NATURE DU POULS
riel, de la: vibration produite par l'ébranlement que chaque contraction du cœur détermine àu sein de la masse sanguine. Le pouls pourrait avoir lieu, pourrait être perçu, sans avancement du liquide ou sains changement de tension, il suffit qu'il y ait choc ou ébranlement de la veine liquide.
La nature de ce liquide, Sa quantité^ sa vitesse, sa tension, n'influent que sur la forme du pouls, mais n'en sont point la cause directe. i
Les frères Weber ont parfaitement expliqué ces faits, et les ont résumés par une définition bien nette : « Undanon est materia progrediens, sed forma materiœ progrediens. )) L'onde (le pouls) n'est pas la progression de la matière, mais la progression de sa forme. » Ils comparent, en effet, le mouvement du sang aux ondes formées à la surface de l'eau par la chute d'un corps. Elles sont constituées, non par la matière elle-même, qui reste en place, comme on peut le voir si l'on y dépose un morceau de bois, mais par 'mouveHi*ênt se propageant à travers les molécules. . ^
C'est, en un mot, le même phénomène que celui de la fluctuation^ iC^est-à-dire une vihmtion déterminée par le choc; c'est encore, si l'on préfère, ranalogiie de la transmission du son h travers le§ liquides. " , jgKiiij JnôViiû« oiolqcaa alIS .yupië/r
'ËÀ PRODUCTION DU p6UL!§"ES't' INDEPENDANTE DE LA VITESSE
■'Dtf'SANG. - - -
En effet, sil'on pratique la ligature d'une artère, le sang situé immédiatement au-dessus de la ligature n'a plus aucun mouvement de progression, et néanmoins dans ce cas la pulsation continue à être perçue. La même chose arrive, si on lie les deux extrémités d'un tube élastique. Le moindre ébranlement produit à une extrémité est reproduit à l'autre.
Si, tout en donnant le choc, on laisse écouler une portion du > liquide pour diminuer la tensidn pendant l'ondulation, la 1^)111^'-» sation est tout aussi bien perçue. '^^^
Chameau et Marey ont en outre indiqué une nouvelle dértioïiàtration en expérimentant sur la-carotide. iltAJfifl iaa 'liitoo -il ■./jim
XJhémodromètre enregistreur de Chauveau marquant la vitesse du sang et un sphygmoscppe indiquant la pulsation, furent placés tous deux sur le trajet de la carotide. On comprima Je
vaisseau au dessus du point d'application des instruments. Aussitôt l'hémodromètre s'arrêta, cessant d'indiquer le débit du liquide, puisque le sang devenait immobile; tandis que le sphygmoscope indiquait toujours la j{)ulsation, pulsatioa mêmf plus intense que la normale. U r-; , / .-J \v \ , Iv.vrxi'i
Jl y a donc indépendance entre la circulation du saïig et \^ pulsation. Il
Il en résulte qu'on aurait tort de conclure do la fréquence du' pouls à la vitesse du san^. Ainsi, dans beaucoup de maladies, le pouls est très fréquent, tandis que les échanges des principes nutritifs sont presque entravés ,^ej.;,,q,i^e la masse sanguiîie ose^,^ renouvelle très lentement, ; . i . j J^'/n;
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LES LOIS DE LA CIRCULATION COMPARlÉES A CËLEB§Î >.':)bnO
DE l'Écoulement des liquides. 'jio« 39IIIÏ
MAREY ONIMUS et VIRY ^ ont démontré que plusieurs des lois de la circulation étaient identiques avec celles qui régissent en physique l'écoulement des liquides. » ),En effet, le pouls étant dù à une vibration produite Sur un des points du système artériel, les lois qui régissent la veine fluide, ses vibrations, l'élasticité des parois, tout cela est déjà étudié régulièrement par la physique. Elle emploie souvent aussi comme agent élastique le volant^ ou le réservoir d'air qui emmagasine de la force, pour, reiif^re continu un mouvement intermittent.
Dans l'un comme dans l'autrei câ^f toulpcirculation do liquide comporte trois éléments : b1 sb 8ii889b-uB imimiBibèmau
,1" Force initiale. ^nioinfijsàn ,norB^')'r§oiq sb imm ,.2° Résistances. rr'nQ o8orio amàm JB J .eu^toq âiJâ é onnUrioo 3° Régnlateur. ' niotïi 9J .siipiJsfilà odijl nu'h nèiim^rû/j 1° Force initiale. — : P0ur la^ circulation j ]r force initiale, c'jgst le cœur qui la donne; il l'exprime par le travail qu'il effectue. Mais il faut établir que Je mmbre des battements varie en sens direct de la force initiale., ohoiq^ aoki ikf-ijRiùoi iHo nous - Or, la force du cœur ne peut êtren considérée comme constante; le cœur est affaibli par Vabstinence, la douleur, X anémie.,. .
