‹ Le clef des grands mystèresChapitre 12 sur 123 · LE SEPTÉNAIRE · texte numérisé non relu

LE SEPTÉNAIRE

Le septénaire est le grand nombre biblique. Il est la Jcf de la création de Moïse et le syml)ole de toute la religion. Moïse a laissé cinq livres et la loi se résume en leux testaments.

La Bible n'est pas une histoire, c'est un recueil de [)oëmes, c'est un livre d'allégories et d images.

Adam et Eve ne sont que les types primitifs de Thufnanité ; le serpent qui lente, c'est le temps qui éprouve ; l'arbre de la science, c'est le droit; l'expiation par le travail, c'est le devoir.

Caïn et Abel représentent la chair et Tesprit, la force et rintelligence, la violence et l'harmonie.

Les géants sont les anciens usurpateurs de la terre ; le déluge a été une immense révolution.

L'arche c'est la tradition conservée dans une famille : la religion, à cette époque, devient un mystère et la propriété d'une race. Cham est maudit pour s'en être fait le révélateur.

Nemrod et Babel sont les deux allégories primitives du despote unique et de Tempire universel toujours rêvé dqiuis; entrepris successivement par les Assyriens, les Mèdes, les Perses, Alexandre, Rome, Napoléon, les successeurs de Pierre le Grand, et toujours inachevé à cause de la dispersion des intérêts, figurée par la confusion des langues.

A6 MYSTÈRKS ftELIGlEti*

un iMHiplo atïraïK^hi s'avance majestueusement dans k*

lA^orl.

Le Christ, (*'ost le prêtre et le roi par rintelligence et imr rmiiour.

Il a rt\ni ronotion s;ùnlc, ronolkm du génie, ronetio0 de la foi, loneliou de la vertu, qui est la force.

Il vient Ini^cjue le saeenlooe est ëpuîsé, lorsque fcs vieux syndmles n\>nt plus de vertu, lorsMiue b patrie àt rinlellipenee es! éleinte.

Il vient poiu^ rap|H^er Israël u la ne, et s'il ne pert g;dvanisiM* Israël, tue pr les pharisiens, il ressiiscitm le nuMule ahandonnë au eulle mort des idoles !

I,e t^.hrist^ r*est le drtMt du devoir

l/honuue u le dnnt de taire son ilevoîr el il n'eni pas d*autn\

Uomnu\ tu as le tlwit de n^i^er jusqu'à H mort i quiivn(|ue temjvehe de foin^ tint ilevoir!

Mèivl ton entant st^ noie: un lioninie t'eiupèelie de If sevSMirir; tu trapjH^s ivt homme el tu eonrs siifver ton tîls\w O^ii done ostTa le tvndamuer?-„

l M hrist i^ venu |H>ur ojj^^t W dnnl du devoir M dovtMr du droit.

1.0 dnMt olu^r K\i juitV oi^il b di*iirine des Kt t^i «^tVeî. ils s<Mn!»laieuî axoir *i>piis le pnxilq di^îTîur^^r: n\^aien!-ils |^a> It^s lii^îiiTS \rpi\

wur savais ,jih" s VI «ii^i^r «^iaùt Le i^msi « (^ U (c.^tesiaii

Mais la protestalion de quoi ? de la chair contre Tintelligence? Non!

Du droit contre le devoir? — Non!

De Tattrait physique conire Tattrait moral? — Non! non !

De rimagîiiation contre la raison universelle? De la folie contre la sagesse? — Non, et mille fois non, enrore une fois!

Le Christ c'est le devoir réel qui proteste éternellement contre le droit imaginaire.

C'est l'émancipation de l'esprit qui brise la servitude de la chair.

Osl le dévouement révolté contre l'égoïsme.

C'csl la modestie sublime (jui répond à Torgneil : Je ne t obéirai pas !

Le Christ est veuf, le ChrisI • est seul, le Christ est triste : pourquoi?

C'est que la fenune s'est prostituée.

C'est que la société est accusée de vol.

C'est que la joie égoïste est impie!

Le Christ est jugé, il est condamné, il est exécuté et on l'adore!

Cela s'est juissé dans un monde aussi sérieux peutquc le nolJ't\

lijge^ du ini^iuli* où ikhjs vivniis, soyez uHculirs H Vigez à celtn quijngeni \m jugnneiUs.

.Mdis avant de miturir, le Sauveur a lé^^ui^ A ses i>iifhntsM signe iinniortrl iU\ ; lut : la coinniiinioiu

imr* dcriiirr niol ilii Sun-

38 MTSTÈRKS RELIGIEUX.

1^ pain et le vin partagés entre tous, â*Uil dit, c'^ ma chair et mon sang!

Il a donné sa chair aux bourreaux, son sang à la terre qui a voulu le boire : et pourquoi ?

Pour que tous partagent le pain de rintelligenee et le vin de Tamour.

Oh ! signe de Tunion des hommes! oh ! table coinmune, oh! banquet de la fraternité et derégalité, quand donc seras-tu mieux compris?

Martyrs de Thumanité, vous tous qui ave^ donné votre vie afin que tous aient le pain qui nourrit et le vin qui fortifie, ne dites-vous pas aussi en imposimt leB maîni sur œs signes de la communion universelle ; Ceci est notre chair et notre sang ! •

Et vous, hommes du monde entier, vousquele Miitre appelle ses frères; oh! ne sentez-A/ouspasquelepain universel, le pain fraternel, le pain de la communion, c*est Dieu!

Débiteurs du crucifié.

Vous tous qui n'êtes pas prêts à donner à rhumanitê votre sang , votre chair et votre vie ♦ vous n'êtes pas dignes de la communion du Fils de Dieu! Ne faites |uiîï couler son sang sur vous, car il vous ferait des tacbe^ sur le front!

N'approchez pas vos lèvres du cœur de Dieo^ il senli' rait votre morsure. lk

Ne buvez pas le sang du Christ, il vous brfilelÉl entrailles; c'est bien assez qu'il ait coulé inutilement pour vous !

SOLUTION DU PRKMIER PEOBLÈME.

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