MARQUET. — BUCH'OZ. — LE POULS MIS EN MUSIQUE
Nous avons vu dans l'antiquité Hérophile et Ilufus étudier le pouls avec le rythme, la mesure musicale.
Cette doctrine a quelque chose d'ingénieux qui attache^ et l'on no s'étonne pas qu'aux diverses époques de la médecine Avicenne, Savonarole, Fernel, aient tenté de la rajeunir.
Mais, au siècle dernier, marquet ' lui consacra un opuscule original et instructif, qu'il intitula : « Nouvelle Méthode pour apprendre, par les notes de la musique ^ à connaître le pouls de l'homme et les divers changements qui lui arrivent depuis la naissance jusqu'à la mort ^. ï)
Son gendre buch'oz, de Metz, qui avait soutenu des thèses sur le même sujet, fît plus lard une nouvelle édition de l'œuvre de Marquet.
Yoici le résumé de leurs idées :
« Le cœur occupe le même rang et fait les mêmes fonctions dans l'homme que le balancier dans une horloge; les veines, les artères, tiennent lieu de roues, et. les nerfs sont les cordages qui font agir la machine. »
Et ailleurs : « Le pouls naturel parcourt 3,600 pulsations ou cadences de menuet dans une heure, et le pouls tendu en parcourt 6,000 dans le même espace de temps. »
« Le pouls lent a depuis 6 jusqu'à 12 temps entre chaque pulsation.
Marquet admet encore un pouls double ou récurrent battant deux coups à chaque pulsation et dans le même instant, semblable à deux ondes qui s'entrechoquent dans un étang; il note ce pouls, qu'il a observé, dit-il, sur un vieillard, par deux blanches sur une même ligne, ou sur deux lignes parallèles.
En somme, ces tentatives n'eurent pas de résultat pratique^ et ne firent en rien avancer les sciences séméiotiques.
' Marquet. Naucy, 1147. 34 p. 4, et 12 tableaux.
- Marquet et Buch'oz. Amsterdam, 1760.
' Buch'oz. An à musicdpu/suum diagnosis? Tliesis;
1748. VICQ d'AZYE. LES PLANCHES DE LA CIRCULATION