‹ Le circulation et le poulsChapitre 452 sur 669 · RÔLE DE LA CIRCULATIOK MATERNELLE DANS LE PLACENTA · texte numérisé non relu

RÔLE DE LA CIRCULATIOK MATERNELLE DANS LE PLACENTA

La circulation placentaire se compose : -, î-rr

^ff ,l? D'un sîuus circulaii'e plus ou moins complet, plus ou moins volumineux. i

2" Des oriflccs vasculaires de la surface maternelle du plor ^enta, àoïiilQ?, uns, au nombre de 3 à 11, débouchent dans le sinus circulaire, les autres, placés vers le centre des cotylédons, aboutissent à des cavités peu profondes, qui ne communiquent avec la masse placentaire que par des pertuis étroits.

D'autres encore, au niveau des espaces inter-cotylédonaires, communiquent avec les sinus en étages irréguliers, qui abondent ^dans ces espaces.

Enfin, dans les profondeurs du placenta, immédiatement siir le chorion, près de la face fœtale de l'organe, il existe de fort grandes lacunes, remplies de sang maternel, et limitées par des orifices en grillage, creusés comme à l'emporte-pièce dans le

CIRCULATION ORGANIQUE PLACENTAIRE. 669

tissu placentaire. Ces sinus lacunaires^ parfois indépendants, peuvent aussi communiquer avec le sinus circulaire.

Autour de toutes les villosités, il y a du sang maternel, et sur la paroi de tous les sinus il y a de Tépithélium vasculaire.

Les injections du placenta démontrent que le liquide poussé dans les sinus s'infiltre avec une extrême facilité entre les villosités et les baigne de toutes parts.

Au contraire, les injections de l'utérus montrent que les artères utérines se réduisent en houppes capillaires ^ans le voisinage du placenta, grri-joî eBnoo88 bI eh flOL'i'îi-qqB'i anira

Il est donc fort probable qu'elles ne pénètrent point dans cet organe et ne servent qu'à la nutrition continue de l'organe ; la circulation placentaire maternelle est exclusivement veineuse, constituée par la continuation des sinus utérins. Le sang maternel se répand dans les sinus de différents ordres, et, de là, passe entre les houppes vasculaires des villosités, où il circule cpmme un brouillard au milieu de la forêt, suivant la belle et juste expression duD^ delore, de Lyon î,[ i^^p olje-jiUdoio aaioY jsi aitaii f ; Mais comment ces sinus, remplis de sang veineux, peuventils servir à hématoser le sang déjà veineux de l'enfant?

C'est que l'activité si grande de la circulation dan s l'utérus gravide fait, sans doute, passer dans ; ces veines un sang encore artérialisé, encore hématosique, comme il arrive généralement pour les glandes en service actif [glandes salivaires, rénales, etc.] dont le sang devient rouge à chaque fois que l'organe entre en exercice. .'••j<3u*j[ui...- j à* i'.uAu.^ . . .-.viiuoAj-j ji-j.

En RÉSUMÉ r lacirMMiéh tfi^^â^nî?fiîe ^laccntaîrie est,''ai4nt tout, une circulation lacunaire, telle qu'on en trouve un grartâ nombre d'exemples '^'aiii -lèé" différents degrés inférieurs de 4'échelle animale ; et le sang qui circule en retour vers le fœtus est artérloso-veîneux.

" Outre la vîs-à-tergo, qui fait traverser le sang dans les sinus, leur pouls organique i.esti 'surtout dû à l'influence des artères qui les accompagnent et les pressent de toutes parts [circulation par influence'] et à l'effort des contractions musculaires fréquentes de l'utérus, qui les compriment et les 'vident chaque fois [courbe musculaire)':''''-"''' '-^ xi ^lii-i-

fii'^-'' Deuore. Etude sur la circulation maternelle dans le placenta. Annales de ■8fc53^^io§}e,.J.uin 1874, ..uixuoJ fcadUâJO .ogùU-ig iia «ajiUjo

670 CIRCULATION ORGANIQUE PLACENTAIRE.

EXISTENCE d'une COMMUNICATION ENTRE LES CIRCULATIONS MATERNELLE ET FŒTALE.

Rompant avec la tradition anatomique^ le docteur Currie * admet une voie de communication entre la circulation de la mère et celle du fœtus ; il a pu faire chez les Cobayes^ avec des liquides colorés, des injections qui, du sangmaternel, ont passé dans le sang fœtal et réciproquement. On objecte d'abord que ce passage résulte d'extravasations à travers les vaisseaux ou de ruptures vasculaires ; mais il est difficile de l'admettre quand on voit toutes les injections réussir et la pénétration s'effectuer toujours parles mêmes vaisseaux; les injections faites de la mère au fœtus passent toujours par la veine ombilicale^ et celles du fœtus à la mère par les veines utéro -abdominales.

A l'état normal, si le sang maternel pénètre seul dans les vaisseaux du fœtus, c'est que le sang fœtal est soumis à une pression plus faible, les valvules situées sur le trajet des veines empêchant le sang de la mère de remonter jusqu'au cœur du fœtus.

' CURRiÉ. Séance de la Société de chirurgie 10 décembre 1884.

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