I Marey. Physiol. méd. de la circulqt. p. 199. . ,
*"Onimus et ViRY. Etude des tracés obtenus' par Hèhàrdiographe et 'le sphygmof-^ graphe, i. de physiolog. de Robin, p. 79. ' ' 1': i ■ , -
V atrophie musculaire, la régression graisseuse, Vimpression morale. Il peut, au contraire, être fortifié par V exercice, la. course, les passions, les excitants, thé, café, les médications spéciales ou par une hypertrophie. De là un premier mode de variation, celui de la force initiale, qui pour la moitié des cas ne rentre point dans la catégorie des lois physiques.
2° Résistances. — Dans toute machine hydraulique, si les résistances diminuent, la machine marche plus vite; si elles augmentent, l'appareil se ralentit, .ii^jm^liio'm']:)
En physiologie, la résistance circulatoire s'exprime par la tension artéi-ielle ; ici, les lois hydraulique et circulatoire sont assez identiques. On peut dire indifféremment avec Onimus :
.« Eour une force initiale donnée, le nombre des coups de "piston varie en sens inverse des ré§istanceSiiS^ ^ iii , >î a >
Ou bien : ^ 5 ; ,
■^ii'^TsOW- cœur de force donnée, le nombre des battements varie e7i sens inverse de la tension vas(iulaire (vésistSLiice). » ji fiiiiij (.;\tisl;;;î^-
3° Rég;ulafenr. — En physique, le régulateur est un volant,' un réservoir d'air, réglés eux-mêmes par la force emmagasinée- ; iGbiSz^i'être aviyaôstj- ffe régulateur, c'est le système nerveux; rnais son indépendance radicale met ici une grande différence entre la machine, et l'homrpe. Car désorma,is^ les passions, le.,i moral, Vintelligence et Yâme auront une immense influence,',>',c\',v jjl 'f
:0r le système nerveux considéré comme régulateur vital, ■
1° Augmente ou les résistances : A. par la paralysie des . vaso-dilatateurs. — B. par La contraction des vaso-cûtistricUurs.:» ijÛE la force Initiale, t^OlV V- excitation car diaqu£!\ ^anh ûînol ab '' . 2° niminue ou les résistances : A. par la contraction des' vaso-dilatateurs. —- B. par la paralysie des vaso-constricteurs.
Ou la force première,, par ïépuise^nent du cœur. Mais uoe fois cette impulsion ou ce retard donnés par la we, du moment qu'il s'agit du plus ou moins de mouvement, de vibration ou { à' écoulement j nous pouvons, encore ici, accepter les lois phy») siques/ fihhaqhhq &{ oh Jijio^iflàT 98 noilB'idiv qIIqo hnfiiit
Or voici les loië principales du mouvement vibratoire ii ■ . ui u:i
\° Pour un corps liquide, la hauteur de l impulsion de lapulsaiimi varie en sens direct du travail moteur et de V élasticité des parois, i uJ3
T^jPour un même tube, V élasticité est m raison inverse de la tension.
En effet l'élasticité, pariétale dépend ,dje deux éléments :
A. — Ij' élasticité propre des tissus . ! . '
B. — La tension du liquide renfermé dans le vaisseau.
De même, plus V artère est rigide, moins elle se laisse dilater.
F lus V artère se remplit, plus elle àeyieni rigide. ■ .ja a
Si, par un écoulement progressif on diminue sa' tension, l'élasticité augmente. i
Une tension absolue assimilerait l'artère à un tube rigide.
Jusqu'ici, nous avons considéré le liquide vasculaire comme s'il n'avait pas d'écoulement. En effet, la circulation est fermée en apparence à ses deux extrémités. Mais l'absorption et la nutrition produisent un écoulement véritable, car une partie du sang disparaît dans les tissus, s'échappe par les sécrétions, urines, selles, salive, mucus, sueurs ; un nouveau sang s'introduit dans le cœur pour le remplacer. 11 y a donc écoulement en même temps que circulation.
Examinons donc avec Onimus et Fery ' si les lois de la vibration, dans le cas ^écoulement, sont aussi applicables à la circula-' tion. t ■'^•'i'^^i'i'l ''^À — u^ir^i,. l
Dans le cas écoulement, la /êwsîo^ *n*èWt plus uniforme sur toute la longueur du tube comme dans le cas de non écoulement; elle diminue du centre d'ébranlement à lo. périphérie. Mais d'autre part, comme nous l'avons àiiyV élasticité est en raison inverse de la tension. " '
Or la tension est presque nulle à la périphérie; donc l'élasticité du tube va en croissant du centre à la périphérie, et, par conséquent, la pulsation, qui tendait à! s'éteindre par l'épuisement de force dans le milieu ambiant, se ranime par l'augmentation d'élasticité, quand il y a écoulement'du liquide, sans que cette compensation équivale néanmoins à la perte dans tous les cas.
: M en est précisément ainsi dans l'organisme. i^v-^hdi vibration du sang va en décroissant du cœur à la périphérie, et par suite la vitesse de propag^ition de cette vibration va en augmentant .
B. — Quand cette vibration se réfléchit de la périphérie vers le cœur, elle s'éteint rapidement, car au retour lés deux causes : usure de force et diminution d'élasticité de l'artère plus tendue, agissent simultanément pour l'arrêter.
Gela nous explique pourquoi dans le cas de tension extrême
• Onimus et ViRY. /. d'anat. etphysiol. de Robin, t. III, p. 148, 1866.