POULS CUBITAL
Le pouls cnbifal n'a conquis jusqu'à présent, dans notre séméiotique, aucune importance ; il est difficile à trouver, difficile à explorer, et, moins fort que le radial, il ne donne point des caractères aussi nets.
Les Chinois, au contrâire, dans leur science du pouls, recommandent beaucoup d'étudier la cubitale, déclarant que chez la femme elle est plus forte que chez l'homme et prime la radiale; celapeut être vrai en Chine, il peutyavoir des différences de race^ mais en France j'en ai maintes fois constaté l'erreur. Toutefois on peut avoir besoin d'explorer cette artère, dans les cas d'anévrysme ou de blessure de la radiale ou de la cubitale, comme le D"" Bouyer en rapporte un exemple
Nous nous bornerons à mettre sous les yeux du lecteur un tracé de cette artère, pris chez l'homme adulte, en |^le comparant à celui de la radiale du même sujet (fig-. 21 S).
Fig. 216. — Artère Cubitale. Homme 50 aus.
POULS DE l'aKTÈRE HUMORALE.
L'artère Brachiale commence au pli de l'aisselle et finit au pli du coude oii elle se dédouble en radiale et cubitale. Après l'artère radiale, c'est une des plus faciles à explorer ; elle est habituellement employée pour se rendre compte de la circulation, lorsque la pulsation ne se fait plus sentir au poignet, comme on l'observe dans le choléra et dans la gangrène des extrémités.
L'artère brachiale offre sous l'instrument explorateur un beau tracé, que nous reproduisons ici, en choisissant celui de l'homme adulte.
Fjg. 217. — Ariere Biacuiale.
* Bouyer. Blessure de l'art, cubit. par instrumK tranch^. H^morrhag. répétées. Ligat. de L'humérale Guérison. Gaz. des Iiôpit. 1860, p. 434.