SCARPA
la base de l'organe, mais plus tard leur existence fut mise en doute par ie célèbre Riolan. Il fallut les travaux nombreux de Lieutaud, Willis, Vieussens, Duverney^ Winslow, et Lancisi pour confirmer cette existence.
Mais, comme aucune de leurs descriptions ne concordaient entre elles, Haller avait fini par émettre l'opinion fort sage que ces nerfs ofFraicnt sans doute des dispositions particulières sur chaque individu. De notre temps encore, le savant professeur Cruveilhier émettait le même avis dans son Anatomie descriptive [t. IV, p. 736]. Il faut arriver jusqu'à Jean SÉNAC % de Lombez, pour avoir une description régulière des nerfs du cœur. Cet anatomiste suivit avec soin les branches principales et leur distribution aux diverses parties'constituantes de l'organe. Son traité sur la. structure du cœur, publié en 1749, est un des meilleurs livres qui aient jamais été faits sur ce sujet.
PORTAI compléta plus tard cette œuvre, en corrigeant plusieurs planches fautives, surtout celles du péricarde, du cœur, et du trou de Botal.
SŒMERRING l'un des plus habiles anatomistes de l'Allemagne, reconnut que les principales branches nerveuses du cœur accompagnent les vaisseaux coronaires ; il en conclut à tort, que leur fonction était d'innerver les vaisseaux et non le muscle du cœur.
BEHRENDS ^ affirma même que la substance charnue du cœur ne recevait aucun nerf, et n'agissait que par sa faculté contractile propre.
mUnnicks* les combattit avec force, et ces discussions importantes déterminèrent le célèbre SCARPA ^ à entreprendre ses beaux travaux, son admirable atlas. Il décrivit avec une fidélité extrême le mode de distribution dos filets nerveux dans les tissus du cœur^ mais l'étude des éléments ganglionnaires fut plus négligée, il était réservé aux anatomistes modernes d'achever ces découvertes plus intimes et plus difficiles.
' Sénac. Traité de la structure du cœur, 1. 1, p. H6. 1749. - SoEMEHRiîNG. Corpol'is humani faltrica, t. V, p. 43.
' Behrends. Dissertât, inaugural, quâ demonstratur cor nervis carere, xa-k".. Moguntiae, 1792.
■* MûNNrcKS. Ohs. prima quâ indigatur niim cordis substantiam muscularem, re verû nervi occupent , Observât, varia', p. 1, 2. Groniogiie 1785.
" Sc.XRPA. TahuI.T nevrologicx, ad illuslrandam historiam anutomicam cardiacorum. nervorum. Pavie, 1794.
WRISBERG.
1784. WRISBERG. — 1844. RBMACK. — 1849. LEE. — BOWMAN. — 1855. HEIDBNHBIM, DECRIVENT LES PLEXUS ET GANGLIONS DU CŒUR.
WRISBERG ' avait distancé la science d'un demi-siècle en découvrant le ganglion cardiaque inférieur, quelquefois unique, souvent multiple, qui siège au centre du plexus cardiaque profond, derrière la crosse aortique.
Aussi les savants lui ont-ils décerné le nom de ganglion de Wrisberg.
Cette découverte fut confirmée et complétée par REMACK ^, LEE^, BOWMANN^ ctHEIDENHEIN^.
1784. WRISBERG. — 1810. LUCA — 1816. RIBES. — 1843. SCHLBMM ET BURGGRAEVE. — VALENTIN. — KÔLLIKER. — HBNLE. — RE- CHERCHE DES NERFS VASCULAIRES.
Les vaisseaux paraissent recevoir leurs nerfs des deux sources habituelles, le système cérébro-spinal et le grand sympathique.
Dès l'année 1784,WRiSBERG^,lc célèbre anatomistc du Harz^avait décrit les nerfs du l'"" ordre qui se rendent aux vaisseaux.
LUCA ' et BURGGRAEVE * ont suivi les cérébro-spinaux jusque dans la tunique moyenne. Luca pensait qu'ils y rayonnaient; SCHLEMM ^ a confirmé la vérité de cette observation.
RIBES * suivit jusque dans l'artère poplitée et dans la brachiale des filets émanés du nerf grand sympathique.
Les travaux de GŒRING arrivèrent au même but, mais toutes les artères ne paraissent pas également innervées, k'olliker " n^a pu retrouver aucun nerf dans les parois des artères cérébrales, spi-
' Wrisberg. Obs. anat. phys. de nervis arterias venasque comitantibus. Commentationes societ. scient, gottengensis, '1784, t. VII. - Remack. Nevrologische erlaûteriingen. Milliers archiv., 1844, p. 463. ' Lee. On tlie ganglia and nerves of the hearth. Philos, transact. 1849, p. 43.
* BowMANN et ToDD. Physiological Anat., t. IL, p. 362. Heidenheim. Disguisitio de nervis cor dis. Berlin, 1843.
° Wrisberg. De nervis vasa adeuntibus, p. 12.
' LucA. Anatomische beobachtungen ilber die nerven, die zu arterien gehen und sie begleiten. Reil's archiv. 1810, t. IX, p. 551.
* Burggraeve. Histologie,-^. 285, 1843.
" ScHLEMM. Gefass nei'ven Encyclopœdische vijrterbuch,
RiBES. Expose' sommaire de quelques recherches anatomiques, Mém. de la Société d'émulation, 1816, t. VIII, p. 607. " KoLLiKER, Éléments d'histologie, p. 612.
140 BRESCHET,
nales, placentaires, tandis que HENLE * en a constaté dans des artères de la pie-mère, n'ayant pas un centième de millimètre de diamètre.
1826. BRESCHET. — 1803. — DUPUYTREN. — CHAUSSIER. — 1836.