L'ORAISON DES VIERGES
C'est madame sainte Appoline Qui vient s'assoir sur la colline.
Notre Seigneur passant par la :
— Ma fille que faites-vous là?
— Je viens écouter la prière
De ceux qui souflVent sur la terre.
Car au ciel ne saurais durer, Tant qu'ici-bas j'entends pleurer.
Madame sainte Marguerite Dit au dragon qui se dépite
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— Pourquoi donc grinces-tu des dents?
— C'est que tes deux pieds sont anients, Et que je ne saurais les mordre.
— 0 méchant esprit de désordre, Tu voudrais bien me dévorer, Mais il ne faut pas te leurrer D'une es|»cnmce mensongère; Tu me tixHiverais trop anière,
Kt Tamour que j'ai pour mon Uieu Te percerait connue du feu.
Vers toi je ne saurais descendn^ Non plus que le feu vers la cendre.
Déchire-moi, dévore- moi, Mon pi(Mi sera loujoui's sur toi !