‹ Le clef des grands mystèresChapitre 80 sur 123 · L'ORAISON DES VIERGES · texte numérisé non relu

L'ORAISON DES VIERGES

C'est madame sainte Appoline Qui vient s'assoir sur la colline.

Notre Seigneur passant par la :

— Ma fille que faites-vous là?

— Je viens écouter la prière

De ceux qui souflVent sur la terre.

Car au ciel ne saurais durer, Tant qu'ici-bas j'entends pleurer.

Madame sainte Marguerite Dit au dragon qui se dépite

ûRitioitiE p^s ^E^pEns. 599

— Pourquoi donc grinces-tu des dents?

— C'est que tes deux pieds sont anients, Et que je ne saurais les mordre.

— 0 méchant esprit de désordre, Tu voudrais bien me dévorer, Mais il ne faut pas te leurrer D'une es|»cnmce mensongère; Tu me tixHiverais trop anière,

Kt Tamour que j'ai pour mon Uieu Te percerait connue du feu.

Vers toi je ne saurais descendn^ Non plus que le feu vers la cendre.

Déchire-moi, dévore- moi, Mon pi(Mi sera loujoui's sur toi !

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