‹ Le circulation et le poulsChapitre 63 sur 669 · MARQUET. — BUCH'OZ. — LE POULS MIS EN MUSIQUE · texte numérisé non relu

MARQUET. — BUCH'OZ. — LE POULS MIS EN MUSIQUE

Nous avons vu dans l'antiquité Hérophile et Ilufus étudier le pouls avec le rythme, la mesure musicale.

Cette doctrine a quelque chose d'ingénieux qui attache^ et l'on no s'étonne pas qu'aux diverses époques de la médecine Avicenne, Savonarole, Fernel, aient tenté de la rajeunir.

Mais, au siècle dernier, marquet ' lui consacra un opuscule original et instructif, qu'il intitula : « Nouvelle Méthode pour apprendre, par les notes de la musique ^ à connaître le pouls de l'homme et les divers changements qui lui arrivent depuis la naissance jusqu'à la mort ^. ï)

Son gendre buch'oz, de Metz, qui avait soutenu des thèses sur le même sujet, fît plus lard une nouvelle édition de l'œuvre de Marquet.

Yoici le résumé de leurs idées :

« Le cœur occupe le même rang et fait les mêmes fonctions dans l'homme que le balancier dans une horloge; les veines, les artères, tiennent lieu de roues, et. les nerfs sont les cordages qui font agir la machine. »

Et ailleurs : « Le pouls naturel parcourt 3,600 pulsations ou cadences de menuet dans une heure, et le pouls tendu en parcourt 6,000 dans le même espace de temps. »

« Le pouls lent a depuis 6 jusqu'à 12 temps entre chaque pulsation.

Marquet admet encore un pouls double ou récurrent battant deux coups à chaque pulsation et dans le même instant, semblable à deux ondes qui s'entrechoquent dans un étang; il note ce pouls, qu'il a observé, dit-il, sur un vieillard, par deux blanches sur une même ligne, ou sur deux lignes parallèles.

En somme, ces tentatives n'eurent pas de résultat pratique^ et ne firent en rien avancer les sciences séméiotiques.

' Marquet. Naucy, 1147. 34 p. 4, et 12 tableaux.

- Marquet et Buch'oz. Amsterdam, 1760.

' Buch'oz. An à musicdpu/suum diagnosis? Tliesis;

1748. VICQ d'AZYE. LES PLANCHES DE LA CIRCULATION

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