‹ Le circulation et le poulsChapitre 83 sur 669 · CUVIER · texte numérisé non relu

CUVIER

la prédominance des fibres musculaires. Elles forment deux couches, l'une où domine le tissu jaune, élastique, cassant, sous forme de segments de cercles à fibres transversales et réunies en mèches ou faisceaux.

L'autre, formée d'un tissu élastique réticulé, à direction également transversale, feutré et entrecroisé.

Des fibres musculaires lisses s'entremêlent à ce tissu jaune; peu abondantes dans les grosses artères, elles diminuent dans la structure des plus petites, qui n'ont qu'un millimètre et demi à 2 millimètres de diamètre; toutes ces découvertes sont dues aux travaux de Valentin et de Kolliker ^ Mais c'est à notre illustre naturaliste^ Georges CUViER ^, que revient le mérite d'avoir reconnu que les grosses artères n'offrent dans leur tunique moyenne que peu d'éléments^musculaires, tandis que ces éléments augmentent à mesure qu'on examine des artères de plus en plus petites et périphériques. Les auteurs allemands n'ont fait en cela que confirmer ses travaux déjà célèbres. Découverte importante, car elle préludait à celle que Claude Bernard devait faire des nerfs vaso-moteurs, en affirmant l'existence, à la périphérie du réseau vasculaire, d'une sorte de sphincter musculeux, dont les contractions et les dilatations devaient régler l'abord du sang et l'effort du cœur. L'on doit également à Cuvier la découverte de deux canaux veineux sur les côtés du rachis de l'embryon ; l'un de ces canaux s'oblitère rapidement, l'autre fait communiquer les veines cardinales et cave inférieure avec les veines omphalo mésentériques, ils ont gardé son nom.

1835. BUBDACH. — KOLLIKER. — LES VASA VASORUM, LEUR INDEPENDANCE.

Burdach ^ Qï Kolliker^ démontrent que les artérioles nourri-^ cières des parois vasculaires ne naissent point de ces vaisseaux mêmes, mais des troncs voisins qui jettent sur la tunique artérielle de petites branches, dont la distribution réticulée s'épuise dans les deux premières tuniques, sans arriver à la troisième. Les vaisseaux nourriciers des veines s'aperçoivent encore dans les branches de un millimètre de diamètre.

' Kolliker. Op. cit., p. 620.

- Cuvier. Leçons d'analomie comparée, t. VI, p. 102.

' Burdach. Bericht der anatomischen anstalt in Kœnigsbery, 1833. MûUer's archiv. 1836, XXVII.

* Kolliker. Éléments d'histologie, p. 610.

144 CLAUDE BEKNARD.

Les vasa-vasorum des veines, contrairement à celles des artères, vont ordinairement s'ouvrir dans l'intérieur du vaisseau veineux collatéral auquel elles appartiennent.

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