rouge, lisse, puis retourne lentement à l'état normal.

DROSDORFF et BUTSCHKAROFF ^ ont en outre Constaté que l'excitation des extrémités périphériques des nerfs, en faisant contracter la rate, font en même temps gonfler le foie, et qu'après chaque contraction de la rate on trouve dans le foie le nombre des globules blancs singulièrement augmenté.

Enfin, toute stimulation de la rate augmente la. pression du sang dans la veine rénale dont la circulation représente alors un des pouls composés de Bordeu.

Conclusion : — 1° La rate, outre les autres fonctions qu'on pourrait lui attribuer, doit être considérée comme un centre d'action, un organe complémentaire du cœur. Comme lui, elle contribue à la formation du sang; comme lui, elle contribue à le diriger; mais, tandis que le ^(«z/îr donne \a. pulsation et la tension artérielle, la rate complète surtout la tension veineuse et lymphatique tantôt retenant en elle, tantôt refoulant de fortes quantités de sang veineux et de globules blancs dans le

* BcLGAK (J.). Veher die contraction und die innervation der milz. Centralblatt, p.577. 1876.

' Drosdorff et Butschkaroff. Ccntralbl. f. d. med. Wissensch. a» 5, 1878.

CIRCULATION SPLÉNIQUE.

torrent circulatoire. Il est de fait qu'après l'extirpation de la rate on observe une forte congestion de tous les organes, mais surtout des vaisseaux lymphatiques, le sang n'ayant plus son diverticulum naturel.

2° Pouls artériel commun à toutes les glandes.

3° Pouls artériel plus actif pendant son fonctionnement, (courbe vaso-motrice.)

4° Une circulation lacunaîrc.

5° Elle est douée encore d'une courbe fonctionnelle veineuse directe, intermittente dans son expression et sa durée, et qui doit son impulsion à la contractilité extrême de V enveloppe et des trabéçules spléniques.

Tel est l'ensemble des courbes qui constituent le pouls organique de la ratCj sur lequel doivent aussi retentir la courbe respiratoire fliaplirag;mati(iuc et les courbes, cave, et bépatico-rénale .

Une grande analogie existe entre les circulations et fonctions hépatiques et rénales. Les deux organes sont des émonctoires de l'organisme, et le sang pour s'épurer des matériaux de déchet [stqffwechsel] dont il est surchargé, surtout de sa fibrine, semble passer avec une égale facilité de Tun à l'autre, constituant ainsi le système Uépatîco-réual, dont Claude Bernard a si bien étudié le mécanisme et les fonctions.

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