PECQUET
Jaires étaient destinés, d'une part à diminuer la vitesse du cours du sang, d'autre part à augmenter par ces frottements la séparation des globules, qui sans cela tendraient à se rejoindre pour se coaguler.
Enfin, étudiant l'alternance de mouvement des cavités veineuses et artérielles du cœur^ il en donnait une raison nouvelle et fort ingénieuse; c'est que le sang, remplissant les cavités artérielles, comprimait les nerfs des cavités veineuses, empêchant l'influence des esprits vitaux, et déterminait ainsi le relâchement de ces cavités.
Bellini soutenait que la saignée accélère le mouvement du sang, surtout dans l'artère qui correspond à la veine ouverte.
Préludant à la découverte des nerfs thermiques, il réglait presque toujours son jugement, son pronostic, sur les divers degrés de chaleur du corps.
Il écrivit un petit traité du pouls, qui parut à Bologne ' en
1649-1707. FLOYEE. — ÉTUDE DETAILLEE DU POULS.
L'Anglais Jemi floyer, fixa par ses travaux l'attention des médecins modernes sur l'importance du nombz^e des pulsations et de leurs variétés dans les maladies. Il étudia le chiffre des pulsations suivant les âges, les tempéraments, les affections morbides^, et publia sur ce sujet un livre intéressant qui parut on 1707.
1650. EUSTACHE ET PECQUET. — DÉCOUVERTE DE l'eMBOUCHURE DU CANAL THORACIQUE DANS LA VEINE SOUS-CLAVIÈRE.
Barthélemi EUSTACHi, né à San Severino {Etats Romains), reproduisit pour la première fois par la gravure les valvules des veines coronaires, du canal veineux, de \n. crosse de V aorte; il démontra, en injectant l'artère rénale, que l'urine est fournie par le sang artériel. Etudiant la veine azygos sur le cheval, il observa dans le thorax un vaisseau plein d'humeur crémeuse; poursuivant alors ce vaisseau jusqu'au bout, il le vit s'ouvrir dans la veine
' Bellini. De urinia, depulsibus, etc. Bologne, 1G83,
^ Floyhk (Jeau). Tlie physicians pulsewatch io expiai a the art of sceling tlie puise and io impose it by pulsewatch. Loudou, nu7, iu-8".
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sous-clavière par un large orifice c'était découvrir le canal thoracique.
Notre savant compatriote pecquet, de Dieppe, partage cette gloire avec lui, car il fit la môme découverte àpeuprès au même temps; mais il alla plus loin et, par une vue philosophique supérieure, il rapprocha cette découverte de celle des vaisseaux chylifères A'Aselli, constituant ainsi dans son ensemble le systême des vaisseaux lymphatiques^ qui forme, à lui seul, toute une circulation blanche. Dès lors les veines mésentériques furent détrônées du rôle nourricier que Galien leur avait attribué, et qu'on leur avait conservé jusque-là.
1657. MUSGRAVE. — 1660. HEIDE. — 1668. BOERHAAVE.
Guillaume m%^^Wi^^ du comté de Sommerset, reconnut qu'on peut lier impunément une des veines jugulaires.
Vers la même époque, heide, donna des observations estimées sur le mouvement du sang dans les vaisseaux capillaires.
Hermann boerhaave, naquit en 1668 à Woorhout, près de Leyde. L'illustre Hollandais, s'occupa bien plus de médecine que de physiologie^ Il regardait le corps humain comme un composé de vaisseaux, dont la cavité s'oblitère avec l'âge, préparant ainsi la cause de la mort. G'étajt prévoir d'avance les découvertes de la sclérose sénile.
Voici le jugement parfaitement sage qu'il portait sur Ilarvey : « Immortalis Harveius demonstrationibus suis omni priorum theoriâ eversâ, novam omnino et certamjecit huic basem scientiœ.
1662. NUCK ETABLIT LA COMMUNICATION DIRECTE DBS ARTERES, VEINES ET LYMPHATIQUES.
Le Hollandais nuck eut l'idée d'insuffler de l'air dans les artères, comme l'avait fait jadis Galien. Cet habile observateur reconnut que l'air passait non seulement dans les veines, mais aussi dans les vaisseaux lymphatiques; les trois ordres de vaisseaux^ tout en constituant trois circulations distinctes, composent donc une canalisation continue"^ qui pénètre l'homme dans
' EusTACiii (Bartlielemi). Tractatus de venu qux azygos Grœcis diciliir. Antigrauima 13, p. 219 et 280. Opuscula auatomic. Edit. de 1101. - HiiCK. Adenographia cui'iosa. 1692, p. 52.
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son intimité, en sorte que, s'il n'est pasjuste de dire, comme les anciens : « Omnis homo sanguis » « L'homme est tout sang » on pourrait presque dire avec plus de vérité : Omnis homo vas, L'homme est tout vaisseau.
On doit encore à Niick une dissertation sur la transfusion du sang, dont il était fort partisan.