‹ Le circulation et le poulsChapitre 61 sur 669 · DE NUTRITION · texte numérisé non relu

DE NUTRITION

Adam- Chrétien THÉBÉSIUS, deHirschberg, en Silésie, décrivit parfaitement les vaisseaux propres du cœur ou vaisseaux nutritifs. C'était vers 1 708 ; il reconnut, à la circonférence de la fosse ovale, les petites ouvertures par lesquelles les vaisseaux cardiaques communiquent avec l'organe central et le repli valvulaire qui garnit l'orifice de la grande veine coronaire gauche.

Les anatomistes ont donné son nom à ces diverses parties, et les désignations de : trous de Thébêsius, de : valvule de Thébésius, sont désormais consacrées dans la science ^

Alors seulement on put comprendre le véritable mode de nutrition du cœur. Jusque-là on avait pensé qu'il se nourrissait du sang même de ses cavités, que l'on supposait absorbé par les parois. Plus tard, la découverte des vasa vasorum démontrera que son mode de nutrition ne diffère en rien de celui des autres organes.

1729. SPALLANZANI. — NOUVELLES PREUVES DE LA CIRCULATION. — PHÉNOMÈNES DE LA CIRCULATION LENTE. CIRCULATION EMBRYON- NAIRE. — LA FORME DES GLOBULES VARIANT SUIVANT LES ESPÈCES.

Né à Scandiano, duché de Modène, en 1729, le célèbre abbé Lazare SPALLANZANI, dont le génie explorateur et inductif fut une des gloires de l'Italie, porta son attention sur les mouvements du cœur, lesphénomènes de la circulation lente,^\x\s sur la formation du cœur et des vaisseaux c\iQ7. \ embryon; sans doute ses expériences physiologiques ne furent accomplies que sur le poulet, la grenouille,la salamandre, mais le résultat n'en est pas moins acquis pour la science, car pour tout l'ordre des vertébrés les origines de l'être se développent d'après un même plan. Il a bien démontré que c'est l'impulsion du cœur qui détermine la circulation

' Thébésius. Dissertât, de sanguin, circula in corde. Leyde, nOS.

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jusqu'aux extrémités capillaires, où le sang circule avec une rapidité presque égale à celle des grosses artères ; que la circulation veineuse était plus lente; que lorsque l'affaiblissement du cœur rendait la circulation languissante dans les artères; elle éprouvait [chez le têtard) à chaque diastole et systole un mouvement derec2«^, de v«-éi-w'e?e^, indiquant que le cœur était son véritable moteur^. 11 reconnut encore ce fait important, que les globules du sang varient de forme suivant les espèces animales^ ronds chez la grenouille, allongés pour salamandre; dans certaines espèces animales amphibies, des bulles d'air circulent en même temps que le sang dans les veines ^.

Il vit les artères toujours pleines, et le sang n'accélérant point sa course dans les poumons comme on le croyait alors. Les courbures, les angles ne diminuent pas sa vitesse; mais le sang lui parut circuler plus vite dans les os.

Il admit l'influence de la pesanteur sur les mouvements du sang ; leur accélération quand le cœur se dilate, leur ralentissement par le rétrécissement des arlères.

Il vit les artères se dilater à chaque pulsation du cœur ; ' le pouls s'arrêter par la ligature, et les artères ultimes se transformer en veines sous l'œil de l'observateur.

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