‹ Le circulation et le poulsChapitre 472 sur 669 · AUSCULTATION VASCULAIRE · texte numérisé non relu

AUSCULTATION VASCULAIRE

• — UÂorte peut donner des battements doubles perceptibles à l'oreille dans deux circonstances différentes :

Anévrysmes. — 1° Dans les anévrysmes par dilatation circulaire dans ceux dont la poche est volumineuse; en effet le dicrotisme y devient si prononcé qu'il simule un deuxième battement presque aussi fort que le premier; en même temps l'oreille perçoit des bruits, presque entièrement semblables à ceux du cœur. Stockes en 1834, Greene en 1836, Bellingham en 1848, ont cité plusieurs cas.

Insuffisance aortiquc. — 2° Dans le cas àHnsuffisance aortique, quand les valvules ne fonctionnent plus, il arrive, lorsque le malade est couché, que le médecin en auscultant l'aorte perçoit deux battements en sens contraire. L'un diastolique, qui vient du cœur, l'autre systolique qui vient de l'artère. C'est que celle-ci revenant sur elle-même et ne trouvant plus l'obstacle des valvules aortiques, refoule en arrière, par unpouls récurrent, le sang, qui l'avait pénétrée un instant.

Auscultation de l'artère Pulmonaire. — Certains anévrysmes de V artère Pulmonaire transmettent leurs battements, par l'intermédiaire des os, jusqu'à Voreille interne, qui les perçoit nettement, tandis que les parois de la poitrine en font également reconnaître les pulsations. L'étude de ces pulsations endacoustiques peut conduire à des résultats importants pour le diagnostic de ces anévrysmes.

Auscultation des Carotides. — Le bruit de souffle ou de diable que l'on entend aux Carotides caractérise la chlorose, l'awemî'e prof onde ; on le retrouve avec unpouls désordonné dans le goitre exophthalmique, et dans V anévrysme artérioso-veineux, dont il est un des signes pathognomoniques.

Auscultation de l'artère Crurale. — Double souffle intermittent. — C'est au docteur Durozier que l'on doit de connaître ce signe important.

1° Lorsqu'on comprimant l'artère Crurale sur deux points simultanément on détermine un double bruit de souffle intermittent, c'est qu'il existe une insuffisance aortiqucCe signe estpatho- \ gnomonique. Dans l'insuffisance aortique,en effet, le sang chassé au premier temps parle ventricule gauche jusqu'aux extrémités reflue des extrémités vers le cœur, repoussé par les artères de ^ la périphérie. Il en résulte que le doigt, comprimant l'artère à 2 centimètres en amont du stéthoscope, détermine le premier ,

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